Echopraxie, de Peter Watts

echopraxie
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 Échopraxie, de Peter Watts (one shot, Fleuve Editions)
 
Le biologiste Daniel Brüks tente de fuir une menace mortelle et se retrouve malgré lui au sein d’un monastère habité par des moines surhumains aux pouvoirs extraordinaires. Traqué par une vampire, Dan acceptera de partir dans l’espace pour sauver sa vie.
 
Présenté comme un livre de science-fiction, Échopraxie est avant tout un roman de hard-fiction. Car « hard », il l’est, dans le sens où ce titre s’est révélé être extrêmement difficile à lire et à comprendre.
J’aime ce genre de lectures pour en avoir déjà lu (comme l’excellent Évolution de Stephen Baxter ou le très bon Que le Diable nous emporte nous emporte de Christian Eychloma), mais je suis restée hors d’Échopraxie
Trop difficile à saisir avec des concepts trop peu vulgarisés, j’ai passé mon temps à penser aux autres romans que j’ai lus et à ceux que j’allais lire ensuite. Je regrette le style de l’auteur, tantôt noyé dans le dialogue philosophique au point de me demander comment on en est arrivé là, tantôt dans la description si technique qu’il m’était impossible de me faire la moindre représentation mentale de la scène.
Je suis donc restée à l’extérieur de l’histoire du début à la fin. 
Les personnages me sont restés étrangers. Daniel Brüks est présenté sous un angle peu avantageux qui ne donne pas envie de s’attacher à lui. Moore, Sengupta et les autres ont bien quelques motivations secrètes et personnelles mais elles ne sont qu’en trame de fond, en arrière plan de l’histoire et sont presque anecdotiques. Je n’ai pas compris l’intérêt de parler de « vampire » et de « zombies ». Les particularités de ces deux créatures ne sont pas suffisamment exploitées pour leur donner vraiment corps. L’auteur aurait pu tout aussi bien donner à ses monstres d’autres genres sans que cela ne change quoi que ce soit à l’histoire.
Cette dernière e déroule principalement dans un vaisseau spatial, à la fin du XXIème siècle. Je déplore qu’on n’en sache pas plus sur la situation planétaire, sur l’évolution de l’humanité. Ce qui est amené dans le récit est trop brut, trop soudain, et en même temps assez imprécis. J’aurais aimé en savoir plus sur la situation géopolitique de la planète ou encore le quotidien de la population.
J’ai été surprise de lire à la fin de l’ouvrage une importante quantité de « notes et références ». L’auteur y développe ses idées avec des dizaines de sources pour étayer ses arguments.
Certes.
Mais je pars du principe que si le livre était correctement pensé, le lecteur n’aurait pas besoin d’explications à la fin du livre. J’ai eu l’impression que seuls les lecteurs ayant lu les dizaines et les dizaines d’ouvrages cités à la fin du livre pouvaient en saisir pleinement sa profondeur. En cela j’ai beaucoup mieux compris l’histoire et certaines de ses subtilités à travers ce chapitre de « notes et références ».
En d’autres termes, je sens qu’Échopraxie est un livre profond et que ce qu’il nous raconte est travaillé. Mais l’ouvrage est raconté dans un style et un niveau dignes d’une langue étrangère, pour moi.
 
Pour qui : Les lecteurs de Hard-Fiction au sens le plus pur du terme.
 
Les + : De bonnes idées, des concepts intéressants.
 
Les – : Une hard fiction trop difficile d’accès pour le grand public. Un style froid, brut, qui oscille entre longs dialogues et descriptions techniques. Les personnages ne sont pas attachants et manquent parfois de profondeur.
 
Infos pratiques
Editeur : Fleuve éditions (11 juin 2015)
Collection : RENDEZ-VOUS AIL
Langue : Français
ISBN-10: 2265090379
ISBN-13: 978-2265090378

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