Les disparus de Mapleton, de Tom Perrotta

 

Les disparus de Mapleton

Les disparus de Mapleton, de Tom Perrotta (one shot, éditions Fleuve Noir)

Ca commence par une disparition. Subite, soudaine, sans explication. On ne sait rien si ce n’est que des gens ont disparu sans laisser de trace. Et le temps passe.
Ce livre est le récit du temps qui passe pour ceux qui sont restés.

Je dois dire que je me suis attendue à trouver une histoire fantastique ou une intrigue policière tant le sujet est intéressant à traiter. Or, il n’en est rien ici.
Les Disparus de Mapleton n’apportera pas de réponse aux questions que vous vous poserez. Pourquoi ces disparitions ? Pour aller où ? Dans quel but ? Qu’advient-il des disparus ?
Influencée que je suis par des séries telles que les 4400 ou même Lost, j’attendais un minimum de réponse. Le livre ne m’a laissé qu’une foule de questions et même un goût amer en bouche.
En effet, Les Disparus de Mapleton ne brillent pas par leur absence, bien au contraire. Rien n’est plus présent dans l’ouvrage que les absents. Cela crée un climat de tension permanente, rehaussé d’une mélancolie et d’un désœuvrement complet. J’ai donc retrouvé dans ce titre les symptômes du syndrome « Adieu, ou presque!« , à savoir un livre où la morosité gangrène l’ambiance de la première à la dernière page sans beaucoup d’espoir d’amélioration. Les personnages sont déprimés (et déprimants, d’une certaine façon) et glissent sur la mauvaise pente. On les regarde, lecteurs impuissants, sombrer sans parvenir à se relever.
J’ai espéré jusqu’à la fin quelque chose de positif, un message sous-jacent de ne pas baisser les bras, une petite morale ou même rien que quelques réponses. Absolument rien.
Quant aux personnages, ils semblent tous perdre la raison les uns après les autres pour adopter des comportements difficilement compréhensibles. Je me suis dis que je n’adhérais probablement pas parce que je ne connaissais pas cette situation d’avoir « perdu » un proche, mais tout de même.
Pourquoi l’auteur a-t-il écrit ce titre ? Pour nous éclairer sur le drame que représente le fait de ne rien savoir ? Pour dénoncer le manque de soutient ou les sectes qui profitent de la faiblesse morale pour faire leur beurre ?
Encore une fois pas de réponse.
Je ne conseille donc pas la lecture de ce titre aux personnes qui n’ont pas trop le moral, car il n’est pas des plus divertissants.
Il y avait pourtant beaucoup à faire autour de ce thème toujours très riche. Une prochaine fois peut-être ?

Note : J’ai classé ce titre dans la partie « fantastique » du fait de la disparition inexpliquée.

Pour qui : Les lecteurs qui n’ont pas peur de lire plusieurs centaines de pages où la joie et la gaité ne sont pas au rendez-vous.

Les + : Une écriture facile à lire et un vocabulaire simple pour décrire l’horreur de l’absence des proches.

Les – : Un roman absolument négatif, sans espoir d’amélioration ni porte de sortie. Aucune question ne trouve réponse.

Infos pratiques
Broché: 428 pages
Editeur : Fleuve Noir (22 août 2013)
Langue : Français
ISBN-10: 2265096423
ISBN-13: 978-2265096424

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Un commentaire

  • ah oui, je vais passer mon chemin. L’idée de suivre les persos sans la moindre évolution, sans parler des portes ouvertes laissées béantes à la fin, risque de frustrer mes sentiments de lectrice! Merci de ce billet en tout cas 🙂

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