La voie de la sorcière, de Cécile Guillot

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La Voie de la Sorcière, de Cécile Guillot (tome 1 du cycle Fille d’Hécateéditions du Chat Noir)

La jeune Maëlys menait une vie d’étudiante à peu près ordinaire jusqu’à ce que surgisse dans sa vie l’existence d’un don qui ferait d’elle une puissante sorcière Wiccane.

La Voie de la Sorcière est un petit livre qui se lit facilement et rapidement. Le style est fluide, léger, écrit de manière moderne et parfois un peu (trop ?) familière.
Ce style léger de la narration fait presque passer l’ouvrage pour un témoignage en direct, puisque l’on trouve dans le roman quelques tics de langage (« un brin » répétitif) mais aussi des formules plutôt orales.
Du fait de sa petite taille, les faits racontés le sont de manière trop rapide à mon goût. Ainsi, Cécile Guillot ne prend pas beaucoup de temps pour nous raconter les péripéties de sa jeun et fraîche héroïne. Dès la première page, elle percute un étudiant forcément séduisant et dès la seconde page elle découvre son don, qu’elle accepte tout à fait dès la troisième.
A la lecture du titre, je me suis posée la question de savoir comment je réagirais si du jour au lendemain un parfait inconnu sorti de nul part m’annonçais que ma faculté à si bien connaître les individus était en fait un don de puissante sorcière.
Je ne pense pas que je l’accepterais en une page. Je crois que je commencerais pas rire, puis me moquer un peu du gentil illuminé, avant de poursuivre ma vie comme je la vivais en page 1 avant qu’un vrai gros élément déclencheur ne me décide à finalement penser que l’anonyme avait « peut-être » raison (vous suivez ?). Ce n’est pas le cas dans Fille d’Hécate, et j’ai trouvé par conséquent l’entrée en matière peu crédible. De même, les visions de Maëlys se déclenchent dès qu’elle prend conscience de son don. Pourquoi n’en a-t-elle pas eu avant ?
En revanche, j’ai bien aimé les quelques personnages qui évoluent au fil du roman. Rien d’extraordinaire mais suffisamment intéressant pour donner l’envie de poursuivre. Maëlys est fraîche, comme je l’ai dis, bien que naïve. Dorine est intéressante puisque c’est grâce à elle que nous entrons dans les rites et la culture wiccane, Alexandre est le cliché du bellâtre trop beau pour être honnête, etc…
L’originalité du roman se trouve dans le fait qu’il aborde la figure de la sorcière de manière si traditionnelle qu’on aurait pu l’oublier. En effet, les sorciers d’aujourd’hui sont si imprégnés du succès d’Harry Potter qu’on en a presque oublié la base même de la sorcellerie : les pierres, la nature, les femmes… Il est donc intéressant de (re)découvrir cette culture presque oubliée pour s’imprégner des chants et formules rituelles. J’espère que la suite de la série nous plongera encore plus profondément dans cet univers magique.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les histoires courtes, les histoires de magie et de sorcières.

Les + : Une lecture agréable et des personnages frais. L’histoire se déroule en France, ce qui est assez rare pour être souligné.

Les – : Les événements arrivent un peu trop vite et de manière peu crédible.

Infos pratiques
Broché: 144 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (1 juillet 2012)
Collection : GRIFFE SOMBRE
Langue : Français
ISBN-13: 979-1090627055

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