Clio Kelly – L’Eveil de la Gardienne, d’Angélique Ferreira

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Clio Kelly et l’éveil de la gardienne, d’Angélique Ferreira (tome 1 de la série Clio Kellyéditions du Petit Caveau)

Clio Kelly est la réincarnation de la muse grecque du même nom. Lorsqu’elle est amenée à enquêter sur une mystérieuse affaire de meurtres rappelant ceux commis au Gévaudan, son passé va la rattraper. La jeune femme devra alors faire face à ses ennemis mais aussi son passé et sa destinée.

J’étais impatiente de découvrir ce titre et son auteur. Clio Kelly et l’éveil de la Gardienne est donc le premier titre que je lis d’Angélique Ferreira. Je remercie les Éditions du Petit Caveau pour cette opportunité.
J’apprécie les romans qui revisitent ou vont au-delà d’un mythe célèbre tel que ce fut le cas pour Le Manoir des Immortels, par exemple. D’autant plus qu’ici l’accent est mis sur cette fameuse Bête du Gévaudan, créature aussi mystérieuse que le monstre du Loch Ness et qui n’a pas fini de faire fantasmer notre imagination.
Or, j’ai été moins emballée par le texte que je ne l’avais espéré. Et ce pour plusieurs raisons :
La première vient du style global d’écriture qui, à mon sens, manque de nuances. Les personnages sont « furieux » à la première remarque, des larmes « coulent sur les joues de Clio » très (trop?) souvent, elle « serre le médaillon jusqu’à ce que le sang coule » plusieurs fois, elle est complètement gelée ou dévastée par de petites choses… Bref, le caractère systématiquement extrême des sentiments m’a laissé de marbre. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages qui s’annonçaient pourtant prometteurs. Clio est très vite présentée comme une jeune femme froide et mystérieuse. Malheureusement je l’ai surtout sentie très fragile avec un caractère assez faible, finalement. L’auteur n’a peut-être pas su tenir sa ligne de départ, ou bien celle-ci n’était pas assez claire. A-t-on affaire à une héroïne forte ou fragile ?
Ensuite, l’histoire ne peut que me laisser sur ma faim car elle est pleine de bonnes idées, mais l’ensemble produit une impression de « fourre-tout » qui m’a plutôt déplu. J’ai relevé pêle-mêle : Réincarnation de muse, métamorphes de dieux, réincarnation d’anges déchus, créature mythologiques, une aventure passée relatée de telle sorte que je me suis demandée si je lisais bien le premier tome d’une série, une sorte d’univers parallèle avec labyrinthes et épreuves où plusieurs genres et époques se croisent, un sphinx, un vampire, une créature du Gévaudan, un ange maléfique à garder au tombeau, de la magie, un mystérieux inconnu qui parle par énigmes… Bref, et le Gévaudan au milieu de tout cela ?
Enfin, je n’ai pas ressenti le côté « muse » de Clio. Mis a part un objet magique donné par un dieu par dépit, je n’ai pas du tout ressenti le caractère de muse du personnage principal. Clio étant la déesse de l’Histoire, je me suis demandé a quoi cela pouvait-il bien servir puisque je n’ai rien ressenti de ce côté là.
J’ai eu l’impression que l’auteur voulait tellement en dire qu’elle est partie sur une multitude de pistes et d’univers qui ont totalement brouillés ce qui me paraissait essentiel au départ : L’histoire de la Bête du Gévaudan revisitée et vue par les yeux d’une héroïne réincarnée. Il y a trop de choses en peu de pages, si bien que je suis passée à côté de ce texte pratiquement du début à la fin. Dommage.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les histoires courtes et les aventures mythologiques.

Les + : Une histoire qui se lit bien et qui parvient tout de même à capter l’intérêt jusqu’au bout.

Les – : Un style qui manque de nuances, des idées qui partent dans tous les sens si bien que l’univers manque de cohérence, le côté enquête et bête du Gévaudan est trop en retrait, impression d’un livre « fourre-tout » dans lequel l’auteur n’a pas réussi à faire le tri dans ses idées.

Infos pratiques

Date de parution: octobre 2010
ISBN: 978-2-9533892-7-2
Nombre de pages: 170
Prix de vente: 14,90 € (version papier) 5,99€ (version numérique)
Illustration de couverture: Anne Claire Payet
Collection: Sang d’ailleurs

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Un commentaire

  • J’ai eu les mêmes impressions à la lecture de ce roman et je l’ai finalement abandonné un peu avant sa fin. Dommage, je pense que l’auteur avait de bonnes idées mais qu’elle a, effectivement, eu du mal à y faire le tri. Du coup, le texte est beaucoup trop court pour les développer.

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