L’Opéra Macabre, de Jeanne Faivre d’Arcier

LOpera macabreL’Opéra Macabre, de Jeanne Faivre d’Arcier (one shot, éditions Bragelonne)

L’Opéra Macabre réunit deux textes de Jeanne Faivre d’Archer : Rouge Flamenco et La Déesse Ecarlate. Ces deux textes racontent l’histoire de Carmilla, une vampire réduite en esclavage par un créateur inconnu et absent, qui ne trouvera la paix que lorsqu’elle aura retrouvé celui qui lui a infligé cela. Elle sera accompagnée dans sa quête par Mâra, une envoûtante vampire indienne. Le tour du cadran sur la roue du temps sera synonyme de tour du monde et de rencontres inattendues.

Ces premier textes que je lis de cette plume présentée comme « La Anne Rice Française » me laissent une impression passablement mitigée. Je n’ai pas souvenir d’avoir été si perdue en lisant Anne Rice. Son entretien avec un vampire était prenant, et présentait également un texte mis en abime.
Or, si je disais dans ma chronique d’Entretien avec un vampire, qu’Anne Rice ne se perdait pas dans son récit, cekà n’a pas été le cas avec Jeanne Faivre d’Arcier.
Les deux textes de l’Opéra Macabre m’ont perdus plus d’une fois. Comme chez le plus célèbre titre d’Anne Rice, on assiste dans la première partie (Rouge Flamenco) à un témoignage, ici fait d’un vampire à un autre. L’auteur a imbriqué des récits dans le récit, et tout s’enchaîne rapidement. On passe du coq à l’âne sans s’attarder sur des éléments qui auraient mérités des approfondissements. J’ai regretté ces longs moments qui racontent à une vitesse folle certaines péripéties des voyages de Carmilla, alors qu’ils auraient mérités des chapitres à eux tout seuls. On a donc l’impression de subir le récit et ce que Carmilla veut nous imposer.
De ce fait, j’ai décroché plusieurs fois, ne parvenant pas à m’attacher au personnage principal dont je ne comprenais plus trop les désirs ou les motivations.
La seconde partie, La Déesse écarlate, est plus vivante car le récit est plus traditionnel et moins narratif. Il y a plus d’action et on a l’impression que l’histoire progresse, ce qui n’était pas le cas dans le premier texte.
Je suppose que l’auteur a voulu nous présenter deux vampires sous un jour ultra féminin pour nous montrer que l’on peut être vampire et rester femme, mais cela n’a pas fonctionné avec moi. A une vie tragique fait ensuite écho une vie dissolue d’enfants pourries gâtées. J’ai eu l’impression d’assister à ces histoires de bourgeoises new-yorkaises blasées qui pètent les plombs. Si le but de ce texte était celui-ci, c’est réussi. En revanche si le but était de nous rendre ces femmes attachantes, c’est plutôt raté.
Et je suis d’autant plus triste que les idées développées ici ont selon moi beaucoup de potentiel. L’idée d’un créateur absent mais qui a marqué sa création du seau de l’esclavage par deux bracelets d’argent est bonne. L’idée de survivre grâce à la danse aussi, le tour du monde, et plein d’autres choses sont bonnes.
Mais voilà, trop vite, trop juste, trop passif… le style joue beaucoup dans mon sentiment mitigé.
Une intégrale que je vais vite oublier.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de vampires et les personnages féminin au caractère fort.

Les + : beaucoup de bonnes idées dans ces deux titres.

Les – : un style trop passif où le lecteur subit les événements, on passe trop rapidement sur trop de péripéties, les héroïnes n’ont pas réussi à m’émouvoir.

Infos pratiques
Photo : © Yurok / Shutterstock
Illustrateur : Anne-Claire PAYET
Date de parution : 12/07/2013
Nombre de pages : 528
ISBN : 9782352946915

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