Archives mensuelles : février 2018

Zombie Planet, de David Wellington

Zombie Planet, de David Wellington (tome 3 de la trilogie Zombie Story, éditions Milady)

Cela fait 12 ans que l’invasion zombie a débuté et la planète est désormais recouverte de morts-vivants. Les humains perdent la bataille et la survie est de plus en plus difficile. D’autant plus que les créatures sont contrôlées par un puissant zombie, capable de bien des prodiges.
Sarah, qui survie comme elle peut, est bien décidée à mettre fin à tout cela et à purifier son amie Ayaan, ancienne protectrice qui a malheureusement connu un sort bien tragique.

J’ai mis du temps à lire cette suite et fin. Après l’excellent Zombie Island et le décevant Zombie Nation, je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce Zombie Planet.
En vérité, je dois vous confier qu’on ne m’en avait pas dit du bien, raison pour laquelle j’ai mis un peu plus de 4 ans avant de le sortir de ma pile à lire.
Qu’en ai-je donc pensé ? Quel est mon avis personnel ?
En un mot comme en cent, j’ai galéré. Du début à la fin cette lecture a été on ne peut plus laborieuse.
Certes, j’ai mis un temps fou à lire cet ultime tome, si bien que j’ai eu du mal à me remettre dans l’univers. Toutefois, l’univers étant lui-même un chaos sans nom, rien n’est fait pour aider le lecteur à s’y retrouver. Je pense que mon impression aurait été la même si j’avais enchaîné mes lectures, tant ce que l’auteur nous propose est un foutoir.
La galerie de personnage n’y est pas étrangère. Entre les zombies, les humains, les extra-terrestres, les espèces de vampires… le bestiaire est un globiboulga d’un peu tout, au point que je n’ai pas trouvé de cohérence. L’univers n’a rien de cohérent. David Wellington semble avoir écrit son texte à la volée, choisissant d’y insérer des créatures et des péripéties en fonction de son humeur. Les différents éléments ne se tiennent pas vraiment, des disparus reviennent, des leaders sont décimés, des aliens arrivent et mutent comme les boss de Resident Evil… Bref, j’ai été noyée.
Les pages se sont enchaînées et je peinais à comprendre. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Depuis quand ? A aucun moment je n’ai réussi à reprendre pieds. Trop c’est trop.
Aussi bien dans le temps que dans l’espace, j’étais perdue. Même en m’y étant préparé pendant 4 ans, j’ai regretté d’avoir ouvert ce titre. Peut-être n’était-ce encore pas le bon moment pour moi ? Ou peut-être ai-je trop attendu ? Je ne saurais dire.
C’est peut-être ma faute, après tout.
Mais vraiment, je n’ai rien compris à ce que j’ai lu, et pour ce que j’ai lu, je n’ai pas aimé. Inutile de préciser que si vous n’avez pas lu les premiers, vous avez encore moins de chance de comprendre ce qui se joue ici (déjà qu’en les ayant lus vous n’y comprendrez rien…).
Je dois reconnaître que mon avis final et personnel est conforme à ce que l’on m’en avait dit, malheureusement. Je ne trouve rien à sauver ici, tant le naufrage est rude.
L’auteur a écrit d’autres séries, dont une sur les vampires (Vampire Story), mais je ne compte pas lire d’autres de ces titres. L’ascenseur émotionnel produit par le très prometteur premier, et le n’importe quoi des suivants m’ont refroidie. J’ai même de la peine pour la personne qui me les a offerts.
Heureusement, c’était il y a longtemps.
Pour conclure cette chronique, si vous hésitiez à lire cette saga, je ne peux que vous recommander de passer votre chemin et de faire d’autres choix. Il y a sur ce blog bien assez d’ouvrages de zombies pour vous proposer de bonnes choses (série Feed ou Walking Dead, pour ne citer qu’elles).
Ne me remerciez pas.

