Il neige sur Encelade, d’Olivier Moyano

Il neige sur Encelade, d’Olivier Moyano (one shot, éditions du Chat Noir)

Un petit garçon qui a assisté à l’assassinat de sa mère par son père raconte à un psychiatre. Dans ses propos de jeune enfant revient l’étrange figure d’un chat qui s’allume. Mais de quoi le petit Steven veut-il parler ? Que signifie ce chat ?
Le jour où le garçon disparaît, Sylvère Murat, le praticien, part à sa recherche. Il découvrira une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait.

Ce livre m’intéressait depuis longtemps en raison de son résumé attractif et surtout de sa magnifique couverture. Le titre, lui aussi, m’attirait par sa poésie et sa douceur. Tout dans l’objet inspire la poésie et j’ai enfin pu l’acheter en septembre dernier à l’occasion du festival des Aventuriales à Ménétrol.
Le livre se lit vite car il n’est pas très épais, moins de 200 pages, et peu à mon avis se décomposer en deux parties.
Si j’ai beaucoup aimé la première, j’ai été un peu déçue par la seconde.
En effet, la première partie se concentre sur le petit Steven et ses séances chez Sylvère Murat, où l’on découvre la figure du chat qui s’allume. Le roman est écrit sous la forme de compte-rendus et de transcriptions d’enregistrements. J’ai trouvé ce parti pris très intrigant, créant une curiosité propice à tourner les pages. En plus on apprend quelques informations intéressantes distillées finalement par l’auteur, si bien que le début du roman se lit d’un trait et avec avidité.
Puis le petit Steven disparaît et la seconde partie commence.
Cette nouvelle partie stoppe le récit indirect comme c’était le cas dans la première partie, pour passer à une narration classique de roman.
A partir de ce moment, l’auteur opère un virage que j’ai trouvé trop différent du début du livre. L’ambiance change et le caractère des personnages aussi. On bascule dans un récit non plus fantastique mais presque fantasy. La poésie devient mystique, et je me suis un peu perdue dans ce changement de style.
Le personnage principal procède à un revirement assez peu crédible, au point de quitter sa femme du jour au lendemain (mais vu que ce personnage ne servait à rien je me suis demandé pourquoi ne pas avoir créé le praticien célibataire dès le départ) pour courir après une chimère. L’explication fournie pour le chat qui s’allume ne m’a pas convaincue, tant cet élément semblait important au début, et insignifiant à la fin.
Enfin, l’auteur insère dans son récit des éléments d’astrophysiques dont on se demande un peu ce que tout cela vient faire dans ce texte.
Une lecture en demi-teinte. L’auteur est un peu passé à côté de son potentiel, je trouve. Si l’ensemble partait bien, je suis plus mitigée à l’arrivée. Dommage.

Pour qui : les lecteurs en quête d’une petite histoire poétique et qui sort de l’ordinaire.

Les + : une première partie intéressante et bien écrite, avec des personnages à fort potentiel.

Les – : la seconde partie du roman, qui prend les deux tiers dans l’histoire, est bien moins convaincante que la première. Je me suis un peu perdue dans ce que l’auteur voulait nous dire, et ai trouvé certaines explications bien en-dessous de ce que nous promettait le début.

Infos pratiques
Broché: 202 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (3 février 2014)
Collection : Griffe sombre
Langue : Français
ISBN-13: 979-1090627338

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