La Vampire de Paul Féval

La vampire, de Paul Féval (éditions des Mille Saisons).

Paris, 1804. Dans les rues sombres et glacées, il semble qu’un complot se prépare contre le général Bonaparte alors premier consul. La police peine à retrouver les supposés rebelles.
Pendant ce temps, des faits étranges sont constatés. On parle d’une troublante jeune femme aux méfaits encore plus mystérieux. Certains la voient blonde, d’autre brune… a-t-elle une sœur ? Et cette phrase qui revient souvent en parlant d’un retour en Allemagne est-elle annonciatrice d’un terrible présage ?
Cette femme à la beauté extraordinaire finit par éveiller les soupçons, d’autant plus qu’on raconte une drôle d’histoire à propos d’une vampire qui vit avec la chevelure de ses victimes… et si c’était elle ?

Avec ce roman écrit par Paul Féval au 19ème siècle et servit par une magnifique couverture signée Bruno Wagner, les éditions Mille saisons font le choix d’une littérature différente : celle d’un auteur qui a déjà vécu en son temps et n’est pas un jeune français contemporain. On ne compte d’ailleurs plus le nombre de rééditions de l’ouvrage.
Ce roman de littérature classique est assez difficile à aborder lorsqu’on sort de plusieurs mois d’intensives lectures modernes. Toutefois, on finit par se laisser prendre dans le style développé et riche, propre à l’époque auquel il appartient.
Nous sommes rapidement plongés dans le vieux Paris, celui des années 1800 et de sa vie trépidante mêlée de complots et d’histoires d’amants passionnés. Le style de l’auteur est intéressant car il propose une mise en abyme du récit. Cela signifie que nous avons à de multiples endroits des récits dans le récits. Un effort de concentration est donc à fournir mais cela ne fait que rendre plus « vivant » cette histoire de vampire.
D’ailleurs, nous pouvons noter le charme romantique qui se dégage de cette dernière. Jusqu’aux dernières pages, le lecteur se demande s’il s’agit bien d’une créature du diable et non du fruit d’une simple rumeur. Une pauvre femme dont le seul crime serait d’être belle. A vous de lire pour avoir le dernier mot. Toujours est-il que Paul Féval nous offre une interprétation toute personnelle de cette créature mystique et semble apporter un souffle moderne à un personnage qui s’enfonce dans les clichés et les reprises au fil des publications.
Malgré la difficulté apparente du texte, nul doute que les éditions des Mille Saisons ont eu raison de faire ce choix. Le Paris du 19ème siècle a beaucoup trop de charme pour que l’on se prive d’un petit voyage dans le temps.

Pour qui : Les lecteurs lassés de la littérature vampirique actuelle. Ceux qui aiment les histoires d’amour gothiques et romantiques.

Les + : Le paris du 19ème siècle fidèlement décrit nous plonge aussitôt dans l’ambiance romanesque. Une importante galerie de personnages hauts en couleurs. Le rythme soutenu ne donne pas l’occasion de s’ennuyer, et le style de « mise en abyme » du récit le rend particulièrement vivant.

Les – : Le fait d’être un texte classique peut le rendre difficile d’accès à ceux qui n’ont pas l’habitude de lire ce genre d’ouvrage où le style est moins léger que celui des romans modernes.

Infos pratiques :

Editeur : Editions des Mille Saisons (11 septembre 2009)
Collection : FANTASTIQUE
Langue : Français
ISBN-10 : 2918287032
ISBN-13 : 978-2918287032

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