Archives mensuelles : septembre 2018

La morsure de la panthère, de Charlaine Harris – La communauté du Sud 5

La morsure de la panthère, de Charlaine Harris – (tome 5 de la série La communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Une étrange atmosphère règne à Bon Temps depuis que des métamorphes se font sauvagement attaquer. La police peine à identifier de suspects puisqu’en apparence rien ne relie les victimes entre elles.
Sookie s’inquiète de plus en plus pour les siens. Il faut remplacer Sam au Merlotte pendant sa convalescence.
C’est ainsi qu’un nouveau vampire, au look de pirate, fait son arrivée à Bon Temps.
Envoyé par Éric, il a pour mission de tenir le bar et de protéger Sookie.
Une bonne chance, quand on sait que cette dernière échappera de justesse à l’incendie de sa maison.
L’agresseur, qui qu’il soit, a décidé de s’en prendre à la jeune serveuse.
Pendant ce temps, les loups-garous tentent de se choisir un nouveau chef…

De manière générale, j’avais bien aimé le précédent tome, Les Sorcières de Shreveport, dans lequel Charlaine Harris nous offrait une histoire originale au concept surprenant.
Avec ce cinquième tome, nous repartons sur une histoire plus classique où il ne se passe pas beaucoup d’action. J’ai été assez surprise et même un brin déçue, dans la mesure où le titre de ce tome laisse penser qu’il va se passer des choses. On nous parle en effet de « morsure » et de « panthère », ça promet d’être rythmé !
Et pourtant non.
Cette lecture a été plaisante entre deux ouvrages plus sérieux, parce que comme dans les autres titres le style de Charlaine Harris est fluide, très terre à terre et ancré dans notre quotidien. Or, on passe plus de temps à suivre la vie sentimentale de Sookie qu’à faire avancer l’histoire. L’enquête esquissée dès le début n’en est pas vraiment une, il n’y a aucune investigation, et Sookie passe son temps à aller et venir d’un point A à un point B.
C’est à peu près tout.
J’ai apprécié lire ce titre sans doute parce que j’ai fait une pause après en avoir enchaîné 4 d’affilée. J’ai eu le temps d’oublier mon agacement et de me replonger avec légèreté dans la série.
De toute façon : c’est une série légère, il ne faut rien en attendre d’autre.
Les personnages sont plus nombreux que dans les autres tomes, si bien qu’aucun ne prend l’ascendant sur les autres. Ils font beaucoup de passages éclairs, notamment Bill et Éric (ce qui n’est pas plus mal).
Comme d’habitude Sookie se trouve au milieu d’un groupe d’hommes qui se battent pour elle, et elle finit blessée avec une balle dans l’épaule. Charlaine Harris doit trouver cela romantique d’être une jeune femme blessée sauvée par des hommes. A la longue, non seulement je ne suis plus surprise, mais je suis même un peu lassée.
En bref, un tome plat et vide, parfait pour se détendre après le boulot. Le tome suivant sera forcément meilleur !

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires légères et sans prise de tête, qui veulent du divertissement et de la détente comme on regarderait un feuilleton.

Les + : une écriture toujours aussi légère et agréable quand on cherche à se vider la tête, une galerie de personnages étoffée.

Les – : un cruel manque d’action dans ce tome et un titre qui ne reflète absolument pas le contenu du roman.

Infos pratiques
Poche: 376 pages
Editeur : J’ai lu (28 octobre 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290019534
ISBN-13: 978-2290019535

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La grâce de Kushiel, Imriel T3

La grâce de Kushiel, de Jacqueline Carey (tome 3 de la trilogie Imriel)

