Seconde Nature, d’Emmanuel Ardichvili

Seconde Nature, d’Emmanuel Ardichvili (one shot, éditions Le Lamantin)

Le jeune Léo rêve de pouvoir séduire Astrid, son amie amoureuse de la nature. Il va donc faire des efforts et s’intéresser au monde qui l’entoure. Jusqu’au jour où, croyant bien faire, il va toucher un étrange champignon. Il se sentir alors différent, à un point qu’il ne peut même pas imaginer. Si cela semble positif au départ, cette maladresse pourrait bien lui coûter cher. Léo va alors comprendre qu’il est au coeur d’une lutte sans merci dont l’issue n’est rien de moins que la survie de l’espèce humaine.

ROMAN COUP DE COEUR

Après avoir lu La Tour et Propensia animis spongiasis dans l’anthologie animaux fabuleux (tous deux aux éditions Sombres Rets), Seconde Nature est donc ma troisième lecture de cet auteur.
Si j’ai apprécié les deux premières à travers l’indéniable talent de l’auteur, cette nouvelle lecture est un coup de coeur.
Comme pour La Tour, ce roman s’adresse à un public jeunesse. Il traite de questions très actuelles, comme la vie privée, la sécurité des individus et surtout l’environnement. Vivre en harmonie avec la nature n’est pas simple et ce livre nous rappelle que les êtres végétaux ont aussi leur rôle à jouer dans l’équilibre de la planète.
J’ai lu ce roman pratiquement en une seule fois, happée par l’histoire et les protagonistes. J’ai beaucoup aimé le duo Léo/Astrid. Il fonctionne aussi bien que le duo des Inséparables, d’Elie Darco. Léo est un jeune garçon intéressé par l’idée de plaire à la fille qu’il aime en secret, et qui va donc se mettre dans des situations délicates pour y parvenir. C’est également un personnage curieux et courageux, plein de ressources comme peuvent l’être les garçons de son âge. Il est de se fait très attachant.
Astrid, un peu plus en retrait, est l’archétype de la fille que personne ne regarde, mais qui est intelligente, « naturelle » et agréable. D’autres personnages gravitent autour du duo mais ils sont secondaires. Le roman n’étant pas très épais (184 pages), la galerie de personnages n’est pas très étoffée. Ce n’est pas un reproche car, de ce fait, les protagonistes cités sont développés et bien décrits. On comprend leurs motivations et ils ont tous une personnalité propre à eux.
Nous sommes dans un futur que l’on ne sait pas qualifier de « proche » ou « lointain », néanmoins le lecteur n’est pas perdu comme cela pouvait être le cas dans La Tour, à cause de la prolifération de termes spécifiques à l’univers. Ici le roman se déroule dans un futur où les choses rappellent beaucoup celles de notre monde actuel. Ainsi, les gens se déplacent escortés de drones, on peut télécharger des hologrammes sur une sorte d’internet.
Le style d’Emmanuel Ardichvili est toujours aussi fluide et immersif. Je voyais vraiment les personnages et la narration de Léo nous le rend encore plus proche et attachant. On ne peut que l’aimer.
L’histoire est rythmée, il s’y passe beaucoup de péripéties. Au point que, de petit chapitre en petit chapitre, j’ai lu le roman en entier, presque d’un seul coup comme je le disais. J’ai été happée par l’histoire de Léo et voulais toujours connaître la suite.
Autant j’ai apprécié le roman pour son premier degré, autant je l’ai aussi apprécié pour les suivants. L’auteur a en effet glissé dans ses pages un vrai message de fond : celui de la préservation de l’environnement. Nous devons essayer de vivre en harmonie avec la nature car elle souffre de tout ce que l’homme lui inflige au quotidien. Ce ne serait que justice si cette histoire se produisait  vraiment. De plus l’idée soulevée par les champignon « parasites » est intéressante.
Une lecture qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes et qui, à mon avis, pourrait sans mal être proposée à l’école.
Un vrai bon livre qui a des choses à dire ? C’est forcément un coup de coeur. Bravo !

Pour qui : pour tous les humains de la planète.

Les + : Un message derrière l’histoire, des personnages attachants, un style agréable, une histoire originale.

Les – : C’est un coup de coeur donc je n’en ai pas trouvé.

Infos pratiques
Editeur : Du Lamantin
Date de parution : 26 septembre 2017
Collection : Lamantin Migrateur
EAN : 979-1092271348
ISBN : 1092271341

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