Archives d’Auteur : limaginaria

L’îlot mécanique, d’élie darco

L’îlot mécanique, d’Élie Darco (one shot, éditions Gulf Stream)

Dino a toujours vécu sur une île avec une trentaine de personnes et où tout le monde est heureux. Il est le petit fils de l’Amiral, l’homme qui a créé et qui dirige cet îlot loin du monde. Il a réponse à tout et ce petit univers semble réglé comme une horloge.
Or, un jour, Dino découvre un animal sur l’île. C’est le premier qu’il voit de toute sa vie. Ses amis et lui tentent de le ramener auprès de l’Amiral pour qu’il leur en dise plus sur ce miracle. Mais l’Amiral reste mystérieux. Dans le même temps, d’autres incidents se produisent et les enfants se posent de plus en plus de questions. Pourquoi ce monde paradisiaque est-il en train de changer ? Et pourquoi l’Amiral ne veut-il jamais rien dire, lui qui semble vouloir absolument tout contrôler ?
Les découvertes de Dino pourraient bien changer sa vie.

Je n’ai jamais été déçue par un roman d’Élie Darco et cela se confirme. L’autrice nous propose ici un nouvel ouvrage à destination des plus jeunes. C’est la première fois que je lis un roman de sa plume pour un public aussi jeune mais je crois avoir pris autant de plaisir à le lire que si j’avais eu 20 ans de moins.
De plus, le livre est magnifiquement illustré par Nancy Peña, dont j’ai pu découvrir les traits. Les illustrations donnent une profondeur et font vraiment naître cette îlot mécanique.
L’histoire est courte mais se lit bien. J’ai apprécié qu’on me propose des personnages variés et issus de la diversité. J’ai aussi beaucoup aimé le propos et les thèmes développés dans le titre. On nous parle d’amitié, de curiosité, mais aussi d’humanité et d’amour.
Les enfants ont des préoccupations de leur âge et j’imagine sans mal le plaisir que pourraient avoir des enfants à lire ce livre, ou, encore mieux, à ce qu’on leur en fasse la lecture !
Il permet de se projeter dans un univers parfait et peu anxiogène où les questions de la vie se posent. Difficile de grandir, mais il ne faut pas avoir peur quand on est bien entouré.
On trouve également une opposition entre le naturel et le créé par l’homme. La nature et la mécanique. Qu’est-ce qui est le mieux ? Est-ce mal ? Le livre nous invite à nous poser la question et apporte à la fin quelques réponses. On y découvre également les préoccupations d’un homme torturé qui agit par amour des siens et a toujours été porté par l’envie de bien faire. Peut-on l’en blâmer ?
J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit livre pour toutes les idées qu’il parvient à faire passer en si peu de pages (170). Une bonne découverte qui ne m’a une fois de plus pas déçue.
J’imagine que les adultes sans enfants ne seront pas intéressés par lire ce livre mais sait-on jamais. En tout cas à l’approche des fêtes, il peut être un excellent cadeau à déposer sous le sapin pour les petits lecteurs curieux ou si vous avez envie de faire découvrir la lecture à des enfants. Gulf Stream présente sa collection Étincelles (dont cet ouvrage fait partie) ainsi : Des romans éclectiques et illustrés à destination des lecteurs dès 9 ans. Pour raviver l’étincelle à chaque lecture !
Et c’est tout à fait vrai.
A mettre entre toutes les mains.

Pour qui : les jeunes lecteurs et les moins jeunes qui leur offriront ou leur en feront la lecture.

Les + : Superbement illustré, ce petit roman développe avec efficacité des thèmes universels comme l’amitié, l’amour, la nature et le monde qui nous entoure. Bien écrit, il est facile à lire et à comprendre. Il présente également des héros issus de la diversité.

Les – : C’est un point tout à fait personnel mais je n’aurais pas été choquée si l’ouvrage avait fait quelques pages de plus.

Infos pratiques
Broché :
184 pages
ISBN-10 : 2354887892
ISBN-13 : 978-2354887896
Dimensions : 14.1 x 1.5 x 22.1 cm
Éditeur : Gulf stream éditeur (20 août 2020)

Le Pion blanc des présages, de david eddings (la belgariade 1)

Le Pion blanc des présages, de David Eddings (tome 1 de la série La Belgariade, éditions Pocket)

Le monde était jeune alors, les Dieux vivaient en harmonie et les hommes ne formaient qu’un seul peuple. Aldur le Sage façonna un globe au pouvoir immense, l’Orbe. Mais Torak, le Dieu Jaloux, s’en empara, plongeant l’univers dans le chaos. Sa félonie fut punie : le joyau lui brûla visage et main, et il fut jeté dans un sommeil tourmenté. Ainsi les hommes se divisèrent, les Dieux se retirèrent et l’Orbe fut caché.
Les siècles ont passé sur les royaumes du Ponant et l’histoire est devenue légende. Mais les présages l’annoncent : Torak va se réveiller. Et l’Orbe a disparu pour la seconde fois. Belgarath le Sorcier sait, lui, que l’avenir repose sur un unique (et si vulnérable) pion, le jeune Garion, un valet de ferme ignorant que son Destin l’entraînera dans la plus dangereuse et la plus palpitante des quêtes.

