Archives mensuelles : mai 2021

Le chant des sorcières 1, de Mireille calmel

Le chant des sorcières 1, de Mireille Calmel (tome 1 de la trilogie Le chant des sorcières, éditions Pocket)

En 1483, dans le Vercors, la jeune Algonde, fille de l’intendante du château de Sassenage, voit sa vie basculer après sa rencontre avec la fée Mélusine, que chacun prenait pour un mythe. Amoureuse de Mathieu, la jeune femme va devoir apprendre à renoncer à sa vie pour accomplir le destin d’une autre. Avec ou sans sa volonté.
Pendant ce temps, les nobles du châteaux conspirent afin d’atteindre leurs objetfis et étendre leurs pouvoirs sur les terres. Mais dans l’ombre, des forces maléfiques sont bien décidées à tirer les ficelles jusqu’au bout.

Après avoir lu le dyptique Le lit d’Aliénor, que j’avais bien aimé, j’ai eu envie de découvrir une autre série de Mireille Calmel. Je me suis dirigée vers Le Chant des Sorcières, principalement pour son titre parlant de sorcières, car je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai apprécié la plume médiévale de l’autrice dans sa première série et avait envie de me replonger dans cette époque.
Or, pour moi, ce premier tome est une déception. Je n’ai pas retrouvé le charme de ma première lecture.
Non pas que l’ambiance ne soit pas immersive, car j’y ai retrouvé la maîtrise de l’autrice sur cette époque médiévale, mais j’ai eu l’impression qu’en dehors de l’ambiance, le squelette même de l’histoire n’était pas satisfaisant.
J’ai trouvé l’enseble confus, je n’ai pas bien saisi les enjeux de tous les personnages, ce qu’ils voulaient, ni qui ils étaient vraiment. A part quelques protagonistes dont on entend beaucoup parler, la galerie de personnages est fournie mais pas très fouillées, et je me suis perdue dans les vies des uns et des autres.
J’ai eu l’impression que certaines pirouettes scénaristiques arrangeaient bien l’autrice, comme par exemple la magie d’Algonde qu’on ne trouve pas chez sa mère.
J’ai eu l’impression d’être dans un univers où les personnages ne savent pas vraiment quoi faire, ou pourquoi ils le font. La trame narrative manque de solidité et si je n’avais pas fait l’acquisition des 3 tomes d’un coup je pense que je n’aurais pas poursuivi ma lecture. En fait, rien à la fin du livre ne donne envie de lire la suite. Je n’ai pas trouvé Phillipine (ou Hélène ?) très attachante, pas plus que Sidonie, Jacques de Sassenage ou les deux combattants. Et puis cela manque un peu de sorcières. On nous parle de fée, de harpie… mais quid des vraies sorcières ? Le mot n’est pas vraiment écrit et on n’assiste pas vraiment à des manifestations de sorcelleries. Sincèrement, j’ai traversé le roman en me disant juste que l’ambiance me plaisait. C’est comme s’il y avait un bel emballage mais que la boîte était vide.
Je me demande d’ailleurs ce que pourront raconter les deux tomes suivants, tant je n’ai pas trouvé l’intrigue de ce premier tome très consistante. Mireille Calmel semble s’être reposée sur ses acquis en se contentant de faire du Mireille Calmel. Peut-être que cela aura plus aux habitués du genre et du style, mais il m’a manqué des choses pour réellement me faire adhérer au propos.
A voir si la suite saura d’avantage me convaincre.

Pour qui : les lecteurs qui ont envie de faire une plongée dans le temps et revenir à l’époque médiévale.

Les + : On a quelques personnages maléfiques permettant d’inscrire cette histoire dans le fantastique, le réel bascule rapidement dans le merveilleux.

Les – : Les personnages ne sont pas attachants, l’intrigue est confuse, les motivations des uns et des autres ne sont pas claires, l’ensemble manque de consistance.

Infos pratiques
Éditeur :
Pocket (19 mars 2009)
Langue : Français
Poche : 416 pages
ISBN-10 : 2266188658
ISBN-13 : 978-2266188654

Retour à woodbury, de Robert Kirkman et Jay Bonansinga (The walking Dead T8)

Retour à Woodbury, de Robert Kirkman et Jay Bonansinga (Tome 8 de la série The Walking Dead, éditions Le livre de poche)

Lilly Caul en est convaincue : c’est à Woodbury que la communauté trouvera enfin la paix. Bien que réfugié dans un Ikea aux airs de paradis, la jeune femme doute. En effet, le groupe est régulièrement attaqué par des humains malintentionnés. Elle craint que le quotidien ne soit de plus en plus dangereux, de plus en plus violent.
Alors, contre l’avis général, elle va prendre sa décision et tout faire pour retourner dans la ville laissée morte par David Stern. C’est là qu’est son avenir, sa vie… sa mort, peut-être, aussi.

