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Benoît Grelaud

Benoît Grelaud est l’auteur du roman Le Maître des clés. L’histoire de ce roman est plutôt atypique. Si vous ne connaissez pas encore le Maître des Clés, celà pourrait bien changer très vite. Interview.
Cette interview a été réalisée en Novembre 2011 pour Limaginaria.com
Felixita : Bonjour Benoît, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 Benoît Grelaud : Bonjour Elodie. Je suis l’auteur d’un roman classé dans la catégorie « low fantasy », même si mon écriture ne correspond pas à tous les codes habituels liés à cette variété littéraire. Ceci s’explique notamment par le fait que je tiens à être totalement libre lorsque j’écris et que je ne cherche surtout pas à reproduire des styles ou univers déjà existants.

F : Nous avons parlé sur Limaginaria de votre roman Le Maître des Clés, le Pays des songes. Mais, est-ce votre premier roman publié ? Quel est votre parcours littéraire ? Nous savons que le 1er tome a été plébiscité sur Internet, puis repéré par un grand éditeur. Racontez-nous l’histoire de ce texte, ce qu’il a vécu pour en arriver à cet aboutissement.

 BG : Au départ, il s’agit d’une histoire inventée pour mes enfants. Sans aucune intention de publication. Par curiosité, j’ai mis en ligne les premières lignes sur un blog myspace, sans rien connaître des réseaux sociaux.  Le bouche à oreilles a été rapide et fulgurant. Au bout de quelques semaines, plusieurs milliers de lectures s’affichaient déjà au compteur, jusqu’à atteindre en quelques mois la barre des 100 000. Je recevais des dizaines de messages tous les jours et cela devint même délicat à gérer. Devant l’insistance de certains passionnés, l’idée d’en faire une publication papier commença alors à germer.

Ne connaissant personne dans le milieu de l’édition, j’ai effectué des recherches sur internet. Recherches qui me découragèrent, tellement le fait d’être publié apparaissait comme un véritable parcours du combattant ! C’est d’ailleurs une réalité : dans les grandes maisons d’édition, pour 1500 livres envoyés par la poste, seul l’un d’entre-eux sera publié.

J’ai donc gardé cette envie dans un coin de la tête, jusqu’à ce que l’auto-publication s’impose à moi.

Car il s’agit bien de cela. Un véritable concours de circonstances qui m’a aspiré comme dans un tourbillon. Comme si tout cela était écrit… « Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous », disait Paul Eluard. Et bien ce fut exactement ça. Un couple d’amis qui découvre que j’écris, au détour d’une discussion (alors que personne autour de moi ne le savait). Passionnés de littérature, ils me présentent à Erwan, informaticien, qui lançait sa société de conception de sites en simulations 3D. Emballé par mon univers, il me fait rapidement une proposition de support virtuel, condition sine qua non pour que je me lance. Car, n’ayant aucune entrée dans le monde de l’édition, je ne voyais en effet aucune autre alternative que de continuer à faire mes preuves sur le net. Je voulais ce site attrayant et complètement en phase avec mon univers. J’ai alors pris contact avec ZED, un illustrateur extraordinaire dont les dessins me fascinaient. Je lui ai envoyé le livre par internet. Quelques jours plus tard, il prenait contact avec moi pour me dire qu’il avait adoré l’histoire et qu’il était partant pour me rejoindre dans cette aventure. Lorsque j’ai reçu ses premières planches, ce fut une énorme émotion : il avait tout de suite ressenti mon univers et le transcrivait à merveille. C’était bouleversant de justesse… Incroyable. Nous étions sur la même longueur d’onde… « Il n’est pas de hasard,… »

Il me restait à trouver des musiques mettant en valeur cette atmosphère que je souhaitais transcrire.

Trois noms me vinrent tout de suite : le groupe breton Trenk de mon pote Yannick, Tri Yann et leurs superbes envolées celto-rocks, et Dorian Gray dont la pop me touche particulièrement. Ils accrochèrent tous au projet et acceptèrent eux aussi immédiatement. Incroyable… « …il est des rendez-vous… »

Jean Chocun, l’un des trois Jean de Tri Yann, lut le livre et accepta d’en faire une superbe préface. Son grand-père était serrurier ( !…) et Jean avait l’âge du héros à cette époque là !… Etonnant, non?

