Tiffany Schneuwly

Nous avons découvert il y a quelques temps de cela cette toute jeune auteure Suisse à la plume déjà bien affirmée grâce à son premier roman : Entre deux feux, les chuchoteurs.
Voyons à présent quelle personnalité se trouve à l’origine de cette série pleine de fantaisie.
Interview réalisée en Octobre 2011 pour le site Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Tiffany, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Tiffany Schneuwly : Bonsoir! Je commencerais par dire que je suis une auteure fribourgeoise de 22 ans passionnée par les histoires depuis toujours. J’aime les écouter, les lire, les inventer, les raconter, les jouer… Je les apprécie vraiment sous toutes leurs formes. Et, pour garder quand même un petit pied dans la réalité, je travaille dans le domaine de l’immobilier, dans une fondation qui s’occupe de logements pour étudiants. L’écriture fait partie de moi depuis ma plus tendre enfance et, ayant pratiqué ou pratiquant encore de la musique, du théâtre et de la danse, j’ai pu et essaie encore de la mêler à toutes ces disciplines.

F : On apprend au dos de votre ouvrage que vous écrivez depuis que vous avez « appris à écrire ». Comment cette passion vous est-elle venue ? Et pourquoi selon vous avez vous toujours cette passion aujourd’hui ?
T : Quand j’étais petite, ma maman me racontait toujours une histoire avant de me mettre au lit. Ayant toujours eu une imagination débordante, j’ai voulu inventer mes propres histoires et les mettre par écrit. C’est vite devenu un besoin de me libérer de toutes mes idées qui fourmillaient dans ma tête. Si cette passion est encore là aujourd’hui, c’est certainement parce qu’elle m’a accompagné depuis toujours. Elle m’a permis de m’exprimer, de me confier, de mettre mes idées au clair. Et je pense qu’elle a également fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

F : Le dos de votre roman « Entre deux feux, les chuchoteurs » nous apprend également que vous avez participé à des concours régionaux et gagné des prix, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
T : Bien sûr! Le premier concours que j’ai gagné, je l’ai fait quand j’avais 15 ans. Il s’agissait d’un concours de nouvelles qui avait pour thème « les contes éphémères ». 17 lauréats ont été choisis et un livre a été publié avec les 17 contes. J’ai également obtenu la 3ème mention d’un concours de poésie organisé par une petite commune en présentant un poème qui parlait du SIDA. Enfin, j’ai proposé un Haiku pour une marque de vêtements qui l’a sélectionné et imprimé sur l’un de ses modèles.
J’aime beaucoup participer à des concours même si je ne le fais pas du tout dans l’optique de gagner. Je trouve plutôt qu’ils représentent de merveilleuses occasions de traiter un thème ou un style d’écriture que je ne pratique pas souvent et qu’ils me permettent ainsi de m’améliorer.

F : Comment et quand est née l’idée des Chuchoteurs ? Le roman vous a-t-il pris beaucoup de temps à écrire où êtes-vous une auteure plus longue à coucher vos textes sur papier ? Plus généralement, avez-vous une méthode pour écrire ?
T : Le premier tome de « Entre deux feux » m’est venu il y a trois ans en arrière. Il m’a fallu plus ou moins une année pour mettre mon monde en place, préparer mes personnages et apprendre à les connaître. En général, j’utilise toujours la même méthode de travail. J’implante le décor de base puis je décris chapitre par chapitre ce qui va se passer. Je fais un plan narratif qui compte environ un paragraphe par chapitre. Et dès que le plan est prêt, je me lance dans l’écriture. Cette dernière étape est celle qui me prend le moins de temps. Une fois que les idées sont bien en place, la plume court relativement vite et facilement.

F : Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce premier roman ?
T : L’idée de mes anges qui sont plutôt des consciences m’est venue alors que je repensais à mes amis imaginaires de mon enfance. Je me disais alors que, dans certaines situations, j’aurais bien voulu avoir des conseils pour me pousser dans une nouvelle aventure ou me prévenir des dangers. J’ai alors pensé « Et si nous n’étions pas seuls? ». La nature de mes anges s’est ensuite très vite mise en place et m’a paru comme évidente.

F : Dans le duo de chuchoteurs, on constate que le chuchoteur du bien est plus en retrait que celui du mal. Pourquoi ce choix ?
T : C’est plus un fait qu’un choix, je dois l’avouer. Entre le côté « noir » et le côté « blanc », je me rapproche beaucoup plus du « blanc ». J’ai toujours été quelqu’un de sage et de réfléchi. Peut-être un peu trop. En mettant Erwan en avant, j’équilibrais ainsi ma propre nature.

F : A la fin du roman, Eurielle semble destinée à vivre uniquement dans le monde des anges. Cela signifie-t-il que les prochains tomes vont complètement délaisser la planète Terre où a-t-elle encore son importance ?
T : Pas du tout! La plus grande partie du scénario se déroulera sur Terre. Cette dernière étant étroitement liée au Royaume des Anges, Eurielle et ses amis devront retourner sur Terre pour résoudre des mystères. Par contre, de nouveaux lieux vont apparaître !