Obstinée, Lilly Caul revient dans cet ultime opus pour nous proposer un retour aux sources.
Alors que tous les membres du groupe sont massés à l’étage d’un immense Ikea (quelle bonne idée !), la jeune femme ne trouve rien de mieux à faire que de faire douter les gens et les convaincre de retourner à Woodbury.
En soit, je n’ai pas trouvé l’idée géniale, d’autant plus que, comme on s’en doute, le chemin ne sera pas sans dangers et tous n’arriveront pas au bout.
J’ai lu ce dernier tome bien après les autres, il s’agit du seul ouvrage papier que je n’avais pas et je l’ai lu à l’occasion du prêt de l’intégrale sortie en novembre 2019. Pour autant, je n’ai pas eu de mal à raccrocher les wagons de l’histoire et à aucun moment je ne me suis sentie perdue. On pourrait presque lire ce livre de manière indépendante.
L’histoire se lit vite, comme d’habitude le style est immersif et haletant. Les actions s’enchaînent, mêlant batailles, explosions, pertes et retrouvailles tout azimut. Dans cette dernière histoire, j’ai trouvé les auteurs moins inspirés. Le livre n’est que le récit du déplacement de Ikea à Woodbury, et il ne se passe pas énormément de choses pour les personnages. Bien sûr, un vilain vient troubler la fête pour dire que le voyage n’est pas tranquille, certains personnages ont à faire des choix poignants, mais j’ai eu l’impression que l’intrigue globale n’avançait pas aussi bien que dans les précédents tomes. Comme si les auteurs avaient senti d’eux-mêmes qu’il étaient temps de s’arrêter là.
D’ailleurs, la conclusion du roman n’en est pas vraiment une, comme on se doute. Il ne peut pas réellement y avoir de fin dans ce type d’univers.
S’il y a des lecteurs qui ont joué aux jeux The Walking Dead de TellTales, impossible de ne pas faire le parrallèle entre certains rebondissements et ces jeux. D’ailleurs, quand j’ai vu le nom de Skybound dans les remerciements, j’ai bien compris que tout était lié.
La fin de cet arc créatif (les romans) ne m’a donc pas vraiment surprise.
Même si je n’ai pas particulièrement été sensible au destin de Lilly, car ses choix ont bien souvent été lourds de conséquences pour les gens qui lui faisaient confiance, j’ai quand même beaucoup aimé cette série de livres. J’ai aimé l’ambiance d’apocalypse dépeinte par les auteurs, on est vraiment au coeur du problème. J’ai retrouvé l’ambiance de la série où les zombies peuvent surgir de derrière un arbre ou sans faire de bruit, où les humains sont aussi dangereux (si ce n’est plus) que les zombies, où chacun a perdu une partie de son âme dans cette lutte pour la survie.
J’ai aimé suivre les différents personnages, voir ce qui leur arrive, les rebondissements créés et parfois très bien trouvés. Jay Bonansinga et Robert Kirkman ne se sont pas contenté de reprendre et dérouler les clichés du genre, ils ont vraiment essayé d’apporter quelque chose à la figure des zombies et au monde post-apocalyptique. La preuve, quelle bonne idée que de s’enfermer dans un Ikea ! Je n’y aurais pas pensé et cela change du traditionnel centre commercial. Ce n’est peut-être pas grand chose mais cela fait la différence, pour moi.
Et comme je l’ai dit, c’est toujours bien écrit, plein de rebondissements… on ne s’ennuie pas une seconde.
Il est bien de savoir s’arrêter et je salue les efforts des auteurs pour avoir mis un point final à cette série de livres qui ont mis cet univers à la portée d’un nouveau public.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les ambiances post-apocalyptiques, la série d’origine The Walking Dead, les histoires de zombies qui sortent de ce qu’on a l’habitude de lire/voir…

Les + : beaucoup d’action, on ne s’ennuie pas, c’est immersif et bien écrit, le livre se lit rapidement et on est pris dedans.

Les – : l’histoire n’avance pas beaucoup pour les personnages, en gros ils se déplacent d’un point A à un point B et cela constitue tout le roman.

Infos pratiques
Éditeur :
Le Livre de Poche (18 octobre 2017)
Langue : Français
Broché : 352 pages
ISBN-10 : 2253083267
ISBN-13 : 978-2253083269

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