Le Pion blanc des présages, de david eddings (la belgariade 1)

Le Pion blanc des présages, de David Eddings (tome 1 de la série La Belgariade, éditions Pocket)

Le monde était jeune alors, les Dieux vivaient en harmonie et les hommes ne formaient qu’un seul peuple. Aldur le Sage façonna un globe au pouvoir immense, l’Orbe. Mais Torak, le Dieu Jaloux, s’en empara, plongeant l’univers dans le chaos. Sa félonie fut punie : le joyau lui brûla visage et main, et il fut jeté dans un sommeil tourmenté. Ainsi les hommes se divisèrent, les Dieux se retirèrent et l’Orbe fut caché.
Les siècles ont passé sur les royaumes du Ponant et l’histoire est devenue légende. Mais les présages l’annoncent : Torak va se réveiller. Et l’Orbe a disparu pour la seconde fois. Belgarath le Sorcier sait, lui, que l’avenir repose sur un unique (et si vulnérable) pion, le jeune Garion, un valet de ferme ignorant que son Destin l’entraînera dans la plus dangereuse et la plus palpitante des quêtes.

Comme j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de le dire, je ne lis pratiquement plus de fantasy a part quelques séries ou titres d’auteurs que je connais déjà. Pourquoi ? J’aime toujours cela mais j’ai l’impression d’avoir fait le tour du genre. Après la déferlante consécutive à l’arrivée au cinéma du Seigneur des Anneaux, j’avais l’impression que tous les auteurs ne savaient que reprendre les ingrédients du succès du Maître pour en faire une histoire réchauffée très souvent insipide. Comme si, pour faire une bonne œuvre de fantasy, il fallait une carte, des noms imprononçables, un jeune garçon d’origine modeste ou pauvre qui ignore ses pouvoirs, une prophétie le destinant à sauver le monde d’un horrible monstre sanguinaire, et une cohorte de créatures venues de peuples différents pour l’aider.
Le résumé du livre nous parle effectivement du Seigneur des Anneaux comme référence à côté de laquelle placer cette œuvre et, cela n’a pas manqué, on y retrouve tous les ingrédients que je viens de citer. Il ne manque rien.
Sur le fond, cette histoire n’a rien d’original et ne crée pas la surprise pour ce premier tome. C’est du lu et relu.
Or, sur la forme, j’ai passé un agréable moment. J’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cet univers médiéval, à faire la connaissance de personnages plus ou moins sympathiques, et à entamer ce long voyage avec eux.
Comme j’ai reçu cette première partie de l’intégrale (le cycle de La Belgariade compte en effet 5 tomes dont les 3 premiers sont dans cette partie 1 dont vous pouvez voir le visuel sur cette page) je suis ravie de me dire que je vais pouvoir me plonger dans la suite très rapidement après la fin de ma lecture.
Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est son écriture fluide et son ambiance. Pour moi, ce premier tome pose les bases de la série dont j’attends qu’elle prenne vraiment une direction différente des autres dans les tomes suivants. Ici, on nous pose les bases, les personnages, le monde et son histoire. Reste à développer tout cela dans les tomes suivants. C’est vraiment ce que j’attends pour la suite, au risque d’être un peu déçue. J’aime aussi l’idée que chaque titre est une métaphore relative à un personnage. Le titre donne ainsi matière à réfléchir et je peux déjà deviner quels seront les personnages mis en avant dans les suites.
Ce n’est pas désagréable à lire, mais les histoires de jeunes garçons pauvres promis à un grand destin et chapeautés par un vieux sorcier, c’est du déjà lu. J’espère mieux !
Mais cet ouvrage à l’indéniable avantage d’être beaucoup plus accessible à la lecture que son illustre modèle écrit par Tolkien.
Il peut constituer une excellente porte d’entrée dans l’univers de la Fantasy et séduira les lecteurs jeunes ou peu habitués au genre.
Pour moi qui ai déjà lu les classiques, Le Seigneur des Anneaux, Bilbot le Hobbit, et tant d’autres que vous pourrez retrouver sur la page Fantasy de ce blog, je n’ai pas eu d’effet « waou » à la lecture de ce premier tome. Pour autant, je me suis replongée avec nostalgie dans une oeuvre réconfortante et dépaysante. Une bonne petite lecture qui laisse présager de l’originalité pour la suite. J’en attends beaucoup. La barre est haute. Garion, Belgarath, Poldara et les autres seront-ils à la hauteur ?

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de fantasy classique et agréables à lire.

Les + : Un univers fournis dans lequel il est agréable de se plonger. La plume de David Eddings est immersive et fluide ce qui nous projette très vite au coeur de son univers. La lecture est beaucoup plus simple que certains noms du genre.

Les – : Sur le fond, l’histoire de ce premier tome n’a absolument rien d’original et reprend tous les codes du genre sans dévier du chemin tracés par ses prédécesseurs ni apporter une touche personnelle.

Infos pratiques
Poche :
896 pages
ISBN-10 : 2266277537
ISBN-13 : 978-2266277532
Éditeur : Pocket (24 septembre 2020)

2 Commentaires

  • Pour moi c’est un classique que je n’hésite pas à recommander à chaque fois qu’un lecteur désirant découvrir « nos mauvais genres » me demande des références en Fantasy. Le découpage semble diffèrent, mais pour moi l’essentiel se trouve dans la Belgariade (5 tomes) mais leur suite, les chants de Mallorée sont intéressants du point de vue de l’univers, mais presque dispensables du point de vue plaisir de lecture. Ça se laisse lire, toutefois.

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Olivier, merci pour votre commentaire. C’est un bon conseil que cette Belgariade, le texte est en effet beaucoup plus facile à lire et à appréhender que son illustre modèle signé Tolkien.

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