Resurrection, le dernier vampire , de Jean Vigne

resurrection

Résurrection, de Jean Vigne (tome 2 de la trilogie Le Dernier Vampire, éditions du Petit Caveau)

Virginie Lemère n’a qu’une obsession : Prendre la tête de l’entreprise de bioplasma parisienne. Il faut absolument éviter la fabrication et la distribution à grande échelle d’une forme de bioplasma volatile qui décimerait à coup sûr les vampires du biodôme parisien. Aurore, sa jeune fille rebelle, parviendra-t-elle à maîtriser son addiction au sang humain sans découvrir la vérité sur ses origines ?
La face du biodôme parisien pourrait bien changer de manière définitive… pour le meilleur ou pour le pire ?

Après Désolation, Jean Vigne revient avec une suite toute aussi palpitante. Plus étoffé que le premier, ce texte se concentre à nouveau sur l’histoire de la famille Lemère, principalement Virginie et Aurore, femmes vampires de leur état et extraordinairement belles. On retrouve dans le livre tout ce qu’on a l’habitude de voir chez l’auteur ; des femmes si jolies qu’elles n’en sont pas humaines, une narration alternée entre un JE pour le personnage principal et un ELLE/IL pour les personnages secondaires, des traits de caractères plutôt marqués et surtout un style particulier qui, s’il est propre à l’auteur, pourrait être légèrement retravaillé pour éviter des répétitions de style un peu lourdes à la longue. Jean Vigne use et abuse en effet de son fameux « dont » pour construire phrases après phrases un récit dont la musicalité devient répétitive. Il me semble que c’est la première fois que je me fais à ce point la remarque dans l’un de ses ouvrages.
Mais ça, c’est juste une question de musicalité interne et propre à moi-même. Il est probable que la majorité des lecteurs n’y prêtera même pas attention. Cependant, en ce qui me concerne, lire ou écouter de la musique revient presque au même, et je fais donc attention aux sons que j’entends quand je lis ainsi qu’au rythme des phrases. Résurrection est pour moi un livre au rythme lent et répétitif insufflé par son écriture, comme vous l’aurez compris.
Pour autant le style n’en est pas mauvais. Il est accessible, léger, facile à comprendre et à se représenter.
En outre, le point fort du roman se situe dans son histoire. Résurrection est une quête pour la survie et une enquête pour la vérité. Le scénario nous plonge dans les méandres d’un futur qui reste crédible à tout moment (si tant est que l’on accepte l’existence des vampires, bien sûr). Ce que je veux dire, c’est que l’histoire de Jean Vigne pourrait très bien exister si les choses se déroulaient de cette manière. Les personnages n’ont pas des réactions incompréhensibles et démesurées, on comprend très bien pourquoi ils agissent ainsi, les peurs qui les font avancer, les questions qu’ils se posent, les actions qu’ils accomplissent. Petit à petit, le livre devient plus sombre, plus sinueux. Il y a des morts, nécessaires pour que la vérité éclate. Jean Vigne n’épargne personne, pas même son lecteur qui attendra patiemment le retour du « dernier vampire » (à tort ou à raison).
Une fois de plus, j’ai aimé l’histoire. Peut-être un peu moins que le premier car l’effet de surprise avait disparu, mais je me suis replongée sans peine dans cet univers que j’appréciais dans le premier. On retrouve les marques, les repères, l’auteur distille juste ce qu’il faut d’informations pour que l’on se raccroche à l’histoire précédente (pour ceux qui ont lu le premier tome il y a longtemps, à sa sortie). Le mélange de Science-Fiction et de vampires fonctionne toujours bien et c’est un plaisir de parcourir cet univers intéressant. Le biodôme est dans l’ensemble assez bien construit, tout comme les personnages.
De ce côté, si l’on peut regretter un certain manichéisme dans les caractères, cela est fondu dans la masse de personnages. La galerie étoffée fournie en effet de nombreux protagonistes tous intéressants et utiles à l’histoire. On suit facilement les péripéties sans s’y perdre, et on retrouve avec plaisir quelques clins d’œil culturels.
Résurrection s’inscrit dans la lignée du premier tome. On peut tout à fait lire ce livre indépendamment du premier, bien qu’il soit conseillé de le lire pour en capter toutes les subtilités et allusions.
Un nouveau roman de Jean Vigne qui a tenu toutes ses promesses !

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les histoires de vampires et qui ont lu ou non le premier tome.

Les + : Un univers intéressant mélangeant SF et histoires de vampires, un scénario complexe suffisamment bien orchestré pour nous tenir en haleine jusqu’au bout, une galerie de personnages fournie et tous très différents, la facilité avec laquelle on se replonge dans l’univers.

Les – : Trop de répétition du mot « dont », propre au style de l’auteur, qui de ce fait donne un rythme lent au texte en créant de longues phrases lentes. Les personnages principaux souffrent d’un effet trop manichéen.

Infos pratiques

Date de parution :  25 novembre 2013
ISBN : 978-2-919550-54-8
Nombre de pages : 384
Prix de vente : 19,90€
Illustration de couverture : Fleurine Rétoré
Collection : Miroir de Sang

 

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