Archives mensuelles : août 2013

Marquée, de P.C et Kristin Cast

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Marquée de P.C et Kristin Cast (tome 1 de la série La Maison de la Nuitéditions Pocket Jeunesse)

La journée aurait pu être ordinaire pour Zoey et son amie si la jeune fille n’avait pas croisé la route d’un Traqueur, et que celui-ci ne lui avait pas posé la marque de la nuit sur le front. Zoey va devoir intégrer la Maison de la Nuit, l’école pour vampires en devenir… sans savoir si elle va vivre ou mourir.

Qui n’a jamais entendu parler de La Maison de la Nuit, cette saga pour ados écrite par P.C et Kristin Cast, toutes deux mère et fille ?
Avec tous les articles et commentaires que j’ai lu, j’ai eu envie de me pencher sur cette saga comprenant 12 tomes au total (dont 9 sont déjà sortis en France).
J’ai été surprise par la qualité du roman.
Là où une série comme Gods & Monsters m’a un peu déçue et laissée sur ma faim,  j’ai dévoré en une journée ce premier tome.
Les raisons sont assez simples : le style est fluide, simple mais toutefois beaucoup plus travaillé que dans Gods & Monsters. Sans être d’une profondeur énorme digne d’un Harry Potter, cette Maison de la Nuit parvient à nous plonger au coeur de sa structure, et à nous emporter avec elle au coeur du royaume de la déesse Nyx.
Côté scénario, rien de transcendant à mon sens. Comme il s’agit d’une série pour adolescent(e)s, on y trouve la quête de soi, trouver sa place dans la vie, un chemin, un but, se sentir aimé, utile… Les choses arrivent un peu facilement à Zoey, qui se débarrasse des problèmes de manière tout aussi aisée. C’est en cela que le récit manque de profondeur. J’aurais aimé que les auteures s’attardent d’avantage sur des problèmes, sur des relations… de manière à ce que tout ne se passe pas en quelques lignes. P.C et Krtsin cast nous proposent des personnages assez clichés dans un décor qui ne l’est pas moins. On a donc une ville imaginaire où se trouve une école de vampires, une garce qui devient dès le premier jour l’ennemie de notre héroïne, le plus beau mec du lycée qui s’entiche lui aussi dès le premier jour de notre héroïne, choisie par la déesse pour être exceptionnelle, lutte manichéenne pour ses idées etc etc…
Cela ne révolutionnera pas le genre, en somme.
Alors pourquoi est-ce que j’ai apprécié ce premier tome ?
Sans doute parce que le roman se lit bien, que malgré tout j’aime les récits qui se déroulent dans un milieu clos, et assurément parce que j’ai toujours une âme d’ado. Le côté « vampire » est assez subtile et ne prend pas toute la place dans le récit. Les fans de la créature découvriront une autre mythologie pour les buveurs de sang et ne pourront que s’en féliciter.
Ce premier tome, qui pose les bases d’une série assez longue, m’a donné envie de découvrir la suite. Pari réussi non ?

Pour qui : Les lectrices, principalement. Celles qui aiment les histoires légères, faciles à lire et qui ne prennent pas la tête. Celles également qui aiment les vampires, et qui ont gardée une âme d’ado.

Les + : Un récit avec de la profondeur, un style agréable à lire et dynamique, un environnement chaleureux et bien décrit.

Les – : Le décor et les personnages restent clichés et ne révolutionneront pas le genre. Niveau scénario, les péripéties se passent de manière trop rapide pour notre héroïne qui apparait un peu comme une « Super Zoey ». A aucun moment je n’ai eu peur pour elle.

Infos pratiques
Broché:
 330 pages
Editeur : Pocket Jeunesse (7 janvier 2010)
Collection : Pocket Jeunesse
Langue : Français
ISBN-10: 2266187007
ISBN-13: 978-2266187008

Le Dernier Chemin, d’Eva Li

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Le Dernier Chemin, de Eva Li (one shot, éditions Black Out)

Une dangereuse impératrice veut soumettre le village de Bronte à son pouvoir. Si elle n’y parvient pas, les toges de Remus l’obligeront à se marier avec un homme qui prendra la tête de l’empire à sa place, et ce n’est pas concevable. L’impératrice envoie donc régulièrement des espions à Bronte pour tenter de percer les défenses de ce village qui s’obstine à résister.
C’est sans compter sur la ténacité de Loren, le druide du village, dont la haine féroce de l’impératrice fournit bien des ressources. Pourtant, quand son frère disparu revient à Bronte, Loren est partagé. Et s’il était aussi un espion envoyé pour le tuer ?

