Interview de Christian Eychloma

Christian-Eychloma
Parmi tous les romans de SF figurants sur le site, Christian Eychloma se distingue avec ses ouvrages emprunts d’un réalisme surprenant. Son dernier titre Mon Amour à Pompéi, a même été un coup de coeur et nous avons voulu en savoir plus sur cet auteur qui a cédé à l’appel de la plume sur le tard.
Cette interview a été réalisée en Février 2013 pour Limaginaria.wordpress.com

Felixita : Bonjour Christian ! Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Christian Eychloma : Elodie bonjour !

Je suis depuis peu à la retraite après une trentaine d’années de bons et loyaux services dans l’industrie aéronautique.  J’ai eu la chance, au cours de ma vie active, de pouvoir suivre de très près la spectaculaire évolution des techniques liées au traitement de l’information. Je me suis toujours passionné pour les sciences, surtout pour la physique.  Et ceci pas uniquement  pour les perspectives (bonnes ou mauvaises…) qu’elles nous ouvrent  mais aussi pour ce qu’elles peuvent nous apporter au niveau de notre compréhension du réel.

J’ai beaucoup lu et j’ai beaucoup rêvé… J’ai rêvé de l’avenir et de ses incroyables promesses technologiques, et j’ai rêvé du passé en imaginant  que nous puissions un jour fidèlement le restituer. J’ai rêvé de celles et ceux qui ont patiemment posé les jalons de notre marche vers la modernité et de celles et ceux qui construiront notre futur.

Bref, je suis un imaginatif qui a dû trop longtemps se contraindre à garder les deux pieds dans la réalité de tous les jours… Alors, quand l’heure de la retraite a sonné, je me suis attaqué à mon premier roman de science-fiction !

 

F : A la fois scientifiques et divertissants, on peut caractériser vos romans par un mot : Intelligents. Dans quel style de littérature placez-vous vos récits ?

CE : Merci pour le compliment !

Je pense pouvoir considérer mes romans comme de la « hard-fiction » (conquête spatiale, robotique, vie artificielle, réalité virtuelle…). Qu’il s’agisse d’anticipation ou de voyages temporels, je m’attache en effet à imaginer des récits cohérents  dans un environnement technologique suffisamment déroutant mais qui ne doit jamais en principe être en contradiction avec nos connaissances scientifiques actuelles.

Il s’agit certes d’un exercice un peu difficile qui  oblige à respecter le bon équilibre entre la description de ce à quoi le lecteur aurait du mal à adhérer et de ce qui ne présenterait plus d’intérêt pour un amateur de science-fiction.   En somme, savoir surprendre en évitant d’aller trop loin…

 

F : Qu’est-ce qui déclenche en vous l’envie d’écrire un nouveau titre ?

CE : Comme vous l’avez mentionné dans vos aimables chroniques, j’essaie de faire en sorte que mes romans véhiculent quelques « messages ». Autrement dit, je n’écris pas uniquement pour distraire le lecteur, mais aussi pour l’inciter à réfléchir. Pour tenter de le faire « cogiter » sur l’avenir de nos sociétés, compte tenu de ce que nous sommes et des moyens dont nous pourrions disposer à plus ou moins brève échéance.

Voilà ce qui me motive et m’amène à me lancer dans un nouveau roman : faire partager mes interrogations.  Mes histoires sont donc un peu destinées à  suggérer des pistes de réflexion  issues de mes propres questionnements !

 

F : Quelle(s) démarche(s) effectuez-vous avant de vous lancer dans l’écriture d’un nouveau titre ? Vous documentez-vous ? Faites-vous des déplacements ? Autre chose ? Comment se passe la genèse de vos romans ?

CE : Je réfléchis ! Mais ni trop ni trop longtemps, sachant que n’importe quel beau scénario a toutes les chances d’être quasiment abandonné au tiers du récit… Car il est connu que les personnages d’un roman finissent toujours par « prendre le contrôle » et tenir la main du romancier !

