Archives mensuelles : décembre 2016

Courting Darkness, de Yasmine Galenorn

courting darkness

Courting Darkness, de Yasmine Galenorn (tome 10 de la série Les Soeurs de la Lune, éditions Milady)

Alors que Camille revient des royaumes du nord, elle et ses soeurs sont appelées pour aller à la rencontre d’un étrange phénomène dans un parc. Un portail, semble-t-il.
Le malheureux Chase en fera les frais, basculant de l’autre côté.
Alors que Camille et Delilah entreprenne d’aller le chercher, un plus gros problème encore surgira des ténèbres : Hyto, le père de Flam, est bien décidé à retrouver Camille et à l’enlever pour lui briser le corps et l’esprit. Le cruel dragon blanc n’a jamais supporté le mariage de son fils, et, fou de rage, compte bien anéantir se dernier à travers l’aînée des soeurs D’Artigo.
L’amour et la famille peuvent-ils toujours triompher ?

Ce dixième tome (et dernier édité chez Milady jusqu’à nouvel ordre, snif), est certainement celui que j’ai le plus apprécié de la série.
Yasmine Galenorn sait se renouveler à travers les romans, si bien que la série ne souffre pas de longueur et d’ennui, comme ce peut être le cas chez Laurell K. Hamilton et sa célèbre Anita Blake.
Ici, l’histoire des trois soeurs suit son cours et on découvre Camille en bien mauvaise posture.
J’ai retrouvé dans ce personnage et son histoire beaucoup de similitudes avec Phèdre, de la série Kushiel. La captivité, le fait de dire que se soumettre n’est pas toujours une preuve de faiblesse, l’amour des siens et de la famille, l’érotisme… j’ignore si l’auteur s’est inspirée de l’excellente trilogie de Jacqueline Carey pour écrire ce tome mais j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le même genre d’ambiance dans ce titre.
On découvre une Camille plus fragile, plus nuancée… Si bien que les scènes de sexe sont beaucoup moins nombreuses que dans les autres tomes qui lui sont consacrées, ce qui les rend d’autant plus fortes. Un autre point que j’ai apprécié.
En revanche, le personnage a tendance à sombrer un peu trop souvent dans la mélancolie, au point de se répéter sur le fait que les soeurs ont vécu de très nombreuses aventures depuis le début de leur histoire (on s’en doute).
A ce propos, je ne conseille pas de lire ce tome sans avoir lu les précédents. Certes il s’agit d’une histoire indépendante, mais elle compte tant de personnages, tant de relations, tant de détails… que vous seriez probablement perdu. La liste des personnages principaux en fin de roman ne vous aiderait pas beaucoup car elle est incomplète.
Mais si vous avez lu les 9 premiers, je ne peux que vous conseiller de lire celui-ci !
Mon seul gros regret est que Milady ne compte pas éditer la suite pour le moment (aux État-Unis, la série compte déjà 18 tomes sortis et 21 sont pour l’instant annoncés sur le site de l’auteure). J’espère avoir à nouveau l’occasion de me plonger dans les histoires palpitantes des soeurs D’Artigo. Cette série, qui se lit comme on regarde les épisodes de la série Charmed, est un plaisir de lecture, léger et divertissant.

Pour qui : Les lecteurs qui ont aimé les premiers tomes et veulent connaître la suite.

Les + : Une ambiance agréable, une plume toujours aussi immersive, une galerie de personnages riches et une histoire qui se renouvelle.

Les – : Le personnage principal a tendance à se répéter à de nombreuses reprises sur son passé par rapport aux précédents tomes.

Infos pratiques
Broché: 442 pages
Editeur : Milady (20 juin 2013)
Collection : Bit-Lit
Langue : Français
ISBN-10: 2811209492
ISBN-13: 978-2811209490

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Gavriel Howard Feist – L’Ombre d’un maître disparu – Les Légendes de la Moïra

les-legendes-de-la-moiraGavriel Howard Feist – L’Ombre d’un maître disparu (épisode 1 de la série Les Légendes de la Moïra, CKR éditions)

Ici commence l’histoire de celles et ceux qui s’apprêtent à réécrire les légendes de la Moïra.
Au large du continent, sur une terre aux paysages sauvages où se mêlent hautes montagnes, rivières tumultueuses et vastes forêts, les Hommes, les Elfes et les Orques tentent, tant bien que mal, de préserver une harmonie aussi précieuse que précaire.
Forgée cinq cent ans plus tôt, l’alliance des Hommes et des Elfes sombre peu à peu dans les brumes de l’oubli. Les liens du passé se distendent, tandis que l’ancien règne de terreur du Maître et de son Triangle Noir ressurgit des profondeurs de la forêt, menaçant l’équilibre de l’île toute entière.

