Dario Alcide

Nous avons chroniqué récemment le premier roman de Dario Alcide : Farence – La légende. Découvrez à présent l’interview l’auteur à travers cette interview où vous en saurez plus sur l’univers du roman et les projets de son créateur. Cette interview a été réalisée en février 2010 pour Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Dario, tout d’abord, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Dario Alcide : Bonjour. J’ai une trentaine d’années. Ancien Fan de manga j’ai un peu lâché l’affaire mais je reste fan d’action et d’aventure. Je regarde beaucoup de séries (de House à 24 en passant par V ou the Sarah connor Chronicles). J’adore aussi les jeux vidéo comme DDR ou Guitar Hero même si je n’ai pas beaucoup de temps pour y jouer.

F : On peut remarquer que votre roman « Farence – La légende » est disponible sous deux éditions. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi deux éditions et surtout quelles sont les différences?

DA : La première édition était en fait un test, pour voir si le public suivrait ou pas. Comme le test a été concluant, il m’a fallu faire un retirage. Sauf que comme souvent, j’ai repéré dans le produit fini (après impression bien sûr sinon c’est pas drôle) des petites fautes de frappe passées à la trappe, des petits problèmes de mises en pages etc… Donc j’ai repris tout ça et je me suis dit que j’allais ajouter un carnet de croquis à la fin. J’ai donc demandé à des dessinateurs de plusieurs pays (dont j’aime beaucoup le travail) de me faire des petites illustrations sur des personnages du livre. Et c’est ainsi que naquit la seconde édition.

F : « La Légende » est le premier tome de la trilogie « Farence ». Pouvez-vous nous parler un peu plus de cette trilogie?

DA : Un peu seulement. Il faudra lire la suite. Le tome 2 reprend tout de suite après la fin du tome 1 et raconte comment les deux enfants de la Légende vont aller à la recherche de Syriel. C’est un tome un peu plus calme que le premier et plus centré sur deux ou trois personnages (je veux pas trop en révéler donc je n’en dis pas trop non plus). Je me remets à travailler dessus d’ici le mois de mars et prévoit une sortie pour cet été. Le timing est pas encore tout à fait au point mais probablement une avant-première sur le japan expo et une sortie nationale vers septembre. A voir. Le tome 3 lui est beaucoup plus loin dans l’avenir. J’ai déjà une ébauche et la trame principale mais il n’y a qu’une cinquantaine de pages écrites alors beaucoup de choses peuvent encore changer. L’histoire se déroulera 11 ans plus tard et reprendra sûrement pas mal d’ingrédients du 1 à savoir beaucoup d’action. Mais, je verrais surtout comment est accueillit le tome 2 avant de me pencher sérieusement sur le tome 3.

F : Parlons maintenant plus en détail de ce premier tome. Expliquez-nous comment vous est venue l’idée d’une telle histoire, et quelles ont été vos inspirations (pour les personnages, le scénario, les monstres…).

DA : Ben en ce qui concerne l’idée, c’est très simple. Avec mon super pote Michaël on faisait une session roller dans notre ville et on s’amusait à se prendre pour des super guerriers de l’espace (oui j’avais genre 17 ans et j’étais à fond dans Dragon Ball Z). Et l’idée de créer deux personnages en roller dans une ville futuriste est arrivée ensuite. On a brodé un peu autour et 261GX était là. Le soir j’ai créé une histoire un peu plus complexe avec Michaël et on a décidé d’en faire une bd. Je n’avais jamais écrit une histoire de ma vie à part une tentative d’une page vers 13 ans et voilà. J’ai rapidement rempli un cahier. On a fait quelques croquis et on a vite progressé. On a trouvé les noms les lieux, le méchant et une intrigue. Mais finalement, le projet est tombé à l’eau et j’avais comme une frustration pour ce projet. J’ai ensuite écrit d’autres choses, plus ou moins bien, et un jour je suis revenu à mon premier écrit. J’aimais beaucoup ces personnages et leur histoire alors j’ai tout repris pour en faire un roman. Voilà le résultat. Mes inspirations pour les personnages : Végéta, Michaël et moi-même. Pour le scénario, c’est venu avec Michaël. Les créatures qu’on y croise je ne sais pas vraiment d’où elles sortent…

F : Les deux frères sont vraiment très différents, presque même l’opposé l’un de l’autre. Comment avez-vous abordé leur psychologie?

DA : Kamais et Yatsun ne sont pas frères. Et concernant leur psychologie, comme avec beaucoup de mes personnages, je leur donne des caractéristiques de départ (Yatsun devait être proche du caractère de Végéta et Kamais un peu je m’foutiste comme moi) et puis au fur et à mesure de l’histoire ils développent un peu leur propre caractère tout seuls.

F : De même, on a l’impression que chacun des frères a besoin d’une femme pour exister, ce qui donne à la femme une place tout aussi importante que les héros dans l’histoire et ce n’est pas courant (mais vraiment très intéressant). Habituellement la figure féminine est cantonnée au second plan… pourquoi avoir ainsi mis la femme en valeur dans le roman ?