Par contre, une fois choisis le thème, le lieu et l’époque,  je passe pas mal de temps à me documenter.  Je considère cette phase initiale comme absolument essentielle pour la crédibilité de ce que je m’apprête à écrire. Pour mon premier roman, « Que le diable nous emporte », je me suis replongé dans la physique relativiste, la cosmologie et la biologie. Pour mon second, « Mon amour à Pompéi », la physique quantique et l’histoire du monde romain du premier siècle après Jésus Christ…

 

F : Après avoir écrit votre première série « Que le Diable nous Emporte », comment s’est passée la recherche d’un éditeur ? Comment avez-vous fait vos choix ?

CE : Je crois avoir suivi le parcours classique de tout écrivain débutant qui s’adresse en priorité aux grandes maisons d’édition avant de comprendre que ses chances d’être ainsi édité sont quasi nulles. Je me suis ensuite « rabattu » sur de plus petits éditeurs dont Chloé des Lys faisait partie, en espérant qu’eux accepteraient plus volontiers de prendre le risque de publier un premier roman. Et la chance m’a souri…

 

F : Comment sont réalisées les couvertures de vos romans ? Donnez-vous des instructions précises aux illustrateurs/graphistes ou bien leur donnez-vous carte blanche ? Quel regard l’éditeur a-t-il sur ces réalisations ?

CE : Je m’adresse à une des deux illustratrices qui travaillent bénévolement chez Chloé des Lys. Je lui fournis par contre une idée assez précise de ce que je souhaite, ainsi qu’une première  ébauche réalisée par mon épouse qui suit tout ça de très près ! On me fait parvenir une première couverture  pour avis, couverture que j’accepte si je suis satisfait ou que je refuse dans le cas contraire, auquel cas on recommence. Il s’agit donc d’un travail coopératif (et itératif !) entre l’auteur et l’illustrateur…

 

F : Quel accueil le public réserve-t-il généralement à vos œuvres ? Avez-vous déjà participé à des manifestations littéraires ?

CE : Je n’écris pas depuis très longtemps et n’ai donc pas suffisamment de recul mais j’ai l’impression que la plupart des lecteurs aiment mes romans. Ils les apprécient tout en les jugeant différents de ce que l’on trouve habituellement dans ce genre littéraire. Ils trouvent mes histoires plausibles tout en étant originales, ce qui me comble de satisfaction puisque c’est un peu l’objectif que je m’étais fixé.

Pour les salons littéraires ou autres « foires aux livres », je me suis jusqu’à présent assez peu investi puisque je n’ai participé qu’à une expo organisée par la bibliothèque de ma commune ! Par paresse, je présume. Je vais sans doute devoir me secouer un peu…

 

F : Quels auteurs ou romans vous ont donné l’envie d’écrire, et pourquoi ?

CE : J’ai lu beaucoup de science-fiction et ne citerai pas tous les auteurs qui m’ont inspiré et fait rêvé. Certains ont sans doute eu sur moi plus d’influence que d’autres, comme Isaac Asimov et ses robots, René Barjavel et son angoisse devant une technologie que l’homme ne maîtriserait plus ou, plus récemment, Michael Crichton. J’ai bien aimé « Jurassic Park » et « Prisonniers du temps » tout en déplorant quelques invraisemblances et la tendance bien américaine des courses-poursuites qui n’en finissent pas…

 

F : Enfin, quels sont vos projets pour l’année à venir ?

CE : Eh bien… J’ai écrit un troisième roman (un nouveau roman d’anticipation) dont le manuscrit a été envoyé début octobre à divers éditeurs, dont Chloé des Lys, bien entendu.  Il me reste donc pour le moment à attendre en « croisant les doigts », tout en commençant à réfléchir sur le prochain ouvrage.

Et le prochain dépendra de l’accueil réservé par mes lecteurs aux précédents. Je n’ai encore aucune idée bien précise, mais si « Mon amour à Pompéi » rencontrait un franc succès, je serais peut-être tenté d’écrire une suite. Mais chut…

 

Retrouvez Christian Eychloma sur son blog : http://futurs-incertains.over-blog.com/

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