Dans le même temps, je pris contact avec un imprimeur expérimenté, lui aussi découvert sur le net. Non seulement le livre est d’un rendu professionnel impeccable, mais j’ai pu bénéficier d’un vrai suivi, de vrais conseils, pour une mise en page parfaite.

Bref, tout s’enchaînait à merveille ! Depuis la discussion avec mes amis, à peine 2 semaines venaient de s’écouler ! Comme si tout était déjà tracé…

Une fois tout cela mis en place, quelques mois plus tard, j’ai envoyé un exemplaire à 2-3 maisons d’édition. Le livre est arrivé entre les mains de Xavier Decousus, l’éditeur de chez Gründ. Une référence. C’est notamment lui qui a découvert et lancé Pierre Bottero… Lorsqu’il m’appela quelques jours plus tard pour me dire qu’il aimait mon univers, je fus estomaqué. Il connaissait le livre pratiquement par cœur…

D’une publication artisanale, j’ai envie de dire confidentielle, « le Maître des clés » allait basculer vers une publication nationale…
F : Dans divers aspects, ce premier tome du Maître des Clés peut nous rappeler d’autres œuvres. Comment est né le Maître des Clés ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

 BG : « le Maître des clés » est la suite logique de ce que j’ai vécu avec mes enfants. Ils ont maintenant passé l’âge, mais pendant de nombreuses années, je leur lisais une histoire chaque soir. En un rituel immuable. Un bonheur extraordinaire. Et puis, j’ai commencé à inventer les aventures que je leur racontais. On poursuivit même cette relation au travers de nos randonnées en montagne. En effet, dès leur plus jeune âge, nous emmenions nos enfants dans des excursions particulièrement longues et parfois quelque peu difficiles. Dans ces cas là, il est délicat de parvenir à conserver la motivation des enfants. Les aventures que nous vivions alors tout au long de nos marches eurent un effet extraordinaire. Nous vivions à chaque fois une nouvelle conquête, à l’affût du moindre monstre caché derrière les rochers, ou émerveillés en découvrant les secrets magiques renfermés au cœur des fleurs !

L’histoire du Maître des clés est unique, car foncièrement puisée au cœur de mon imaginaire. Même si celui-ci est inévitablement influencé par les livres, dessins animés ou films partagés avec mes enfants. Je n’ai par contre aucune référence littéraire de Fantasy à vous donner, car je n’en ai jamais lu. Mes lectures sont plutôt tournées vers les auteurs classiques. J’ai une affection particulière pour Marcel Pagnol ou Edmond Rostand, par exemple.
F : Vous nous avez dit que le Maître des Clés n’était pas forcément un roman pour la jeunesse. Comment abordez-vous les cibles de ce texte ? Qui sont-elles pour vous et pourquoi sont-elles multiples ? Y-a-t-il différents degrés de lectures dans votre ouvrage ?

 BG : Contrairement à Reghi, l’un des héros du livre, je ne suis absolument pas Chevalier, et j’aurais donc beaucoup de mal à prendre quiconque pour cible ! Plus sérieusement, c’est très simple : je n’en sais rien !!… Comme je vous l’ai dit précédemment, j’écris en toute liberté, sans me fixer de contraintes. Il se trouve, au final, que ce livre plaît autant aux enfants, qu’aux ados ou adultes. Beaucoup de lecteurs passionnés ont d’ailleurs entre 25 et 45 ans. A ce qu’ils me disent, ils retrouvent dans l’ambiance de l’histoire leur âme d’enfant qu’ils croyaient avoir égarée. Je trouve cela magique. Inexplicable. Je vous parlais d’un style atypique. Et bien voilà… Peut-être ai-je une écriture particulière, dont le rythme est fait pour cela.
F : Vous nous avez confié être en pleine réécriture de ce 1er tome, dans le but de le publier chez Gründ. Mais, concrètement, qu’est-ce qui va changer dans la nouvelle version ?

BG : Tout d’abord, je tiens à remercier Xavier Decousus qui effectue un accompagnement attentif et respectueux de mon univers. Ses conseils avertis me sont d’une grande utilité et m’amènent doucement vers une maîtrise précise du texte. J’apprécie que rien ne me soit imposé. Nous discutons des évolutions possibles, mais je reste en tous points maître de l’histoire et de mon style. Rien à voir avec ce que l’on peut entendre parfois au sujet d’éditeurs qui imposent le fond et la forme à leurs auteurs. J’avais hâte de commencer le travail avec Xavier. Je n’ai pas été déçu. Il est impressionnant de justesse. Expérimenté jusqu’au bout des ongles.

