Désolation – Le Dernier Vampire , de Jean Vigne

Désolation – Le Dernier Vampire, de Jean Vigne (tome 1 de la série Le Dernier Vampireéditions du petit caveau)

Roman coup de coeur !

Un astéroïde qui s’écrase sur la Terre et c’est toute la face du monde qui change. Les humains, ces créatures mortelles et pleines de vices vont apprendre à reconstruire leur vie. Leur nature aussi.
Solange Lemère est une femme de caractère dont les découvertes scientifiques vont révolutionner l’humain au point de le faire accéder à l’immortalité. De son côté, le vampire Jean Verger voit d’un mauvais oeil la disparition progressive de sa source de vie : le sang. Même après six siècles de vampirisme, Jean va devoir jongler entre ses pulsions de monstre et ses sentiments dangereusement humains s’il veut survivre.

Jean Vigne est un auteur que nous suivons depuis plusieurs romans déjà. Découvert chez Chloé des Lys (merci à eux) avec Révélations, nous l’avons retrouvé avec plaisir aux éditions du Petit Caveau où il s’est essayé à l’histoire de vampires. Alors, du Jean Vigne avec de grandes dents est-ce aussi bien que du Jean Vigne sans ?
La réponse est oui, et peut-être même mieux encore.

Nous avons retrouvé dans cet ouvrage tout ce qui, à nos yeux, fait d’un roman de Jean Vigne un « Jean Vigne » (il y a les Lévy, les Musso, et maintenant les Jean Vigne il faudra faire avec). On a coutume de se dire ici que lorsqu’on attaque un nouvel ouvrage de cet auteur, on est sûr de lire quelque chose  de frais, de prenant et que l’on n’a encore jamais lu. Une fois de plus la mission est pleinement remplie !
Premièrement au niveau du cadre de l’histoire. Ce que nous apprécions depuis toujours chez cet auteur, c’est sa capacité à écrire des ouvrages ayant pour décors notre bonne vieille France. L’auteur ne s’est ici pas laissé tenter par une Amérique dépaysante ou un pays exotique. Nous retrouvons donc l’histoire entre Paris et Grenoble à une époque pas si éloignée de la nôtre (l’astéroïde destructeur est découvert en 2013).

Ensuite, le style. Dépouillé pour certain (trop, même), il est selon nous typique de l’auteur. En effet ici pas de style lourd et de descriptions à n’en plus finir. Le style est fluide, plaisant, et l’attention est uniquement portée sur l’essentiel, l’important, sur ce qui marque et ce qui est intéressant. Certains pourront regretter que le style ne s’attarde pas plus à décrire les environnements, les personnages ou leurs pensées, mais à notre sens c’est ce qui est unique ici et qui fait qu’on en redemande. Pris dans le feu de l’action durant 240 pages, on ne peut qu’avoir envie de lire la suite. Il se passe toujours quelque chose !

Car côté scénario, l’auteur a mis le paquet. Nous pouvons dire qu’il s’agit de notre meilleur « Jean Vigne » lu à ce jour. Tout dans ce livre a son importance. L’auteur a su créer de l’intérêt dans chaque phrase, de l’importance dans chaque acte, et des situations inattendues dans chaque chapitre. Aucun doute que la fin vous surprendra autant que nous. On sent que l’auteur n’a pas écrit ce livre juste pour dire qu’il a succombé à la vague vampirique. Le texte est bien pensé, réfléchi, et le vampire n’est pas là que pour dire qu’il y a une créature surnaturelle dans ce décor si réaliste. Le vampire est le coeur même du problème soulevé par le livre : celui de la survie dans un monde post-apocalyptique.

Enfin, les personnages de l’histoire sont intéressants. Il nous a manqué des pages pour nous y attacher vraiment, mais leurs relations sont intéressantes. Beaucoup de personnages ne sont là que pour servir l’intrigue principale autour d’un trio solide et amoureux. Toutefois l’audace de la plume nous pousse à en savoir toujours plus sur les évènements à venir. Et cela fonctionne. D’ailleurs le clin d’oeil du personnage de Jean Verger nous a fait sourire. Il fallait oser s’impliquer de cette manière dans son propre texte.
Avant de conclure, il nous parait intéressant d’ajouter que pour nous, Désolation n’est pas un roman de Science-Fiction. Le titre nous a été présenté comme tel mais il est loin de l’image traditionnelle que l’on se fait de ce type de roman. Pour nous il relève plus du genre de l’anticipation que de la science-fiction. Le tout parsemé d’une intrigue de thriller.

Désolation – Le Dernier Vampire s’impose donc comme le premier coup de coeur pour un ouvrage de cet éditeur à la ligne éditoriale vampirique.

Pour qui : Les fans de lectures vampiriques et fantastiques, ceux qui aiment les intrigues version polar/thriller.

Les + : Le style de l’auteur, une plume qui va à l’essentiel pour donner un rythme soutenu tout le long du roman. Le décor de l’histoire qui se situe principalement en France entre Grenoble et Paris. Les personnages dont les interactions sont intéressantes, et l’histoire elle-même pleine de suspense, de rebondissements et surtout d’originalité.

Les – : Le style qui ne s’attarde pas sur les détails peu manquer de profondeur et ainsi nous enlever tout sentiment d’attachement aux personnages.

Infos pratiques :

Broché

Editeur : Editions du Petit Caveau (31 juillet 2012)
Langue : Français
ISBN-10: 2919550098
ISBN-13: 978-2919550098

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