Archives mensuelles : juillet 2018

La Grande Route du Nord, T1, de Peter F Hamilton

La Grande Route du Nord 1 de Peter F Hamilton (tome 1 du diptyque La Grande Route du Nord, éditions Milady)

Tout commence par l’assassinat d’un membre de la famille North, puissante famille de clônes dominant une bonne partie du monde.
L’affaire fait grand bruit, d’autant plus que l’on accuse rapidement une certaine Angela Tramelo d’être mêlée à l’affaire. Problème, Angela est encore en prison, où elle purge une peine pour un massacre qu’elle a toujours nié, répétant qu’il s’agissait de l’oeuvre d’un monde extraterrestre.
L’équipe de l’inspecteur Hurst va être chargée de l’affaire. Et ce qu’elle va déterrer risquerait bien de faire vaciller l’équilibre du monde.
Qui peut dire avec certitude quel est le vrai visage d’un monstre ?

Roman coup de coeur !

Je me replonge dans une saga de space-opéra plusieurs années après avoir terminé ma lecture de l’excellente tétralogie L’étoile de Pandore , du même auteur.
Bien que j’ai lu d’autres ouvrages de SF depuis, le nom de Peter F. Hamilton m’est resté en mémoire comme un maître du genre, celui qui m’a le plus emballé et dont je ne pouvais me détacher en dépit des pavés frisant les 700 pages à chaque fois.
J’avais d’ailleurs acheté les 2 tomes de cette Grande Route du Nord avec fébrilité, heureuse à l’idée de me replonger dans un univers aussi addictif. La promesse est-elle tenue ?
Hé bien oui ! Impossible de retenir mon enthousiasme. Ces 600 pages sont passées à la vitesse de l’éclair.
Il faut dire que Peter F. Hamilton sait y faire.
Si j’ai d’abord été un peu alarmée par la frise chronologique et le récapitulatif des personnages en début d’ouvrage (ce qui est selon moi une erreur, parce qu’il n’y a rien de tel pour rebuter un lecteur que de l’effrayer avec des pages de noms et d’évènements dont il n’a encore jamais entendu parler, de telles annexes ont plutôt leur place en fin de livre), j’ai commencé ma lecture en me disant que si le livre est bien fait, je n’aurais pas besoin de ces éléments.
Et en effet, je n’en ai pas eu besoin.
L’auteur nous entraîne dans une véritable intrigue policière. C’est le coeur de l’ouvrage. Un polar dans un monde futuriste, voilà ce qu’est le diptyque de La Grande Route du Nord. On est loin des clichés dépassés des oeuvres de SF pour adolescents attardés. Ici on a une écriture fine, un style moderne dans un écrin futuriste.
L’intrigue est à la fois complexe sans être difficile à suivre. C’est là tout le talent de l’auteur. Il parvient à construire un monde suffisamment bien fait pour tout vous faire assimiler sans vous perdre, et vous tenir en haleine sans vous ennuyer. Rien à voir avec le très lourd 2312 de Kim Stanley Robinson.
Ici la galerie de personnages est fournie mais accessible, les destins croisés sans faire de noeuds, et l’univers construit dépaysant sans vous perdre. J’aime tout dans cet ouvrage. D’ailleurs, j’ai aménagé mon temps exprès pour pouvoir me laisser de grandes plages de lecture avec le roman. C’est dire !
L’ouvre n’a pas la portée symbolique d’autres titres, comme c’est souvent le cas en science-fiction. Il n’y a pas de message caché, de revendication ou de réflexion sous-jacente. L’auteur cherche juste à créer une littérature divertissante autant que dépaysante.
On n’a pas affaire à un monde hyper futuriste avec des tas de mots incompréhensibles, des puces et des robots partout. L’univers décrit est à la fois lointain (200 ans plus tard environ) et pourtant reste assez proche de nous. L’intrigue prend d’ailleurs place dans des lieux connus qui existent, comme l’Angleterre ou la France.
J’aime les intrigues politiques, les polars, la SF… et ce roman réussi à tout rassembler au même endroit.
Comme toujours, le titre de la série est fine, subtile, et bien pensée. A l’image des romans de l’auteur.
Une bonne série dans laquelle je me suis plongée avec délice, et dont je n’ai pas tardé à sauter sur le second tome à peine le premier achevé.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les intrigues fines et intelligentes, les univers fournis dans lesquels on passe du temps, la science-fiction compréhensible.

