Les Premiers-Nés, d’Arthur C. Clarke et Stephen Baxter

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Arthur C. Clarke et Stephen Baxter, Les Premiers-Nés (tome 3 de la trilogie L’Odyssée du Temps, éditions Bragelonne)

L’Humanité a survécu à la tempête solaire et doit maintenant panser ses plaies et se reconstruire. Cependant, les Premiers-Nés n’en ont pas terminé avec les Hommes et ont toujours pour objectif de les exterminer. Une nouvelle menace se dirige donc très vite vers la Terre, l’entrainant dès lors dans une guerre ouverte et intergalactique.

Il n’est jamais simple de passer après un coup de coeur, mais encore moins lorsqu’on n’est pas inspiré. Après l’excellent Tempête Solaire, la barre était placée très haute et j’attendais un final exaltant en forme d’apothéose. Ce que j’ai lu ici n’a rien de tout cela et ma déception est inversement proportionnelle à mon coup de coeur pour le précédent tome.
On retrouve ici les personnages des précédents avec quelques nouveaux, principalement fils et fils des défunts de la tempête solaire. Mais ces personnages ne sont pas du tout attachant. De même que Myra, la fille de Bisesa qui tient un rôle important pour la première fois de l’histoire, les personnages sont froids, fades, je ne m’y suis pas attachée et ils m’ont déçus. Leur histoire est survolée. Il y avait pourtant beaucoup à faire et à exploiter, mais j’ai eu l’impression que les auteurs ne savaient plus comment recoller les morceaux du scénario imaginé au départ (dont je rappelle que les deux premiers tomes n’ont rien à voir ou presque l’un avec l’autre).
Tout comme Mir, le roman est un assemblage plus ou moins grossier de morceaux qui ne forment rien de cohérent. La faute aussi à un trop grand mélange d’époques et de destinations qui nous perds en cours de route. J’ai eu du mal à voir où les auteurs voulaient en venir, et j’avoue que la fin m’a laissée perplexe. La première chose que je me suis demandée était « est-ce qu’il en manque un bout ? Est-ce qu’il y a une suite ? » Mais non. Ca se termine abruptement et point final.
Inutile d’ailleurs de chercher à en savoir plus sur ces fameux Premiers-Nés dont on parle depuis le début et qui portent le nom du roman, vous ne saurez rien. Leurs motivations sont floues et je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une véritable guerre entre eux et l’humanité. On nous en parle sans nous la montrer vraiment.
Comme dans les premiers opus, nous apprenons surtout ce qu’il en est de la vie sur différentes planètes mais ici les histoires sont celles d’un quotidien sans grand intérêt au goût de redite par rapport au précédent tome. Une redite, certes, et en moins bien.
Lorsque ma lecture s’est terminée, j’ai eu l’amer sentiment d’avoir perdu mon temps et d’être passée à côté de la vraie histoire. Pourtant ce n’est pas une mauvaise blague, ce tome est bien le dernier de la trilogie.
Comme on dit souvent que le dessert donnera l’impression globale du repas, je retiens de cette trilogie une demi-teinte tirant vers la déception. Dommage.

Pour qui : Les lecteurs qui ont lu les deux premiers tomes.

Les + : C’est toujours bien écrit et on appris quelques choses sur le monde de l’infiniment grand.

Les – : Un scénario décevant peuplé de personnages qui ne sont pas attachants et de pistes mal exploitées.

Infos pratiques
Broché: 432 pages
Editeur : Bragelonne (22 juin 2012)
Collection : Science-Fiction
ISBN-10: 2352945755
ISBN-13: 978-2352945758

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