DA : Je ne sais pas. Je n’analyse pas ce que j’écris. Je le vis, je l’écris et c’est tout. Et du coup, j’avais pas vu les choses sous cet angle non plus. Dans toutes mes histoires, il y a au moins une femme importante. Dans Chronicles l’héroïne est une femme. Dans Pentacle, le personnage centrale est une femme.Dans Khram, un très vieux projet, il y a quatre femmes parmi les persos principaux.Je crois que j’aime ça, tout simplement.

F : L’environnement de l’histoire est vraiment très vaste avecénormément de planètes dans un univers pratiquement infini. Pouvez-vous nous expliquer ce choix? Est-ce parce que vous prévoyez des histoires « parallèles » dans le même univers?

DA : Je voulais surtout un univers cohérent (j’espère que c’est réussi) et donc je voulais expliquer un maximum de choses pour que rien ne reste dans le flou. D’où toutes ces planètes etc… Maintenant oui j’aimerais pouvoir écrire d’autres histoires dans cet univers et j’y pense sérieusement
d’ailleurs…

F : Comment s’est passé l’écriture de ce premier tome. Êtes-vous un auteur qui écrit facilement, rapidement, ou bien un auteur pour qui écrire demande du temps et est plutôt « difficile ». En bref, quel genre d’auteur êtes-vous?

DA : Un auteur qui peut ne pas écrire pendant trois ans et tout d’un coup pondre deux romans en trois mois. Quand j’écris, je peux lâcher des chapitres entiers ou juste quelques lignes et bloquer ensuite sur un passage. Il n’y a pas vraiment de règle. Les histoires tournent dans ma tête des fois pendant des jours et certaines scènes sont super limpides au moment d’écrire. Sauf que je ne construis pas toujours l’histoire dans l’ordre et du coup la scène 3 va être prête avant la scène 1 mais je ne l’écrirais qu’une fois la scène 2 sur papier. Et pour cette même scène 2 j’aurais peut être plus de mal. Mais là, je crois que je ne suis pas très clair…

F : Nous avons pu lire sur Internet que le second tome de la> trilogie était déjà écrit. Pouvez-vous nous livrer quelques détails? A quoi doit-on s’attendre pour les personnages?

DA : A ce qu’ils soient moins nombreux. Il y aura quatre nouveaux importants et beaucoup d’anciens en moins. Et ça se passe sur une autre planète que Nimir cette fois. C’est tout…

F : On peut voir que le roman est édité chez « Farence Corp Editions ». Parlez-nous de cette édition et de ses futurs projets. Comment c’est passé sa création, pourquoi avoir édité le roman dans votre propre édition plutôt qu’ailleurs….

DA : La principale raison c’est que être son propre patron, ça veut dire aussi faire ce que l’on veut. Le gros inconvénient c’est que ça peut aussi vouloir dire faire n’importe quoi, n’importe comment. J’ai donc essayé de faire les choses le mieux possible. Mais je découvre jour après jour comment faire mieux pour le tome 2. Créer une maison d’édition c’est une super aventure. Je fais des tas de rencontres super intéressantes et je découvre un milieu étrange et bizarre c’est sympa. Le prochain projet de Farence Corp. s’appelle Pentacle et c’est une histoire fantastique plus que SF. Je travaille sur ce projet avec un illustrateur génial qui s’appelle Julien Pillet. Je ne donne pas trop d’infos pour l’instant, je peux vous dire que ça parle de dragons et que c’est une histoire contemporaine. La suite sur mon site et sur Facebook à partir de Mars…

F : La couverture du roman a été réalisée par un dessinateur Belge. Pouvez-vous nous raconter comment s’est passé cette collaboration et la création de la couverture?

DA : Euh, en fait ça a été assez rapide. Il y a très peu de choses à raconter à ce sujet. Je cherchais un dessinateur, lui un projet, on s’est rencontré sur un forum et voilà. Deux semaines plus tard c’était fait. On devrait se rencontrer pour la première fois à Made in Asia.

F : Vous avez publié une nouvelle dans le dernier numéro du magazine « Freaks Corps », avez-vous d’autres projets à venir? Si oui pouvez-vous nous en parler?

DA : Des projets ? J’en ai pleins. Déjà les deux projets à court et moyen terme que sont Farence 2 et Pentacle. Ensuite, j’ai envie de changer de registre avec une autre histoire plus sentimentale. J’aimerais aussi publier d’autres auteurs. Je pense à une en particulier qui m’a fait lire un texte que j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y a aussi plusieurs graphistes avec qui je voudrais faire des histoires sympas. J’envoie aussi des textes à des grandes maisons d’éditions en parallèle, et des nouvelles à des fanzines. Je ne manque pas de projets. Je manque par contre encore un peu de temps et de moyen pour tous les réaliser rapidement… Mais ça viendra hé hé !

Retrouvez Dario Alcide sur : www.farence.org
Contact : farence@farence.org

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