Gauthier Hiernaux

Nous avons découvert Gauthier Hiernaux lors de notre lecture du Triangle sous le sable. Pourtant cet auteur belge n’est plus un débutant et il nous le prouve à travers cette interview. Découvrez vite cet auteur enthousiaste et plein de projets.

Cette interview a été réalisée en Juillet 2011 pour Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Gauthier, pour commencer, pouvez-vous vous présenterà nos lecteurs ?
Gauthier Hiernaux :
 Je suis né à Mons (Belgique) il y a un peu plus de trente-six années.

J’ai toujours été attiré par la littérature et c’est la raison qui m’a tout naturellement conduit à entreprendre des études de Lettres. Je suis donc parti à Bruxelles et j’ai fini par y rester. J’habite Ixelles depuis 18 ans.
Je suis responsable de la communication et de la documentation d’un produit nommé « SAP », un truc pas franchement digeste mais intéressant. Aucun lien avec ma littérature chérie, comme vous pouvez le constater. C’est certainement pour cela que j’écris.

F : Nous avons appris que Le triangle sous le sable est le troisième tome d’une série dont il raconte en fait le départ. Est-ce lecas ? Si oui pourquoi ce choix ? Pourquoi ne pas avoir raconté le début enpremier et choisi de le sortir en troisième position ?
GH :
Tout simplement parce que le « Triangle » n’a pas été écrit en premier lieu. J’ai commencé la rédaction du tout premier volume pendant mes études universitaires. Celui-ci s’intitulait « Les terres de Domme » et racontait la déchéance du système. Ce tome a connu de nombreux remaniements pendant 10 ans (arrêts, reprises, relectures, transformation en synopsis BD,…) avant d’être finalement coupé en deux parties (il fait tout de même 724 pages !!).

En mettant un point final à cette longue histoire, je me suis dit que c’était dommage d’avoir développé un univers si dense pour un seul bouquin. De plus, j’étais enthousiaste à l’idée de raconter comment l’Empire en était arrivé là.
J’ai donc entamé « Le Rêve de Maximilien » (également scindé en deux car trop long) que j’ai envoyé à l’éditeur.
Pour quelle raison  n’ai-je pas envoyé mon premier écrit ? Tout simplement parce que mon monde s’était considérablement étoffé et que je souhaitais relire ce projet à la lumière de ces modifications.
Je ne l’ai toujours pas fait à l’heure actuelle, mais ce travail est planifié pour… 2014 !!!
F : Lors de la lecture du triangle sous le sable, nous avons
senti votre univers maîtrisé est loin d’avoir livré tous ses secrets.Pouvez-vous nous en dire plus sur cet univers et ce qu’il réserve encore ?
GH :
Beaucoup de surprises, je peux vous le jurer.

Le contenu du coffre exhumé par Von Espen dans le « Triangle sous le sable » sera dévoilé au lecteur par petites touches.
Dans les volumes à venir, on en saura davantage mais, pour moi, ce n’est pas ce qui est important.
Mon but n’est pas de maintenir un suspense factice, mais de raconter comment une utopie est devenue un véritable système totalitaire où la liberté des peuples n’est que feinte.
A travers chaque histoire, je dépeins la chute lente mais inexorable de ce géant aux pieds d’argile.
F : Avez-vous déjà une idée globale de la série « Grandeur etdécadence », c’est-à-dire notamment un nombre de tomes précis en tête ou non ?
GH :
Bien entendu vu qu’ils sont déjà tous écrits.

J’ai prévu le cycle de Séliandre en 5 tomes. Le second tome intitulé « La Novolitza », sortira au cours du dernier trimestre de cette année.
Le tome suivant (Nouvelles de l’Est) a été envoyé à l’éditeur Chloé des Lys en octobre 2010. J’attends donc leur réponse après les vacances.
Sinon, les deux tomes du cycle des Imperators sont sortis en 2007 et 2008 et j’ai encore trois volumes d’un autre cycle qui attendent d’être relus.
Au total, dix bouquins.
Un onzième en projet.
F : Comment abordez-vous l’écriture d’un roman ? Avez-vous une méthode particulière ou laissez-vous simplement votre esprit vous guider ?
GH :
Je commence toujours par élaborer un plan, mais je ne le suis que de loin. J’aime être surpris par mes propres personnages.

Mais lorsque l’on écrit une saga, quel que soit le genre, on est tenu de tenir en compte plusieurs paramètres au risque de se contredire.
La boîte de Séliandre, par exemple, va passer entre plusieurs mains au cours des siècles. Il s’agit de ne pas se tromper quand on raconte une histoire. Il faut donc tenir un plan rigoureux.
F : Avez-vous envoyé votre manuscrit à plusieurs éditeurs avantChloé des Lys ? Comment s’est passé votre période de recherche d’un éditeur ?
GH :
Non, pas vraiment.

Chloé des Lys est le premier éditeur à qui j’ai envoyé le manuscrit.
Les autres, je n’ai même pas essayé.
Je suis convaincu que cela n’aurait servi à rien et mes amis auteurs ne m’ont pas détrompé.
Auprès des éditeurs plus « importants », il est nécessaire (voire obligatoire) de participer très régulièrement à des foires et séances de signature. Cela nécessite d’avoir du temps devant soi, denrée dont je ne dispose guère à l’heure actuelle.
F : Qu’est-ce qui vous a séduit aux éditions Chloé des Lys ? Et à contrario, qu’est-ce qui les a séduit dans votre texte ?
GH :
Quand j’ai connu Chloé des Lys, la maison d’édition n’avait ni la taille ni le catalogue qu’on lui connaît aujourd’hui.

Ils ont lu mon livre (je pense que c’est l’éditeur même qui l’a lu) et ont pris la peine de le commenter soigneusement. J’ai beaucoup apprécié et, depuis, je leur suis fidèle.
F : Comment s’est déroulé votre collaboration avec votre éditeur? Y a-t-il eu beaucoup d’exigences ou au contraire une grande liberté ? Cela a-t-il prit du temps ?
GH :
Le maître-mot chez Chloé des Lys, c’est la liberté.

Bien entendu, il y a des contraintes mais je pense qu’elles sont nécessaires.
Cette maison d’édition tournaisienne n’est pas du genre à pinailler pour revoir le texte. Ce n’est pas trop sa philosophie.
Lorsqu’un manuscrit est accepté, il l’est entièrement, sans restrictions.
Bon, je m’avance sans doute un peu… en tous cas, les miens n’ont pas été sujets à discussion.
F : Quels sont vos projets pour la fin de l’année en cours, et un futur plus lointain ?
GH :
j’ai le projet de continuer à publier ma saga, naturellement, mais, à côté de cela, j’ai écrit plusieurs autres livres.

Sur mon disque dur, on retrouve deux recueils de nouvelles, un thriller fantastique, quatre mini-récits (dont un, TRIBU SILENCIEUSE, est sorti en juillet) et j’ai encore des projets plein la tête.
Il manque juste… un peu de temps.
Retrouvez l’univers de Gauthier Hiernaux sur son blog :Grandeur et Décadence

Ainsi que les autres auteurs de Chloé des Lys sur leur blog d’auteurs : Les auteurs de Chloé

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