Archives mensuelles : mars 2019

Pire que la mort, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 8

Pire que la mort, de Charlaine Harris (tome 8 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Le monde des humains ordinaires est décidément bien plus calme que celui des surnaturels. Sookie en fera encore l’expérience.
Sans nouvelles de Quinn, le coeur de la jeune serveuse est en miette, un peu comme la région après le passage de l’ouragan Katrina. Mais les derniers évènements ont fait plus que détruire des bâtiments et des villes : l’ouragan a également laissé des places vacantes dans la hiérarchies des créatures surnaturelles. Royaumes affaiblis, territoires à la dérives, les créatures surnaturelles essaient tant bien que mal de se reconstruire.
Et devinez qui va se retrouver au carrefour de toutes les volontés bien malgré elle ?

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rédiger un résumé pour ce tome 8. En effet, si j’ai pris plaisir à le lire, je suis obligée de reconnaître qu’il ne s’y passe pas grand chose. En fait, il s’y passe plein de petites choses, le tout dans un seul ouvrage sans grand arc narratif.
Contrairement à certaines tomes (comme le 6ème, La Reine des Vampires), Charlaine Harris ne fait pas du remplissage. Elle nous parle du quotidien toujours très chaotique de son héroïne, et va donc de mariage en bataille sanglante, de disparition en retrouvailles, d’amours perdus en amour retrouvé.
Plein de petites pièces de puzzles dont on pressent qu’elles préparent le tome suivant, un peu comme si l’auteur écrivait son roman les yeux rivés sur l’horizon. Elle est là, mais déjà plus vraiment. Elle est déjà dans le coup d’après.
Certains lecteurs pourront penser à raison que cet ouvrage est « un tome pour rien ». Oui et non, car comme souvent il vaut la peine d’être lu pour au moins une ou deux petites choses qui font réellement avancer l’histoire.
Ici, il s’agit de l’introduction de deux personnages complètement inattendus dans la vie de Sookie. Certains sortent de sa vie quand d’autres y entrent, tels des pieds sur un échiquier.
Cela laisse présager une suite intéressante dans laquelle j’ai déjà hâte de me plonger.
Car oui, au fil du temps, j’ai appris à apprécier Sookie. Ses aventures rocambolesques me la rendent enfin un peu plus supportable. Au moins a-t-elle arrêté de subir à tout bout de champ et de se retrouver blessée à chaque fin de livre. J’ai l’impression, même minime, que l’auteur a enfin rendu son héroïne un peu plus maîtresse de son destin et je ne peux qu’apprécier.
L’histoire progresse, même si, s’agissant d’une série, j’ai l’impression qu’elle pourrait encore durer une éternité tant il n’y a pas vraiment d’arc narratif.
Finalement, la seule question qui m’a tenue est : Sookie va-t-elle enfin se remettre avec Bill ?
J’ai l’impression que c’est le seul enjeu de la série, le reste n’est qu’aléatoire.
Aussi, je me suis interrogée sur le choix du titre, qui ne signifie rien et n’a pas de lien avec l’histoire. Il fallait caser le mot « mort » dans tous les titres à partir de celui-ci, apparemment, donc on va le retrouver dans les titres suivants mais cela ne fait pas du tout sens avec le récit. Un peu comme l’illustration de couverture, ce que je trouve dommage.
Un tome que j’ai lu rapidement pour m’être plongé dans ce style toujours léger.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les tomes précédents car il y a beaucoup de personnages et aucun rappel en début ou en fin d’ouvrage, les lecteurs qui cherchent un roman divertissant et léger, sentimental.

Les + : une écriture légère et fluide, une héroïne qui prend davantage son destin en main, des petites avancées intéressantes qui laissent imaginer un prochain tome tout aussi intéressant

Les – : il n’y a pas vraiment d’arc narratif et on enchaîne les micro-péripéties, j’ai du mal à comprendre les choix de titres et couvertures car ils n’illustrent ni n’apportent rien du tout au récit.

