Hervé Attab

 

Suite logique de la chronique de son roman Métabolisme, nous avons posé à Hervé Attab quelques questions sur son parcours, ses inspirations, et son avis sur l’écologie dans la littérature actuelle.
Cette interview a été réalisée en Octobre 2010 pour Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Hervé. Commençons par une question traditionnelle : Pouvez vous vous présenter ?
Hervé Attab : Bonjour Élodie ! Je me présente Hervé Attab, je vis dans la ville d’Aix en Provence mais je suis originaire de Montpellier. Très tôt fasciné par ce qui attrait aux histoires fantastiques et ce dès l’âge de 12 ans, je n’ai publié que bien plus tard, mes récits quelque peu avortés. Après avoir effectué de la figuration sur des films à longs et moyens métrages, la mise en place des acteurs sur les différents plateaux de tournage me donne des idées sur la disposition et la réalisation de mes personnages sur un plan neutre.

F : Nous avons été frappé dès le début du roman par le choix narratif qui est au présent. Ceci n’est pas habituel dans les récits de fiction. Pouvez-vous nous expliquer ce choix, et ce qu’il apporte de plus selon vous par rapport au procédé plus courant d’imparfait/passé simple ?
HA : Par ce procédé, j’ai tenu à me démarquer des romans actuels.
De plus, c’est grâce au présent que je parviens à mieux me projeter dans l’action de mes personnages.

F : Votre roman Métabolisme a également pour but d’attirer l’attention sur la fonte des glaciers. Que pensez-vous aujourd’hui du mouvement « vert » que l’on retrouve régulièrement dans les publicités, pensez-vous que l’on s’intéresse suffisamment à notre planète aujourd’hui ou que ce n’est qu’un argument commercial ?
HA : Il faut continuer à éduquer les gens dans le sens où la vie vaut la peine d’être sauvée. Ne soyons pas les victimes de nos rejets, pensons à nos enfants, à leur avenir, à leur descendance. Certes, il est évident qu’un business s’étend autour du mouvement écologique, il ne faut pas se voiler la face, mais apprenons à mieux vivre, c’est le message que je tiens à offrir aux générations à venir.

F : Et que pensez-vous du traitement de l’écologie en général dans la littérature actuelle ?
HA : Selon moi, l’écologie n’est pas suffisamment mise en avant dans la littérature, c’est regrettable, d’autant plus que c’est à travers des textes à fort impact, que l’on peut facilement attirer le lectorat.

F : Tout au long du roman, votre passion pour les chiens et plus particulièrement les chiens de traîneaux transparaît. Parlez nous de cette passion pour ces compagnons à quatre pattes ? En quoi cela a-t-il été une source d’inspiration pour votre roman ?
HA : Dans mes récits, les lecteurs m’ont souvent demandé pourquoi l’espèce canine y était souvent représentée et j’ai répondu tout simplement que par ma profession de Maître-chien, il était évident que je me lie d’affection avec ces animaux qui, de premier abord, sont les meilleurs amis de l’homme.

F : Quelles ont été vos autres sources d’inspiration pour ce roman ?
HA : L’univers hostile du sol Arctique et ses habitants les Inuits, dont on ne fait pas assez l’éloge. Construire une histoire autour de ce peuple me permet de bouleverser leur quotidien, en rendant ces personnes hors normes.

F : Parlons à présent de votre éditeur. Vous êtes publié aux Editions Dédicaces. Comment avez-vous découvert cet éditeur ?
HA : J’ai découvert cet éditeur, notamment grâce à mes relations professionnelles.

F : Votre collaboration s’est-elle faite rapidement ou le délais d’attente entre l’envoi du manuscrit et sa parution a été longue ?
HA : Il faut savoir être patient si l’on veut être publié. Comme chaque éditeur, il existe ce long délais d’attente qui chemine entre l’envoi et l’acceptation du manuscrit ce qui, pour ma part, rend le suspense encore plus attractif !

F : La Photographie choisie pour couvrir le roman est très jolie et symbolique. Est-ce vous qui l’avez choisie ou l’éditeur ? Comment s’est fait ce choix ?
HA : Tout d’abord merci pour le compliment, quant au choix judicieux de la couverture, c’est l’idée de mon éditeur qui à tenu à représenter du mieux possible l’histoire se déroulant sur le sol Arctique.

F : Nous pouvons lire au début du roman qu’un exemplaire en a été déposé à la monumentale bibliothèque d’Alexandrie en Égypte. Comment se sent-on quand on apprend que l’un de nos ouvrages figure sur les rayonnages de la plus grande bibliothèque du monde ?
HA : Comment ne pas feindre l’indifférence devant une telle opportunité ? Je suis honoré qu’un de mes livres rejoigne les étagères d’une bibliothèque aussi prestigieuse ! Toutefois, je reste humble en sachant que rien n’est acquis, et que le parcours entre l’écriture et la publication reste un travail de longue haleine.

F : Pour conclure, quels sont vos prochains projets littéraires ? Vos pistes de travail ? Et que peut-on vous souhaiter pour le futur ?
HA : J’ai terminé un second manuscrit, publié chez le même éditeur, qui s’intitule : Les oubliés de la gare 117. L’histoire, bien que différente de Métabolisme, reste un bon livre du genre fantastique. L’histoire traite des aventures rocambolesques de deux jeunes orphelins, prêts à tout pour combattre les forces obscures qui les entourent…
Actuellement, je me force à trouver des idées pour mes prochaines écritures d’histoires sombres et maléfiques mais bon, ce n’est pas du tout cuit ! Ce que vous pouvez me souhaiter pour le futur c’est qu’un jour, un producteur s’intéresse à l’un de mes romans, et pourquoi pas, l’adapte au cinéma !

Retrouvez Hervé Attab sur son blog : http://herve0411.over-blog.com/#
Et sur son Facebook : http://www.facebook.com/hervea1

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