Mélanie Alby

Mélanie Alby est l’auteur de la saga jeunesse « Elmout » dont nous avons chroniqué le premier tome : Elmout et le Triangle d’Argent
Elle a accepté de répondre à nos questions suite à la parution de la chronique, et vous allez voir que Mélanie est une auteur accomplie qui fait tout toute seule, comme une grande !
Interview réalisée en Décembre 2010 pour le site de Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Mélanie, pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?
Mélanie Alby : Bonjour, je m’appelle Mélanie Alby et j’ai 49 ans. Je suis titulaire d’un DESS des Affaires Sanitaires et Sociales. Pendant 25 ans, j’ai été la directrice d’une maison de retraite que j’ai cédée en 2007. Disposant à nouveau de temps devant moi et n’ayant plus aucune contrainte liée à ma fonction, j’ai pu concrétiser mon rêve. Celui d’écrire une série de romans fantastiques destinée aux adolescents.

F : On apprend qu’Elmout et le triangle d’argent est votre premier roman. Comment l’histoire vous est-elle venue en tête ? L’écriture est-elle venue à vous naturellement ?
MA : 
L’effet déclenchant et cela peut paraître incroyable a été « femme actuelle ». C’est en le feuilletant que deux pages ont attiré plus particulièrement mon attention. Ce magazine était à la recherche de nouveaux auteurs et en leur faisant parvenir un exemplaire presse, il allait sélectionner une personne qui pourrait prétendre à se faire éditer. Cela a fait tilt dans ma tête et pourquoi pas moi ? J’ai pris une page blanche et noté ceci : Bienvenue dans le monde magique ! Les fées n’existent pas n’est-ce pas ? Alors, détrompez-vous ! Ce sont les premières phrases figurant dans mon prologue. Ensuite, tout s’est enchaîné rapidement. Je partais me coucher mon bloc-notes à la main et durant la nuit, je créais mes personnages et les grandes lignes de l’histoire. Il ne me restait plus qu’à les développer le lendemain. Par contre, je n’ai jamais envoyé d’exemplaire à « femme actuelle ».

F : Comment travaillez-vous votre texte ? Le relisez-vous souvent, est-ce que vous le faites relire par des proches, par un comité de lecteurs… ?
MA : 
Il est incontestable que c’est en lisant et relisant ce qui est déjà inscrit que l’on peut affiner une situation qui semblait floue ou mal exprimée. Cela permet également d’ajouter des détails importants et de retirer des propos redondants. Mais l’avis des autres est important. C’est donc pour cette raison qu’il est souhaitable de faire lire toute nouveauté à des personnes interposées qui pourront apporter leurs critiques. Cela permet à l’auteur de se perfectionner et d’évoluer.

F : Participez-vous à des communautés d’auteurs/lecteurs pour l’aide aux auteurs ?
MA :
 Non, je n’en ai jamais eu l’occasion. Ce n’est pas que je n’aimerai pas y participer, mais pour cela il faudrait que je me coupe en deux. En tant qu’auto-éditrice je m’occupe de tout : de l’intrigue de l’histoire, de la création physique et comportementale de mes personnages. Ensuite, je développe mes idées et passe à l’écriture puis à la correction. Les détails techniques, (couverture et mise en page), sont effectués par mon mari. Une fois les exemplaires imprimés, je démarche personnellement afin de les vendre directement dans des séances de dédicaces. Je dois avouer que mes journées sont bien chargées.

F : Au début de votre roman, vous parlez de Toulouse en évoquant des personnages comiques et plutôt inhabituels. On a l’impression que cela sent le vécu. Est-ce le cas ?
MA : 
C’est en effet le cas. Ces situations burlesques me sont bien arrivées, il y a de cela plusieurs années lorsque j’ai accompagné mon frère inscrit en première année de médecine à Toulouse. Encore aujourd’hui, nous en rions ensemble lorsque nous évoquons ces souvenirs mémorables.
F : De qui/quoi vous êtes-vous inspiré pour les personnages de la série Elmout ? Les personnages du monde réel sont réalistes, on a l’impression de les connaître.
MA : 
Tous les personnages sont sortis tout droit de mon imagination. Pour le monde réel, je dois avouer que je me suis basée sur des souvenirs d’enfance. Mais je reconnais, qu’il y a toutefois une part de ma personnalité dédiée à chacun d’entre eux. J’y ajoute une touche supplémentaire en utilisant les traits de caractère de personnes qui me sont chères, des mimiques de tous les jours qui leur sont propres et je m’en sers de référence pour alimenter mes récits.


F : Sans nous la dévoiler, connaissez-vous déjà la réponse de Morane pour son futur choix ?
MA : Bien sûr, je connais la décision finale de Morane, mais bien évidemment, je ne vous dévoilerai rien du tout. Ce que je peux vous préciser, c’est que bien des surprises étonnantes attendent mes lecteurs. Ils ne s’attendront probablement pas à la chute que j’envisage.


