Ann Radcliffe contre Dracula, de Bénédicte Coudière

Ann Radcliffe contre Dracula, de Bénédicte Coudière (one shot, Les Saisons de l’étrangeSaison La ligue des écrivaines extraordinaires).

Après son retour de la ville-vampire, Ann fait un étrange rêve qui la glace. Elle rêve de ce vampire aux yeux verts qui voulait tant la dévorer.
Alors, quand elle reçoit une lettre verte l’invitant à un bal et signé de « D. », son coeur s’emballe.
Et si le cauchemar n’était pas terminé ?

Premier titre que je lis de cette saison des Écrivaines extraordinaires, je l’ai choisi pour deux raisons : pour rester dans l’univers de Dracula après ma lecture catastrophique de La croisade des carpates, et parce que j’aime bien le personnage d’Ann Radcliffe.
J’ai apprécié cette lecture. Premièrement parce qu’elle reprend les aventures et le personnage d’Ann Ward (épouse Radcliffe) après les péripéties d’Ann Radcliffe contre les vampires, de Paul Féval, titre publié dans la première saison des Saisons de l’étrange, ensuite parce que c’est bien écrit. Tout simplement.
L’histoire est très courte, ce qui est peut-être sa seule faiblesse.
Le pitch est très simple, et l’ensemble se passe rapidement mais pas superficiellement en moins de 110 pages.
C’est bien dosé, bien raconté. Comme dans le roman de Paul Féval, j’ai bien aimé le personnage d’Ann Radcliffe. Elle aime son mari, elle est courageuse, elle écrit et a une curiosité intellectuelle très intéressante. Bref, un personnage sympathique que j’ai pris plaisir à retrouver. J’aurais vraiment aimé rester avec elle plus longtemps, la voir dans d’avantage de péripéties, que son voyage dure plus longtemps… parce que je suis restée sur ma faim.
La galerie de personnages est plus restreintes que dans le livre de Paul Féval, ce qui donne plus de clarté à l’ensemble. Comme le livre est court, il ne se perd pas en intrigues esquissées et non développées. Le lecteur n’est pas perdu non plus.
Le personnage de Dracula est présent tout au long du récit et reste en arrière plan à la manière d’une ombre planante. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Agata. Je me suis attachée au personnage d’Agata que j’ai trouvé plein de potentiel. Une belle création.
On retrouve aussi l’horrible Monsieur Götzi, découvert dans le précédent opus.
Globalement, le scénario est bien construit avec un début simple, un milieu avec des rebondissements, et une fin satisfaisante.
J’ai découvert la plume de Bénédicte Coudière à cette occasion et elle a parfaitement réussi l’exercice.
En outre, j’ai apprécié me « faire avoir » par le terme de « Ligue des écrivaines extraordinaires ».
Je l’avoue, comme la plupart des lecteurs (je suppose), j’attribuais cette ligue aux autrices des histoires. Or, le terme se prête aussi aux héroïnes des livres.
Réaliser cela m’a fait sourire et encore plus aimer cette série. C’est très bien pensé !
Ce livre est donc une bonne petite découverte qui mérite d’être connue. A quand un roman volumineux et important dans la même veine ?

Pour qui : les lecteurs en quêtes d’une bonne petite histoire de vampires.

Les + : Une intrigue simple et efficace qui ne se perd pas en chemin, une galerie de personnages assez peu étendue ce qui permet de les développer, un dracula crédible et un petit roman bien écrit. Mention spéciale à la superbe couverture signée Melchior Ascaride.

Les – : C’était tellement agréable que je regrette que ce soit si court.

Infos pratiques
ISBN : 978-2-490972-33-3
Version : Broché
Dimensions : 14 × 18.2 cm
Pages : 108 pages
Sortie : 13 février 2020

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