Les + : le style, l’écroture, l’intrigue, les personnages… tout !

Les – : Les annexes des personnages et événements en début de titre est une erreur, mais ce n’est pas de la faute de l’auteur.

Infos pratiques
Poche: 672 pages
Editeur : Bragelonne (5 avril 2017)
Collection : Science-Fiction
Langue : Français
ISBN-10: 2811219897
ISBN-13: 978-2811219895

Les sorcières de Shreveport, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 4

Les Sorcières de Shreveport, de Charlaine Harris (tome 4 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

La nuit du Nouvel An, alors que Sookie rentre chez elle pour se reposer après cette longue soirée de fête, elle tombe sur Eric, le beau vampire, en train de errer seul au milieu de la route. La surprise fait vite place à l’inquiétude. En effet, Eric ne se souvient plus de rien y compris de qui il est. Les vampires de Shreveport ne tardent pas à mettre en cause une bande de sorcières nouvellement arrivées. Quand Jason disparaît, Sookie ne peut s’empêcher d’y voir une funeste coïncidence.

Encore un tome qui introduit de nouvelles créatures dans l’univers déjà riche de Charlaine Harris. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ces sorcières ne sont pas plus approfondies que les autres figures fantastiques des précédents récits, ce qui est dommage. Comme lors des précédents, les personnages vont et viennent d’un lieu à l’autre et il se passe des choses au milieu.
Le roman est aussi lisse et superficiel que les précédents. Ne vous attendez pas à être surpris par l’intrigue qui ne fait qu’apporter sur un plateau des non évènements auxquels on s’attend depuis longtemps, notamment au niveau de la romance, à nouveau omniprésente (encore que l’autrice elle-même semble se lasser de cette succession de scènes torrides puisque 2 sont à peine abordées, ce qui n’est pas plus mal). Pour le reste, Sookie est plus bigote que jamais, tête à claques, aussi. Le personnage reste plat, et sous couvert de paraître normal, pleure, se blesse, est sauvée comme une princesse en détresse du moyen âge. Peut-être les romans ont-ils mal vieilli ?
J’aurais aimé en savoir plus sur les sorcières, leurs rites, avec un personnage principal dans le lot. Mais non. Et la fin du récit laisse penser que ces sorcières n’étaient qu’une parenthèse dans l’intrigue de la série.
Quoi qu’il en soit, après avoir lu les quatre premier tomes à la suite, je m’accorde une petite pause avant de poursuivre, histoire de lire enfin quelque chose de consistant. Cette littérature ultra basique me fait un effet fast-food sur l’estomac et je brûle de vraie gastronomie.
D’ailleurs, pour le prouver, cette chronique n’est pas très longue, tant elle a la même saveur que les précédentes. Si vous avez déjà lu mes chroniques de Mortel corps à corps, Disparition à Dallas ou Quand le danger rôde, alors vous savez déjà tout ce qu’il y a à savoir sur cet ouvrage. J’ai bien peur que les 7 suivants ne soient dans la même veine.

Pour qui : les lecteurs qui cherchent un roman léger à lire pendant les vacances. Ceux qui ont aimé les premiers tomes, et ceux qui aiment les ambiances sombres et pleines de créatures en tous genres.

Les + : l’univers se développe, le livre est facile à lire.

Les – : il n’y a pas de suspense, les héros sont prévisibles et plats, de plus en plus agaçants. Vais-je tenir encore 7 tomes ?

Infos pratiques
Poche: 377 pages
Editeur : J’ai lu (14 septembre 2009)
Collection : J’ai lu
Langue : Français
ISBN-10: 2290018090
ISBN-13: 978-2290018095

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