Esprits Impurs, de M.L.N Hanover

esprits impurs

Esprits Impurs, de M.L.N Hanover  (tome 1 de la série La Fille du Soleil Noir, éditions Milady)

Lorsque Jayné apprend la mort de son oncle, elle ne se doute pas un seul instant du monde étrange dans lequel elle s’apprête à entrer.
Pourra-t-elle se protéger avec fortune colossale dont elle hérite ? Qui sont les hommes qui évoluaient dans l’environnement mystérieux de son oncle Eric ? Et surtout, la petite fille paumée pourra-t-elle marcher dans les ambitieuses et charismatiques traces de son oncle ?
Ce qui est sûr, c’est que les membres du Collège Royal ne sont pas décidé à lui faciliter la tâche, surtout quand on sait que leur principal objectif est de la tuer.
Jayné va donc devoir s’adapter, et si possible très vite.

Je possédais ce titre depuis longtemps dans ma bibliothèque numérique et je me suis enfin décidée à entamer sa lecture. Esprits Impurs est le premier tome d’une trilogie parue chez Milady en 2012, en pleine veine Bit-Lit. Nous avons donc ici tous les ingrédients d’un roman de Bit-Lit. Si certaines séries ont su me convaincre (Mercy Thompson ou Les Soeurs de la Lune, par exemple), ce n’est pas vraiment le cas de celle-ci.
Agréable à lire, l’histoire m’a surtout semblée trop facile et franchement fouillie.
Si je reproche à certains auteurs l’utilisation abusive de la magie pour tout faire et tout expliquer, j’ai retrouvé ici le même problème, sauf que l’argent remplace la magie.
En effet, on apprend dès le départ que l’héroïne hérite d’une fortune abyssale (acquise on ne sait trop comment) ainsi que d’un nombre incalculable de propriétés dans tous les pays du monde. On sent déjà venir le tour du monde facile sans souci et les ennuis résolus par l’argent.
Pas de tour du monde dans ce premier tome qui installe l’intrigue et l’univers, mais beaucoup de problèmes résolus par l’argent. Je regrette que l’héroïne n’ait qu’à dépenser des billets pour s’offrir sans effort un grand nombre d’informations capitales. C’est très pratique pour que l’auteur n’ai pas à expliquer comment on les a obtenues. Le super méchant se cache mais vous voulez tout connaitre de son emploi du temps ? Hop, quelques billets et l’avocate vous trouvera son emploi du temps complet et ultra confidentiel (pas très malin le méchant, non ? ) . Vous devez préparer une opération digne des plus grands films d’action ? Hop, quelques billets et on vous dégote des moto dernier cris (avec l’équipement qui va bien en cadeau), un hélicoptère et tout ce qui s’en suit.
Franchement… non.
Je n’ai pas du tout été convaincue.
Le reste du scénario est un peu fouilli car l’auteur essaie d’installer une mythologie avec des créatures particulières. Mais l’abus de thermes spéciaux (signalés en italique) ainsi qu’un flot d’informations étranges à retenir en peu de temps (vous savez, le gentil personnage qui vous débite tout le pitch de l’univers du livre en une seule réplique ? On y est) m’ont perdu. Si bien que je n’ai pas toujours compris les motivations des uns et des autres.
C’est bien simple, quoi que fasse l’héroïne, elle a un comité d’accueil. Et quand c’est elle qui veut attaquer, cela ne marche jamais très bien.
J’ai plusieurs fois eu l’impression de me retrouver au cinéma devant un film digne des Expendables, les stars en moins.
Quelques longueurs ponctuent le romans, comme par exemple une scène inutile où l’héroïne passe des heures à faire du shopping, pour finalement tout donner à des associations car elle n’a pas la force de garder tous ses vêtements hors de prix. Plusieurs scènes ne servent à rien, à l’image de celle-ci. S’il s’agit de nous rendre l’héroïne plus sympathique, c’est raté.
Jayné est une fille tout ce qu’il y a de plus classique dans la littérature Bit-Lit. Un peu paumé, un peu sans famille, un peu coupé de la vie sociale, avec des pouvoirs un peu insoupçonnés alors qu’un peu destructeur, protégée un peu sans le savoir, et qui va tomber amoureuse dès les premières pages et évoluer dans un milieu d’hommes.
Les autres personnages sont également classiques puisqu’on retrouve les grosses brutes tatouées qui soliloquent en fin de roman pour expliquer leur démarche, les amis qui font confiance immédiatement, l’amoureux incompris, et l’ennemie qui devient l’amie parce qu’en fait au fond c’est une fille bien.
Je reconnais que l’auteur a tenté une mythologie avec la création des Cavaliers, mais en plus de n’avoir pas adhéré, je n’y ai pas vraiment cru. J’attendais plus de caractère, plus de surprise et moins de facilité. Beaucoup moins de facilité.
Enfin, la couverture ne reflète pas vraiment l’ouvrage, je cherche encore le lien entre ces deux choses, tout comme le titre de la série « La Fille du Soleil Noir ». J’imagine qu’il va falloir lire la suite pour en savoir plus, et heureusement que je l’avais acheté en même temps que ce premier tome car je ne suis pas sûre de m’être suffisemment attachée aux personnages pour acheter la suite sans cela.

Pour qui : Les lecteurs qui cherchent une histoire de Bit-Lit classique et sans surprise.

Les + : Une tentative d’inventer de nouvelles créatures inexploitées dans ce genre.

Les – : Trop de facilité, de clichés, pas assez de surprises… je n’ai pas été convaincue.

Infos pratiques
Poche: 384 pages
Editeur : MILADY (19 janvier 2012)
Collection : Bit-Lit
Langue : Français
ISBN-10: 2811206566
ISBN-13: 978-2811206567

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s