Imriel et Sidonie ont enfin décidé d’afficher leur amour au grand jour. Mais la reine Ysandre, farouchement opposé au mariage des deux amants, consent à leur céder cette faveur à une seule condition : qu’Imriel retrouve sa mère, la traîtraisse Mélisande Sharizai, pour l’amener devant le peuple et la condamner à mort.
Avant son départ et alors qu’il s’est résolu au terrible châtiment réservé à sa mère, une délégation venue d’un pays lointain se rend à la Ville pour y rencontrer la famille royale.
Lors d’une éclipse, Imriel est victime d’une agression très violente. A son réveil, il ne reconnaît plus les siens. Tous semblent dire que le jeune homme est devenu fou. Pire, Sidonie est partie épouser un autre homme, dont elle est amoureuse, sans aucun souvenirs d’Imriel.
A-t-il rêvé toute sa vie ?
Le prince comprend rapidement qu’il est le dernier à se rappeler de la vérité, et qu’il va devoir se battre pour faire revenir à la raison les gens du royaume, s’il veut sauver son peuple et son couple. Bientôt, une terrible question le traverse : Et si sa mère était la clé ?

ROMAN COUP DE COEUR

Ultime conclusion pour cette trilogie ainsi que pour la série de romans de Jacqueline Carey traduits en français. Il faut dire qu’après Kushiel, Imriel est la seule trilogie à prendre véritablement la suite. Il n’y en a plus d’autre après. C’est donc avec une pointe de regret que j’ai entamé ce titre, dont mon rythme de lecture s’étale à 1 par an depuis 6 ans. Six ans que je passais chaque été avec les personnages de Jacqueline Carey, c’est dire si je m’y suis attachée, depuis.
Pour cette dernière, le roman a été à la hauteur. Une fois encore, je me suis replongée avec délice dans cet univers épais, fantasy, romantique et tellement émouvant.
Bien que je mette un an entre chaque tome, les personnages sont si bien installés, réinstallés en début de livre, que je ne me suis jamais perdue.
On a avec ce titre la conclusion d’une histoire plus grande qu’un seule tome. C’est toute la trilogie qui se termine ici. Comme j’aurais aimé pouvoir suivre les vies de chacun des protagonistes encore et encore, sur les générations suivantes, et ainsi de suite. Ne plus jamais en sortir !
L’écriture de Jacqueline Carey est si émouvante, si belle, si gracieuse… et les intrigues menées, bien que moins complexes que dans Kushiel, se révèlent prenantes. Je me demandais vraiment comment tout cela allait se terminer. J’ai eu peur, j’ai éprouvé de la joie, j’ai souris… et je me suis émue bien des fois.
J’ai d’ailleurs un peu de mal à rédiger cette chronique car une fois faite, tout sera terminé.
De tous les romans que j’ai lu depuis des années, ces deux trilogies font incontestablement parties de mes romans préférés. Ceux qui m’ont transportés, tout comme Feed, de Mira Grant, et m’ont fait vivre des moments rares et beaux.
Vous l’aurez compris, j’ai tout aimé dans ce livre, une fois encore. C’est un coup de coeur pour le titre et tout ce qu’il m’a fait vivre, mais aussi pour l’ensemble de l’oeuvre de Jacqueline Carey. J’aimerais tant pouvoir lire d’autres ouvrages, mais je ne lis qu’en français alors…
Imriel a tout d’un prince charmant et valeureux, dans la tradition des amours courtois. Ce roman est très médiéval dans son ambiance, et très fantasy aussi. On reconnait notre monde dans celui créé par l’autrice, mais avec un filtre de fantasy posé dessus. Ce n’est jamais vulgaire, toujours expliqué. Les paysages nous transportent, les dialogues sont travaillés, les personnages aussi.
Bref, je n’ai qu’un mot à vous dire : superbe.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les premiers tomes de la trilogie, ceux qui aiment la fantasy, les écrits épiques et beaux, émouvants, et les épopées.

Les + : La plume de Jacqueine Carey est toujours aussi belle, fluide, émouvante. L’histoire d’Imriel nous transporte, tout y est attachant, émouvant, rien n’est laissé au hasard.

Les – : Je n’en ai pas trouvé, c’est un coup de coeur.

Infos pratiques
Poche: 880 pages
Editeur : Bragelonne (26 août 2016)
Collection : FANTASY
Langue : Français
ISBN-10: 281121822X
ISBN-13: 978-2811218225

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