Rottenweiss de David Rolandi

Rottenweiss, de David Rolandi (one-shot, éditions Aparis)

Rottenweiss, c’est le nom de famille de Marie-Hélène, une ado née dans l’univers post-apocalyptique de Gaïa.
Violée par un ange, elle met au monde un petit garçon qu’elle espère très vite mettre un jour sur le trône du monde.
Marie-Hélène erre longtemps dans la solitude avant de faire des rencontres, et de créer petit à petit une équipe, une véritable armée.
Rottenweiss, c’est ainsi que s’appelle le château dans lequel la jeune fille va mettre au point ses terribles desseins.

L’ouvrage de David Rolandi est, à la lecture du résumé, très prometteur. On nous parle d’un autre monde, post-apocalyptique, et de personnages que l’on suppose principaux.
Pourtant, au fil des pages, il n’en est rien.
Si l’histoire rappelle celle de Sarah Connor, on est loin de s’attacher autant au personnage.
En effet, David Rolandi semble survoler son univers à la manière de son robot destructeur, le mecha Nautilus.
Le tout donne un livre très superficiel.
Ce qu’on peut reprocher à l’auteur, c’est certainement que pendant l’écriture, tout était très clair dans son esprit, mais ça ne l’est pas vraiment pour le lecteur.
En effet, beaucoup de choses ne sont pas (ou peu) expliquées. Là où on aurait voulu s’immerger totalement dans un univers qui promet de grandes aventures, on reste en surface. Tout comme la succession de personnages que l’on n’apprend pas à aimer tant ils vont et viennent sous nos yeux, avec une personnalité peu profonde et des actes que l’on ne parvient pas à comprendre.
Soyons clair, Rottenweiss n’est pas un mauvais livre, loin de là. Cependant, on ne comprend pas pourquoi l’auteur n’est pas allé encore plus loin dans la rédaction, allant jusqu’à établir un monde entier. L’ouvrage est très court avec ses 176 pages. Avec un scénario comme le sien, Rottenweiss a de quoi nous tenir en haleine au moins pendant 500 pages.
Si bien que, finalement, on a l’impression que cet ouvrage n’est qu’une ébauche d’un roman qui viendra après.
Sachant qu’il est le résultat d’une nouvelle, pourquoi ne pas parier que l’auteur ira encore plus loin en creusant encore plus profondément son univers et ses personnages?
L’histoire des anges est un vrai plus, on a envie d’en savoir plus, malheureusement presque aucune question ne trouve réponse.
Le petit Abel, qui est dans le résumé un des personnages les plus prometteur, n’est que l’ombre de lui-même dans toutes les pages. Petit, il est toujours remisé dans un coin. Grand, il part sans cesse et quitte les pages.
En conclusion, David Rolandi a du potentiel avec cette histoire, mais il ne l’a pas assez exploité.
Pour qui : Les fans de terminator, ceux qui aiment l’ambiance post-apocalyptique, les personnages psychologiquement instables.

Les + : Le scénario reste original. Une lecture qui sort des sentiers battus.

Les – : Pas sûr que faire parler les personnages de façon trop triviale soit le meilleur moyen de les rendre attachants. L’histoire n’est pas assez développée et manque par conséquent de profondeur.

Découvrez notre interview de David Rolandi

Infos Pratiques :

Broché: 176 pages
Editeur : APARIS;
Édition :
Edilivre édition Classique (2 mars 2009)
Langue : Français
ISBN-10: 2812104597
ISBN-13: 978-2812104596

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