Comme j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de le dire, je ne lis pratiquement plus de fantasy a part quelques séries ou titres d’auteurs que je connais déjà. Pourquoi ? J’aime toujours cela mais j’ai l’impression d’avoir fait le tour du genre. Après la déferlante consécutive à l’arrivée au cinéma du Seigneur des Anneaux, j’avais l’impression que tous les auteurs ne savaient que reprendre les ingrédients du succès du Maître pour en faire une histoire réchauffée très souvent insipide. Comme si, pour faire une bonne œuvre de fantasy, il fallait une carte, des noms imprononçables, un jeune garçon d’origine modeste ou pauvre qui ignore ses pouvoirs, une prophétie le destinant à sauver le monde d’un horrible monstre sanguinaire, et une cohorte de créatures venues de peuples différents pour l’aider.
Le résumé du livre nous parle effectivement du Seigneur des Anneaux comme référence à côté de laquelle placer cette œuvre et, cela n’a pas manqué, on y retrouve tous les ingrédients que je viens de citer. Il ne manque rien.
Sur le fond, cette histoire n’a rien d’original et ne crée pas la surprise pour ce premier tome. C’est du lu et relu.
Or, sur la forme, j’ai passé un agréable moment. J’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cet univers médiéval, à faire la connaissance de personnages plus ou moins sympathiques, et à entamer ce long voyage avec eux.
Comme j’ai reçu cette première partie de l’intégrale (le cycle de La Belgariade compte en effet 5 tomes dont les 3 premiers sont dans cette partie 1 dont vous pouvez voir le visuel sur cette page) je suis ravie de me dire que je vais pouvoir me plonger dans la suite très rapidement après la fin de ma lecture.
Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est son écriture fluide et son ambiance. Pour moi, ce premier tome pose les bases de la série dont j’attends qu’elle prenne vraiment une direction différente des autres dans les tomes suivants. Ici, on nous pose les bases, les personnages, le monde et son histoire. Reste à développer tout cela dans les tomes suivants. C’est vraiment ce que j’attends pour la suite, au risque d’être un peu déçue. J’aime aussi l’idée que chaque titre est une métaphore relative à un personnage. Le titre donne ainsi matière à réfléchir et je peux déjà deviner quels seront les personnages mis en avant dans les suites.
Ce n’est pas désagréable à lire, mais les histoires de jeunes garçons pauvres promis à un grand destin et chapeautés par un vieux sorcier, c’est du déjà lu. J’espère mieux !
Mais cet ouvrage à l’indéniable avantage d’être beaucoup plus accessible à la lecture que son illustre modèle écrit par Tolkien.
Il peut constituer une excellente porte d’entrée dans l’univers de la Fantasy et séduira les lecteurs jeunes ou peu habitués au genre.
Pour moi qui ai déjà lu les classiques, Le Seigneur des Anneaux, Bilbot le Hobbit, et tant d’autres que vous pourrez retrouver sur la page Fantasy de ce blog, je n’ai pas eu d’effet « waou » à la lecture de ce premier tome. Pour autant, je me suis replongée avec nostalgie dans une oeuvre réconfortante et dépaysante. Une bonne petite lecture qui laisse présager de l’originalité pour la suite. J’en attends beaucoup. La barre est haute. Garion, Belgarath, Poldara et les autres seront-ils à la hauteur ?

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de fantasy classique et agréables à lire.

Les + : Un univers fournis dans lequel il est agréable de se plonger. La plume de David Eddings est immersive et fluide ce qui nous projette très vite au coeur de son univers. La lecture est beaucoup plus simple que certains noms du genre.

Les – : Sur le fond, l’histoire de ce premier tome n’a absolument rien d’original et reprend tous les codes du genre sans dévier du chemin tracés par ses prédécesseurs ni apporter une touche personnelle.

Infos pratiques
Poche :
896 pages
ISBN-10 : 2266277537
ISBN-13 : 978-2266277532
Éditeur : Pocket (24 septembre 2020)

« Entrées précédentes