Jean Vigne

Le lecture du roman de Jean Vigne Révélation nous a donné envie d’en savoir plus sur cet auteur très prolifique. Interview :
Cette interview a été réalisée en Avril 2011 pour le site Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Jean, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Jean Vigne : Bonjour Felixita. D’un côté, je suis informaticien dans une grande entreprise du côté de Grenoble (nourriture terrestre oblige), de l’autre, écrivain (nourriture de l’esprit). Pour mon âge… allez, je vous laisse deviner avec cet indice des plus simple… je suis né la même année que Sophie Marceau… J’ai commencé mon périple d’écriture voilà 10 ans, maintenant.

F : On peut lire au début de votre roman Révélation que vous n’en êtes pas à votre coup d’essai avec ce titre. Vous avez semble-t-il déjà publié 4 autres ouvrages. De quoi traitent les autres livres ? Est-ce que vous restez dans le domaine du fantastique ou vous arrive-t-il d’écrire d’autres genres ? 
JV : En fait, j’ai déjà publié six romans (Révélation étant le 4eme). Quatre chez Chloé des Lys, petite maison d’édition à compte d’éditeur, et deux chez Liv’éditions, maison d’édition Bretonne, toujours à compte d’éditeur.
Mes romans publiés chez Chloé sont un mélange de suspense, d’enquête et bien entendu, d’anticipation, voire même de fantastique pour ce qui concerneRévélation. L’ombre du secret, mon précédant roman chez Chloé était plus intimiste. Côté Liv’éditions, mes romans sont à connotations Fantastique, mais avec une bonne dose d’humour et plus centrés sur les personnages (féminins dans les deux romans). L’écriture est d’ailleurs, en termes de style, radicalement différente. Aujourd’hui, j’entame l’écriture de mon… 32eme romans. Tous mes romans ne sont pas suffisamment aboutis pour être publié, certains resteront à jamais dans les placards, mais j’ai quelques manuscrits qui, selon mon humble avis, méritent une place parmi les rayons des libraires. Pour les styles abordés, j’ai fait dans la Fantasy, dans le thriller classique, dans l’anticipation, le fantastique, mais aussi, un vrai roman de SF (avec une réflexion sur la relativité et ses conséquences). Bref, j’essaye de me diversifier…

F : Révélation est un roman résolument fantastique. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez abordé son écriture ? Avez-vous une méthode de travail particulière en tant qu’auteur ou vous laissez-vous porter par l’inspiration ? 
JV : Autant d’écrivains, autant de façon d’écrire. Pour ma part, c’est simple. Une idée me vient en tête, je démarre, sans forcement connaître la fin, ni même (parfois) le déroulement. Prenons un exemple, Opération Menhirs (mon cinquième roman). Tout est parti de cette confrontation entre deux femmes radicalement opposées dans un bureau notarial. Une situation burlesque qui ensuite, m’a conduit à les pousser dans cette cohabitation forcée… La partie fantastique n’est venue que sur le tard. Au départ, je pensais faire une simple histoire sur les relations complexes entre les héroïnes de mon roman et puis… une idée a germé dans mon esprit au fil de l’écriture. Une phase qui, au final, donne du corps et de l’âme à ce livre.
J’aime découvrir l’histoire tout en la construisant, une méthode singulière, je l’admets, mais passionnante car vous êtes à la fois écrivain, mais aussi lecteur. Je connais personnellement, pour exemple, un écrivain édité chez Belfond (Jérôme Bussy, pour ne pas le citer). Lui doit établir un plan précis, une description millimétrée des personnages, une construction sans failles avant d’entamer la démarche de l’écriture. Autant d’écrivains, autant de façon d’écrire…
Longtemps, je me suis posé la question de savoir si ma méthode n’était pas vouée à l’échec. Je suis aujourd’hui doublement rassuré, tout d’abord par le retour de mes lecteurs, ensuite, par la confidence de Stephen King lui-même, dans son livre Écriture, où il avoue n’avoir finalement aucun plan précis et bien souvent, même pas la moindre idée de la fin à venir de son roman. Comme quoi…