En ce qui concerne la nouvelle version du tome 1, je ne m’étendrai pas trop là-dessus, afin de laisser la surprise de la découverte aux lecteurs. Ce que je peux vous dire, c’est que plusieurs chapitres disparaissent, remplacés par de nouveaux qui assurent une cohérence parfaite pour la trilogie qui va paraître. Les 3 tomes sont précisément découpés en séquences, avec différents fils conducteurs qu’il est indispensable de bien préciser dès le tome 1. Au final, l’histoire s’est étoffée, et a pris de la force. Au-delà de cela, j’ai personnellement progressé dans mon rôle d’auteur. Je maîtrise bien mieux ce qu’il faut faire et les erreurs à éviter.

La réécriture est désormais achevée, et je me tourne à présent vers l’écriture du 2ème tome.
F : Le site internet du Maître des Clés a été extrêmement travaillé. Comment avez-vous abordé la création de ce support, les choses étaient-elles clairement définies ou avez-vous laissé carte blanche à la personne en charge du projet ?

 BG : Je souhaitais avoir un support de grande qualité, afin que l’on retrouve cette part de féerie véhiculée par le livre. Si le site n’avait pas été de ce niveau là, je n’en aurais pas fait. C’est un investissement financier, certes, mais je le considère indispensable. J’ai eu la chance de tomber sur une entreprise motivée par le projet et qui s’est pleinement investie pour que cela soit une réussite. Sans compter son temps face aux diverses expérimentations et les divers souhaits que je leur communiquais. En ce qui concerne le fond, nous avons travaillé en équipe, la proximité facilitant les choses (une chance inouïe que l’entreprise soit locale !), à partir de ce que je souhaitais voir apparaître. Pour la forme, n’ayant personnellement aucune compétence dans ce domaine, ce sont le dessinateur ZED et l’informaticien Erwan (inventeur du concept simulation 3D) qui s’en sont chargés. Je les en remercie vivement encore une fois.
F : Travaillez-vous sur d’autres projets en ce moment ? Quels sont vos projets pour votre avenir littéraire ?

 BG : Je suis actuellement en écriture du tome 2. En parallèle, je commence à écrire des chansons pour quelques artistes.

Je suis également en écriture d’un roman basculant plusieurs siècles en arrière. Un livre pour le coup qui s’adresse plutôt aux adultes, car plus compliqué. Cette histoire et le style d’écriture que je tiens à utiliser vont donner à l’ensemble un caractère très atypique. J’espère que les lecteurs y seront sensibles, car je tiens énormément à ce projet. Restera à trouver un éditeur ! Pas une mince affaire !

Pour information, ce livre sera préfacé par Odile Hervé-Bazin, l’épouse du célèbre auteur de « vipère au poing ». Elle a découvert mes écrits (et notamment mes poèmes) sur internet et a eu un coup de cœur. Elle me fait l’honneur de suivre désormais mon parcours et elle croit notamment beaucoup dans le roman que je prépare. J’en suis très touché.

En attendant, ma priorité est cette aventure du « Maître des clés », que j’aimerais amener le plus loin possible.

J’en profite pour remercier tous ceux qui ont découvert cet univers et le font connaître autour d’eux. En particulier les personnes qui gèrent plusieurs pages fans. C’est génial !

Retrouvez le Maître des clés sur son site officiel : lemaitredescles.com

Dario Alcide

Nous avons chroniqué récemment le premier roman de Dario Alcide : Farence – La légende. Découvrez à présent l’interview l’auteur à travers cette interview où vous en saurez plus sur l’univers du roman et les projets de son créateur. Cette interview a été réalisée en février 2010 pour Limaginaria.com

Felixita : Bonjour Dario, tout d’abord, pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Dario Alcide : Bonjour. J’ai une trentaine d’années. Ancien Fan de manga j’ai un peu lâché l’affaire mais je reste fan d’action et d’aventure. Je regarde beaucoup de séries (de House à 24 en passant par V ou the Sarah connor Chronicles). J’adore aussi les jeux vidéo comme DDR ou Guitar Hero même si je n’ai pas beaucoup de temps pour y jouer.

F : On peut remarquer que votre roman « Farence – La légende » est disponible sous deux éditions. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi deux éditions et surtout quelles sont les différences?