F : La série Elmout promet de nombreuses surprises et des rebondissements. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette série qui comporte déjà un second tome ? Savez vous combien de tomes il y aura ? L’histoire est-elle déjà bien définie ?

MA : Oui, le tome II : Elmout face à Spectra est terminé et disponible sur mon site : http://www.elmout.fr où quelques extraits du livre ainsi que les illustrations de mes personnages peuvent y être consultés. Il y a également une page « points vente » où l’on peut directement se procurer mes ouvrages. Actuellement, je travaille sur le tome III : Elmout contre Zuruck. J’en suis à peu près à la moitié du roman, et je me laisse une marge de six mois pour le finir, mais je prévois déjà un tome IV.
F : Votre roman est illustré. Qui a réalisé les dessins et comment cela s’est-il passé ? Avez-vous eu beaucoup d’exigences ? Le résultat est-il à la hauteur des personnages que vous aviez en tête lors de l’écriture ?
MA : 
Concernant les illustrations, je les réalise moi-même. Mais pas à n’importe quel moment, il y a des jours où je ne peux pas dessiner. Par contre, lorsqu’une image se précise dans ma tête, je pose mon stylo pour prendre mon crayon HB. Mais n’ayant pas fait l’école des beaux-arts, Bernard Deubelbeiss talentueux illustrateur corrige les défauts souvent liés aux proportions de mes dessins sans toutefois dénaturer ce que j’avais au préalable imaginé. Je l’en remercie au passage.
F : Selon vous, qu’est-ce qui différencie un livre pour la jeunesse d’un livre pour adulte ? Y a-t-il selon vous des contraintes particulières quand on écrit pour la jeunesse ?
MA :
 La différence est qu’un livre pour la jeunesse doit être irréprochable, aussi bien dans la forme que dans la teneur. Cela peut sembler facile d’écrire pour les jeunes alors que c’est loin d’être le cas. Il faut trouver une histoire attrayante les captivant. Une intrigue qui donne envie de poursuivre la lecture et permettant à la fin du roman d’attendre le prochain volume avec impatience. En mélangeant la vie quotidienne des ados, c’est-à-dire l’école, les copains, la fille que l’on aime de loin sans lui avouer sa passion et la magie du Triangle d’Argent, cela peut en intéresser plus d’un. C’est un challenge et j’en suis consciente, mais pourtant c’est le but que je me suis fixé : susciter l’intérêt des adolescents.
F : Pourquoi écrire de la littérature pour la jeunesse ? Pensez-vous vous spécialiser dans ce genre ou aller voir dans d’autres genres comment cela se passe ?
MA : 
Je pense tout simplement avoir conservé une âme d’enfant. Je suis toujours émerveillée en visionnant des films tel que : « Il était une fois » de Kevin Lima, « Jumanji » de Joe Johnston, « La prophétie des Andes » d’Armand Mastroianni et j’en passe. Mais les films les plus prodigieux sont un pâle reflet comparés à une lecture dont on s’imprègne car notre imagination vagabonde est mise à contribution. Par le biais d’un ouvrage, on devient le héros et on vit en même temps que l’on tourne les pages chaque situation comme si on était en plein cœur de l’action.
F : Vous êtes à l’origine des éditions Mansencal. Que pouvez-vous nous dire à propos de cette structure ?
MA :
 En effet, je suis la créatrice des éditions Mansencal. J’ai préféré m’auto-éditer tout en sachant pertinemment les difficultés qu’allaient entraîner cette décision. Mais c’est mon choix. Tant que j’aurai ma main droite pour écrire, j’écrirai. Tant que j’aurai deux jambes pour démarcher mes ouvrages je me déplacerai. Je sais que ce n’est pas le chemin le plus direct pour être connue mais je suis patiente. La priorité pour l’instant est que mes livres plaisent et touchent un public spécifique : les adolescents, en sachant que c’est loin d’être gagné d’avance, mais j’ai foi en l’avenir.

F : Enfin, quels sont vos projets pour l’année qui arrive ? Que peut-on vous souhaiter ?
MA : Mes projets pour la nouvelle année sont bien évidemment de finir le tome 3, d’apporter des modifications à mon premier ouvrage dans une nouvelle version et d’entamer le tome 4. J’espère toucher le cœur des jeunes et des moins jeunes avec mes romans. Enfin, pour moi si ce souhait se réalisait ce serait fabuleux, à l’image même de ce que j’écris dans le monde magique. Alors, je croise les doigts. Je vous remercie Élodie pour votre interview et vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.

Retrouvez toute l’actualité de Mélanie Alby et d’Elmout sur son site officiel :Elmout.fr

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