F : Nous apprenons à la fin du livre que celui-ci n’est que la première partie d’un ensemble. Que pouvez-vous nous dire de la suite ? A quoi devons-nous nous attendre ?
T : La suite vient tout juste de paraître. Le livre est déjà disponible sur le site de l’éditeur et sur commande dans toutes les librairies. Pour en venir à l’histoire en elle-même, elle est plus sombre que le tome 1 et comprend également plus de suspens.
Les liens entre les personnages vont également se préciser. Le tome 1 était, en quelques sortes, une mise en condition de l’univers que j’ai créé. Avec le tome 2, on entre dans le vif du sujet!

F : Entre deux feux, les Chuchoteurs n’est pas votre premier texte. Pourquoi avez-vous choisi de faire publier celui-ci et non pas un des précédents ? Qu’est-ce qui vous a décidé à sauter le pas avec ce texte-ci ?
T : Avant « Entre deux feux, les chuchoteurs », je n’avais simplement jamais pensé à publier. Comme cette histoire était la première que j’écrivais (avant, je faisais plutôt des poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre), ma maman a voulu la lire. Elle l’a beaucoup aimé et c’est elle qui m’a dit « Pourquoi tu n’essaierais pas de l’envoyer à des éditeurs? »! J’ai suivi son conseil et…ça a payé! J’avoue sincèrement que je n’aurais jamais pensé que l’écriture prendrait une telle place dans ma vie.

F : Avez-vous eu des difficultés à trouver un éditeur ? Est-ce que « Mon petit éditeur » ont été les premiers à qui vous avez envoyé votre ouvrage ? Comment s’est passé votre démarche en quête d’un éditeur.
T : Je ne pense pas pouvoir parler de difficultés puisque, comme je l’ai mentionné, j’ai envoyé mon manuscrit sans chercher plus que ça à le publier. C’était, comme on dit « juste pour voir ». Je n’ai pas fait d’envoi massif mais je postais mes manuscrits petit à petit. Sur une année, j’ai du le faire parvenir à une vingtaine d’éditeurs, voire un peu plus. J’ai reçu 6 propositions de contrat de maisons travaillant à compte d’auteur. N’ayant pas l’envie ni les moyens de dépenser les sommes qu’on me demandait, j’ai refusé ces propositions. Et j’ai fini par trouver Mon Petit Editeur.

F : Une fois votre roman accepté par votre éditeur, comment s’en est passé la réalisation ? On voit que l’ouvrage est un objet très travaillé et de belle finition. La couverture par exemple a été réalisée avec soin, l’avez-vous choisie ?
T : J’ai pris beaucoup de plaisir à participer à la maquette du livre. Le plus difficile était la relecture du texte que j’ai d’ailleurs plus travaillé pour mon tome 2. Et la couverture…c’était ma partie préférée! Les idées de l’illustration (le personnage, les plumes et le fond « lumineux ») viennent de moi. Elles se sont imposées facilement à mon esprit. C’est Eléonore Leibzig qui a réalisé la photographie et je salue son talent et son professionnalisme. Je trouve important que l’illustration reflète l’histoire sans trop en dire pour autant. J’aime la subtilité et je ne cache pas être très satisfaite du résultat final. La couverture du tome 2 suit la même lignée. Elle reprend le personnage, les plumes et le fond, mais elle les met en scène différemment.

F : Enfin, quels sont vos projets pour la fin de cette année et l’année prochaine ?
T : Ils sont plutôt chargés! (rires) Comme je l’ai mentionné, le second tome vient de paraître. Afin de le promouvoir, je me rendrai au Salon Fantasy Aventure Contes et Légendes de Crêches-sur-Saône le dimanche 6 novembre 2011 et je suis également invitée à dédicacer le roman le samedi 10 décembre 2011 à la FNAC de Fribourg. De plus, je publierai également un troisième roman en décembre 2011 chez Val Sombre Editions. Ce roman n’a rien à voir avec « Entre deux feux ». Il s’intitule « Le Requiem d’un Soupir » et raconte l’histoire de Mercedes, une jeune fille de 19 ans qui souffre d’un asthme sévère et qui est sous l’emprise de sa maladie à tel point qu’elle en oublie de profiter de sa vie. Jusqu’au jour où elle rencontre une étrange petite fille qui va lui réapprendre à vivre. Une partie des bénéfices liés à la vente de cet ouvrage seront reversés à La Ligue Pulmonaire Fribourgeoise, association traitant des maladies des voies respiratoires. Dès la parution du livre, j’organiserai également des séances de dédicaces afin de le promouvoir à son tour.

Retrouvez toute l’actualité de Tiffany Schneuwly sur son site officiel : http://tiffanyschneuwly.ch/

Suivez la série « Entre deux feux » sur Facebook : http://www.facebook.com/home.php?#!/groups/122755661079831/

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