Le Feu de la Sor’cière de James Clemens

Le Feu de la Sor’cière, de James Clemens (tome 1 de la série Les Bannis et les Proscrits, éditions Milady)

La jeune Elena est une enfant comme les autres. Avec son frère Joach, elle rêve de quitter le verger familial afin de découvrir d’autres horizons.
Jusqu’au jour où la petite fille devient une adolescente. Là, tout bascule. En une nuit, sa jolie vie paisible va se transformer en cauchemar. Des êtres maléfiques envahissent sa maison pour ne laisser derrière eux que des ruines, son frère est enlevé et une mystérieuse marque rouge souille sa main… mais le pire, c’est qu’on dit qu’Elena serait une sorcière !
A cause de la magie qui coule en elle, la jeune fille va devoir affronter bien des épreuves avant de trouver un repos qui ne lui est pas garanti.

Nous découvrons James Clemens avec ce premier tome d’une série qui en compte 5 au total.
Le feu de la sorcière est un ouvrage de fantasy plutôt classique, qui se lit facilement mais qui n’offre pas beaucoup de surprise.
Dès le début, on nous met en garde que « l’auteur est un menteur » et qu’il ne faut rien croire de ce que nous allons lire dans le parchemin que nous tenons dans les mains. Soit. Introduction peu banale mais qui fait ensuite place à un récit classique avec ses codes et ses tournures. A aucun moment le narrateur de départ ne réintervient dans l’histoire. A part brièvement à la fin, ce qui rend son intervention du début presque inutile.
Le style de l’auteur est assez plaisant en dépit de certaines longueurs et de l’impression de « tourner en rond » que l’on a pu ressentir, notamment lors du long passage souterrain. Les chapitres sont plutôt courts, généralement une dizaine de pages, et le narrateur fait en sorte de couper le récit à chaque instant crucial pour n’y revenir que plus tard, donnant envie d’en savoir toujours plus. Le livre est donc agréable. A noter toutefois l’effet de style plutôt ennuyeux qui consiste à systématiquement couper les noms communs du monde dans lequel l’histoire se passe, ainsi que la majorité des prénoms par des apostrophes. Ainsi l’on se retrouve avec des « el’phes », des « sor’cières » et des « og’res ». Cela gène la lecture dans les passages où cet effet de style revient souvent. Cela aurait sans doute dû servir à nous faire pénétrer dans le récit mais l’auteur n’avait vraiment pas besoin de cela.
Toutefois, la lecture reste fluide et plaisante.
Là où la série devient moins bonne, ce n’est pas dans son scénario profond mais bien dans les personnages et leurs actions.
En effet, on sent l’influence de la fantasy et de Tolkien (les elfes partis sur des navires dans des contrées lointaines dont ils ne sont jamais revenus, les skal’tum qui font penser aux nazgul…). Mais peut-être avons nous trop lu de fantasy ? Toujours est-il que les personnages, assez clichés du genre, ne créent pas vraiment la surprise. Les actions s’enchaînent de façon prévisible.
La palme de la naïveté revient même au personnage d’Elena qui est assez agaçant tout le long du récit, car elle ne fait que pleurer, suivre sans grand caractère, avant de s’ouvrir à son pouvoir de façon très subite.
Ce premier tome des Bannis et des Proscrits est donc un tome en demi teinte, à ne pas conseiller aux lecteurs qui ont l’habitude de lire ce type d’histoire. Le roman se lit très bien et permet de passer un agréable moment, mais il ne parvient pas à nous laisser un souvenir impérissable.
Nous verrons lors de la suite si cette petite déception (venue du fait que beaucoup de lecteurs ont l’air d’avoir apprécié cette série qui nous a vivement été conseillée) n’est que passagère à cause de la place de tête que prend le roman (et qui a donc la lourde tache d’introduire l’univers et l’histoire), ou si ce vaste ancrage dans les codes et clichés de la fantasy est une constante de l’auteur.

Pour qui : Les lecteurs qui veulent lire des histoires de sorcières, de créatures magiques et maléfiques. Ceux qui ont peu l’habitude de lire de la fantasy.

Les + : Un style très agréable qui donne envie d’en lire toujours plus. Les chapitres assez courts permettent de donner du rythme et de ce fait de bien suivre l’histoire.

Les – : De nombreux clichés de la fantasy sont repris et gâchent de ce fait le suspens. Certains personnages sont un peu agaçants à l’image d’Elena.

Infos Pratiques :

Poche: 535 pages
Editeur : Milady (7 novembre 2008)
Collection : Fantasy
Langue : Français
ISBN-10: 2811200401
ISBN-13: 978-2811200404

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