Ce résumé est le résumé fourni sur le site de l’éditeur, car j’ai été bien incapable de résumer par mes propres moyens ce premier épisode de série.
Les légendes de la Moïra est une nouvelle série numérique des éditions CKR et la série qui inaugure la collection dédiée à la fantasy.
Que dire de ce premier épisode ? Bien qu’extrêmement court (j’irais même jusqu’à dire « furtif »), il y a quelques choses à en retenir.
La première, comme je viens de le souligner, est un élément récurrent dans les séries numériques de CKR : la longueur. Ou plutôt le manque de longueur.
Bien que le site de l’éditeur affiche le nombre de 39 pages pour cet épisode vendu 2,99 dollars, ma liseuse Kobo n’en affichait plus que… 18 !
Extrêmement court pour un épisode. Je l’ai lu en à peine 15/20 minutes un matin en partant au travail. Moi qui aime lire dans les transports, je me suis vite retrouvée au bout de ce texte que l’éditeur a eu la gentillesse de me faire parvenir. Et je reconnais que je suis contente de ne pas l’avoir acheté. Je ne parle jamais du prix des textes que je lis mais ici, l’effet me donne l’impression de ces séries vendues dans le commerce dont le premier morceau démarre à 1 euro et qui ne représentent rien tant que l’on n’a pas investi dans les 150 premiers numéros…
Car je ne peux pratiquement rien dire de ce texte. Et j’ai un souci de ce côté là. Que le texte soit court pourrait passer s’il était construit pour ce format, tel une nouvelle. Mais ce n’est pas le cas.
Selon moi, une série numérique porte bien son nom quand elle est composée de plusieurs épisodes, tous construits avec un début, un milieu et une fin (introduction/péripéties/résolution de problèmes et progression vers le but final). Ce n’est malheureusement pas le cas ici où le texte s’arrête à la fin d’un second petit chapitre, sans guère nous avoir appris grand chose.
Oui ce premier épisode introduit des personnages et des objectifs assez classiques dans un univers de fantasy, mais c’est à peu près tout ce que l’on peut en dire. Il y a une guerrière rousse, une jeune fille dont on devine déjà qui elle a croisé sur sa route, et un magicien trop étrange pour être honnête.
Voilà. Et c’est tout pour ce premier épisode. Mais je suis presque certaine que je pourrai faire le même constat sur au moins le prochain car cette fonction d’introduction n’est clairement pas terminée, ici. Et la fin de l’épisode semble venue de manière presque arbitraire, histoire de découper un texte en série alors qu’il n’a pas été conçu pour cela.
Ce souci, que j’avais déjà abordé dans la précédente série, Nekromantia, m’a profondément déçue. Je ne retrouve pas ici ce que j’attends d’une série, c’est pourquoi je ne poursuivrai ma découverte de ce feuilleton que lorsqu’il aura été édité en entier et sera disponible en lecture « classique ». Comme pour Nekromantia.
Selon moi il ne suffit pas de découper un texte en morceaux pour en faire un feuilleton. J’attends plus d’un feuilleton numérique et je suppose que le lecteur aussi.
A part cela, le style de l’auteur est agréable, Gavriel Howard Feist est plutôt sympathique à découvrir même si je pense que la taille de cet épisode le dessert complètement. Un peu comme la couverture extrêmement sombre et qui n’a laissé voir qu’un rectangle très foncé à l’écran de ma liseuse. J’ai été intriguée par le choix du mot « Moïra », ayant lu il y a bien longtemps la trilogie La Moïra d’Henry Lovenbruck. J’avais beaucoup apprécié cette trilogie et je craignais de retrouver ici une forte inspiration. Or, a part une allusion à un loup en début de titre, la comparaison semble s’arrêter là. Je dis bien « semble », car encore une fois il y a trop peu de texte pour pouvoir l’affirmer.
Espérons que les prochains épisodes sauront apporter plus de satisfaction aux lecteurs qui les liront.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les textes courts et la fantasy.

Les + : Un style plutôt agréable à découvrir.

Les – : Beaucoup trop court.

Infos pratiques
Collection : Émeraude
Format : Numérique
ISBN : 978-2-924664-06-3
Date de parution : 26 novembre 2016

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