Infos pratiques
Poche: 442 pages
Editeur : J’ai lu (25 novembre 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290015059
ISBN-13: 978-2290015056

Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton

Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton (one shot, éditions du Chat Noir)

Alors qu’elle mène une vie d’adolescente populaire et heureuse à Paris, où elle a ses amis et son petit ami, Lucie est contrainte de déménager dans une petite ville du sud avec ses parents.
Elle s’intègrera pourtant rapidement aux adolescents fortunés du secteur, curieux de faire sa connaissance.
Très vite, ils lui raconteront une étrange rumeur au sujet des habitants d’un manoir local. On dit qu’ils vivent la nuit et qu’ils enlèvent des humains pour boire leur sang. En effet, les Lovelasse seraient des vampires.
Cela explique peut-être pourquoi Lucie est si attirée par Ulysse, le garçon si beau et mystérieux, qu’elle ne voit que lorsque le soleil a fait place à la Lune.

Après la sortie de ma Sonate au clair de Lune, j’ai été attirée par ce titre des éditions du Chat Noir car, outre la jolie couverture, je voulais voir si j’allais rester dans la même veine que mon propre roman.
Or, autant le dire tout de suite : cela n’a rien à voir. Et en plus, j’ai été plutôt déçue. Probablement ne suis-je plus la cible de ce genre d’ouvrage et je vais vous expliquer pourquoi.
Le gros problème de ce livre est que je n’y ai pas cru. Pas un seul instant je n’ai adhéré aux personnages, à leur histoire, à leurs problèmes… tout m’a semblé trop mièvre, trop superficiel.
Lucie tombe amoureuse d’une peinture au premier regard… non. Je ne sais pas si je suis devenue trop vieille pour cela mais ça ne fonctionne pas sur moi. Je n’y crois pas. De là à tout envoyer promener, tout risquer, y compris perdre l’amitié des rares amis qu’elle s’est fait… je n’y ai pas cru.
L’atmosphère générale, qui se passe dans un milieu type de série américaines pour ado à la « Pretty Little Liar » (des ados riches qui ne savent pas comment éprouver du plaisir autrement qu’en faisant la fête et en transgressant les interdits dans une bourgade où il n’y a rien à faire). Je n’y ai pas cru non plus.
En fait, tout le livre est superficiel. Tout m’a donné l’impression d’être « trop ». Je ne me suis pas attachée aux personnages, ni Lucie ni Ulysse, la fin n’a pas été une surprise pour moi, les personnages sont pour moi une succession de clichés (la jeune fille naïve au coeur pur qui va tout tenter pour celui qu’elle aime, le beau garçon innocent et mystérieux qui va s’offrir comme un sacrifice à la jolie fille pure, la maman poule que l’on prend pour ce qu’elle n’est pas, les parents en retrait qui ont de leur fille une vision de sainte, le beau gosse de la plage amoureux de la jeune fille pure, la meilleure amie qui prend sous son aile la nouvelle venue et fait tout pour elle sans vraiment de raison, et qui craque sur le garçon de la bande…).
Plus pour moi.
De fait, la romance ne m’a fait ni chaud ni froid. Je m’attendais à trouver dans ce titre de la poésie, du lyrisme, du romantisme… mais je n’y ai trouvé que des clichés surfaits dans un style qui n’a pas créé d’émotion chez moi.
En bref, j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel en me disant que ni la couverture ni le très bon résumé, qui m’avaient tous les deux tentés, n’ont répondu à mes attentes.
Attention, la lecture de cet ouvrage n’a pas été une horreur, j’ai quand même passé un moment sympathique, mais alors que j’écris cette chronique plusieurs jours après avoir terminé le livre, je me rends compte que je l’ai déjà presque oublié.

Pour qui : un public adolescent, assurément. Les adultes n’y trouveront pas leur compte.

Les + : Quelques bonnes idées qui ne sont malheureusement pas exploitées suffisamment (je pense notamment au thème de fin d’ouvrage).

Les – : Des personnages trop clichés qui sonnent faux, un récit auquel on a du mal à croire, des ficelles un peu usées et un style qui reste en surface.

Infos pratiques
Broché: 306 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (4 avril 2018)
Collection : Cheshire
Langue : Français
ISBN-10: 2375680731
ISBN-13: 978-2375680735

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