Merci aux éditions Black Out pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

La première chose qu’on remarque lorsque l’on découvre Le Dernier Chemin est la qualité de l’objet livre. Petit par sa taille mais très travaillé, il présente une couverture avec une jolie doublure qui met en profondeur l’illustration de la forêt. A noter que l’intérieur du livre vous offre un marque-page sous forme d’un fin ruban de tissu vert en harmonie avec la couverture.
Lorsque j’ai vu cette qualité, j’ai très fortement espéré qu’il ne s’agisse pas d’un leurre pour envelopper un texte de moins bonne facture. Après tout ce ne serait pas la première fois que je serais déçue par un livre aguicheur et qui ne tient pas ses promesses.
Quoi qu’il en soit je n’ai pas été déçue par ce roman d’Eva Li.
L’histoire se déroule dans un univers de fantasy médiévale, dans un monde qui aurait pu être le nôtre. On retrouve certains noms (Remus pour Rome) évocateurs de figures ou de lieux historiques réels, des druides, et même Merlin. L’ensemble se place donc dans un monde où une certaine forme de magie est tolérée. Eva Li réussit à rendre crédible son univers car il n’est pas facile d’insérer de la magie sans tomber dans la facilité de tout expliquer et tout résoudre grâce à cela.
L’ouvrage nous entraîne rapidement sur le chemin de Bronte et une certaine forme d’intrigue politique se met en place. Sans être trop poussée, cette dernière nous permet de nous y retrouver facilement dans une galerie où les personnages sont nombreux au point parfois de les mélanger (certains noms sont très proches les uns des autres). L’auteur est parvenue à nouer des relations d’amis/ennemis crédibles et une intrigue qui tient la route. Avoir placé deux frères dans deux camps différents n’est pas novateur mais a le mérite de fonctionner dans cet ouvrage. Si au départ ma préférence allait à Loren, l’orphelin abandonné, j’ai vite retourné ma veste en voyant que ce héros ne possède pas toutes les qualités pour se faire appeler ainsi. Des failles se dessinent rapidement, et l’auteur creuse la vie de ses personnages afin de les amener à commettre des erreurs et à se laisser piéger par leur humanité. Les sentiments des personnages sont nuancés pour ne pas rapidement tomber dans la colère ou la mièvrerie.
Le style est parfois un peu pompeux car certaines phrases sont extrêmement longues, mais dans l’ensemble l’ouvrage se lit bien et facilement. Le vocabulaire choisi nous plonge dans cette période celtique avec les champs lexicaux des druides, bardes, de la Rome antique et des forêts magiques.
Pour résumer, Le Dernier Chemin est un bon petit livre dans tous les sens du terme. Il offre au lecteur une histoire qui ne va jamais trop loin et présente juste ce qu’il faut pour ne pas en faire trop ou pas assez. Sans s’inscrire dans les vastes fresques, ce one-shot sans prétention parvient à faire passer un sympathique moment. Les lecteurs qui aiment la Bretagne seront séduits par le cadre de l’ouvrage et les autres le liront avec un plaisir divertissant.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les ouvrages de fantasy sans vouloir entamer une série en de nombreux tomes, les bretons, les lecteurs qui aiment la magie.

Les + : Un roman agréable à lire et dont l’histoire contient juste ce qu’il faut pour nous divertir. Les personnages sont intéressants dans le traitement de leurs sentiments plutôt nuancés et l’intrigue politique est simple mais correctement menée.

Les – : Quelques phrases trop longues alourdissent parfois inutilement le style de l’auteur.

Infos pratiques
Format :
 12,5×18
Pages : 226 pages, papier bouffant blanc
Prix public : 17 euros, + 3 euros de frais de port,
ISBN : 978-2-916753-22-5

 

 

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