Pour qui : les lecteurs qui ont déjà lu les précédents tomes et ont envie de connaître la fin.

Les + : C’est la fin de la série.

Les – : un livre sans queue ni tête qui laisse une impression de foutoir absolu, écrit de manière lourde et dont la lecture s’est révélée aussi laborieuse que douloureuse.

Infos pratiques
Poche: 448 pages
Editeur : Bragelonne (11 juillet 2013)
Collection : FANTASTIQUE
Langue : Français
ISBN-10: 281121058X
ISBN-13: 978-2811210588

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Il neige sur Encelade, d’Olivier Moyano

Il neige sur Encelade, d’Olivier Moyano (one shot, éditions du Chat Noir)

Un petit garçon qui a assisté à l’assassinat de sa mère par son père raconte à un psychiatre. Dans ses propos de jeune enfant revient l’étrange figure d’un chat qui s’allume. Mais de quoi le petit Steven veut-il parler ? Que signifie ce chat ?
Le jour où le garçon disparaît, Sylvère Murat, le praticien, part à sa recherche. Il découvrira une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

Ce livre m’intéressait depuis longtemps en raison de son résumé attractif et surtout de sa magnifique couverture. Le titre, lui aussi, m’attirait par sa poésie et sa douceur. Tout dans l’objet inspire la poésie et j’ai enfin pu l’acheter en septembre dernier à l’occasion du festival des Aventuriales à Ménétrol.
Le livre se lit vite car il n’est pas très épais, moins de 200 pages, et peu à mon avis se décomposer en deux parties.
Si j’ai beaucoup aimé la première, j’ai été un peu déçue par la seconde.
En effet, la première partie se concentre sur le petit Steven et ses séances chez Sylvère Murat, où l’on découvre la figure du chat qui s’allume. Le roman est écrit sous la forme de compte-rendus et de transcriptions d’enregistrements. J’ai trouvé ce parti pris très intrigant, créant une curiosité propice à tourner les pages. En plus on apprend quelques informations intéressantes distillées finalement par l’auteur, si bien que le début du roman se lit d’un trait et avec avidité.
Puis le petit Steven disparaît et la seconde partie commence.
Cette nouvelle partie stoppe le récit indirect comme c’était le cas dans la première partie, pour passer à une narration classique de roman.
A partir de ce moment, l’auteur opère un virage que j’ai trouvé trop différent du début du livre. L’ambiance change et le caractère des personnages aussi. On bascule dans un récit non plus fantastique mais presque fantasy. La poésie devient mystique, et je me suis un peu perdue dans ce changement de style.
Le personnage principal procède à un revirement assez peu crédible, au point de quitter sa femme du jour au lendemain (mais vu que ce personnage ne servait à rien je me suis demandé pourquoi ne pas avoir créé le praticien célibataire dès le départ) pour courir après une chimère. L’explication fournie pour le chat qui s’allume ne m’a pas convaincue, tant cet élément semblait important au début, et insignifiant à la fin.
Enfin, l’auteur insère dans son récit des éléments d’astrophysiques dont on se demande un peu ce que tout cela vient faire dans ce texte.
Une lecture en demi-teinte. L’auteur est un peu passé à côté de son potentiel, je trouve. Si l’ensemble partait bien, je suis plus mitigée à l’arrivée. Dommage.

Pour qui : les lecteurs en quête d’une petite histoire poétique et qui sort de l’ordinaire.

Les + : une première partie intéressante et bien écrite, avec des personnages à fort potentiel.

Les – : la seconde partie du roman, qui prend les deux tiers dans l’histoire, est bien moins convaincante que la première. Je me suis un peu perdue dans ce que l’auteur voulait nous dire, et ai trouvé certaines explications bien en-dessous de ce que nous promettait le début.

Infos pratiques
Broché: 202 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (3 février 2014)
Collection : Griffe sombre
Langue : Français
ISBN-13: 979-1090627338

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