Question 4 : Révélation nous fait traverser les époques, mais aussi les pays. On sent qu’un lien fort vous unit aux lieux dont parle le livre. Avez-vous visité chacun de ces lieux ou les avez-vous simplement Imaginés ? Comment s’est opéré le choix de ces lieux pour le livre ? 
JV : Ai-je visité les lieux dont parle mon livre… Pour une partie, oui (Ordre des Chartreux, l’Île de Ré, Bruges, une partie du Pays de Galles, mais pas celle décrite dans mon roman). Pour une autre partie, non. C’est l’avantage indéniable de l’écriture. Le voyage à moindres frais. Cela demande de plonger dans le pays via les photos, reportages et récits, par exemple. Ensuite vient la part du rêve…

F : On trouve beaucoup d’illustrations dans votre livre. Est-ce vous qui les avez faites ? Si oui comment, et selon quel angle de création ? 
JV : Très simple… Photographies plus transformations par filtrage, selon inspiration. J’aime guider le lecteur, sans pour autant lui donner trop d’indice.

F : L’héroïne de Révélation est une française et une grande partie de l’action se déroule dans l’hexagone. Pourquoi ce choix ? A l’heure où les plus grands auteurs francophones choisissent de faire se dérouler leurs histoires aux États-Unis, on aurait pu penser que le destin du monde se serait également joué là-bas ? 
JV : Je pense que les fameux auteurs en question en sont à des choix tratégiques (comment attaquer le marché Anglo-saxon, comment dépasser le million de livres vendu, comment percer au cinéma), alors que moi, j’en suis encore à des choix de cœur. Il y a tant à dire sur notre pays, avant d’investir les autres (ce qui n’empêche nullement quelques excursions, petit dépaysement garanti). Beaucoup de lecteurs en Isère et en Bretagne apprécient de reconnaître dans les lignes de mes livres tel ou tel lieu…

F : Révélation est déjà votre 4ème livre édité aux éditions Chloé des Lys. Comment En êtes-vous venu à être édité chez eux ? Comment se passe votre collaboration ? Êtes-vous à chaque fois certain que vos textes seront édités chez Chloé des Lys ou devez vous refaire vos preuves à chaque nouvel écrit ? 
JV : Vous devez le savoir (et je connais pas trop mal le domaine depuis toutes ces années), le fantastique et pire, l’anticipation et la SF n’ont que peu la cote auprès des éditeurs. Cette année, sur le salon du livre de Paris 2011, sur près de 360 éditeurs, seules une quinzaine publient ces genres, et encore, certains comme Fleuve Noir ne publie aucun nouvel auteur… Les membres de Chloé des Lys ne se donnent aucune limite. Le roman plaît, ils publient, voilà pourquoi mon choix s’est porté sur eux.
Pour Chloé des Lys, nous devons faire nos preuves à chaque livre. Maintenant, soyons francs, une fois le premier manuscrit publié, ils sont moins difficiles, offrant une relative confiance à leurs « anciens » auteurs (ce qui n’exclu pas une lecture approfondie). Pour Liv’éditions, c’est une tout autre histoire. Mon premier était en concurrence avec plus de 600 autres textes. Seuls cinq ont été édités en 2010. Pour le deuxième, seuls quatre romans ont été publiés en 2011. Quand à mon troisième manuscrit envoyé chez eux, il vient d’être refusé, preuve du sérieux de cette maison d’édition ou jamais rien n’est gagné d’avance…

F : Enfin, quels sont vos projets en littérature ? Avez-vous d’autres parutions prévues pour cette année ? 
JV : Eh oui. Mi 2012, devrait sortir mon septième roman publié chez… Les éditions du Petit Caveau. Une histoire de Vampire qui a pour nom provisoire : Le Dernier Vampire. Une histoire originale qui mêle SF et… vampires, bien entendu…

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