DA : La première édition était en fait un test, pour voir si le public suivrait ou pas. Comme le test a été concluant, il m’a fallu faire un retirage. Sauf que comme souvent, j’ai repéré dans le produit fini (après impression bien sûr sinon c’est pas drôle) des petites fautes de frappe passées à la trappe, des petits problèmes de mises en pages etc… Donc j’ai repris tout ça et je me suis dit que j’allais ajouter un carnet de croquis à la fin. J’ai donc demandé à des dessinateurs de plusieurs pays (dont j’aime beaucoup le travail) de me faire des petites illustrations sur des personnages du livre. Et c’est ainsi que naquit la seconde édition.

F : « La Légende » est le premier tome de la trilogie « Farence ». Pouvez-vous nous parler un peu plus de cette trilogie?

DA : Un peu seulement. Il faudra lire la suite. Le tome 2 reprend tout de suite après la fin du tome 1 et raconte comment les deux enfants de la Légende vont aller à la recherche de Syriel. C’est un tome un peu plus calme que le premier et plus centré sur deux ou trois personnages (je veux pas trop en révéler donc je n’en dis pas trop non plus). Je me remets à travailler dessus d’ici le mois de mars et prévoit une sortie pour cet été. Le timing est pas encore tout à fait au point mais probablement une avant-première sur le japan expo et une sortie nationale vers septembre. A voir. Le tome 3 lui est beaucoup plus loin dans l’avenir. J’ai déjà une ébauche et la trame principale mais il n’y a qu’une cinquantaine de pages écrites alors beaucoup de choses peuvent encore changer. L’histoire se déroulera 11 ans plus tard et reprendra sûrement pas mal d’ingrédients du 1 à savoir beaucoup d’action. Mais, je verrais surtout comment est accueillit le tome 2 avant de me pencher sérieusement sur le tome 3.

F : Parlons maintenant plus en détail de ce premier tome. Expliquez-nous comment vous est venue l’idée d’une telle histoire, et quelles ont été vos inspirations (pour les personnages, le scénario, les monstres…).

DA : Ben en ce qui concerne l’idée, c’est très simple. Avec mon super pote Michaël on faisait une session roller dans notre ville et on s’amusait à se prendre pour des super guerriers de l’espace (oui j’avais genre 17 ans et j’étais à fond dans Dragon Ball Z). Et l’idée de créer deux personnages en roller dans une ville futuriste est arrivée ensuite. On a brodé un peu autour et 261GX était là. Le soir j’ai créé une histoire un peu plus complexe avec Michaël et on a décidé d’en faire une bd. Je n’avais jamais écrit une histoire de ma vie à part une tentative d’une page vers 13 ans et voilà. J’ai rapidement rempli un cahier. On a fait quelques croquis et on a vite progressé. On a trouvé les noms les lieux, le méchant et une intrigue. Mais finalement, le projet est tombé à l’eau et j’avais comme une frustration pour ce projet. J’ai ensuite écrit d’autres choses, plus ou moins bien, et un jour je suis revenu à mon premier écrit. J’aimais beaucoup ces personnages et leur histoire alors j’ai tout repris pour en faire un roman. Voilà le résultat. Mes inspirations pour les personnages : Végéta, Michaël et moi-même. Pour le scénario, c’est venu avec Michaël. Les créatures qu’on y croise je ne sais pas vraiment d’où elles sortent…

F : Les deux frères sont vraiment très différents, presque même l’opposé l’un de l’autre. Comment avez-vous abordé leur psychologie?

DA : Kamais et Yatsun ne sont pas frères. Et concernant leur psychologie, comme avec beaucoup de mes personnages, je leur donne des caractéristiques de départ (Yatsun devait être proche du caractère de Végéta et Kamais un peu je m’foutiste comme moi) et puis au fur et à mesure de l’histoire ils développent un peu leur propre caractère tout seuls.

F : De même, on a l’impression que chacun des frères a besoin d’une femme pour exister, ce qui donne à la femme une place tout aussi importante que les héros dans l’histoire et ce n’est pas courant (mais vraiment très intéressant). Habituellement la figure féminine est cantonnée au second plan… pourquoi avoir ainsi mis la femme en valeur dans le roman ?

DA : Je ne sais pas. Je n’analyse pas ce que j’écris. Je le vis, je l’écris et c’est tout. Et du coup, j’avais pas vu les choses sous cet angle non plus. Dans toutes mes histoires, il y a au moins une femme importante. Dans Chronicles l’héroïne est une femme. Dans Pentacle, le personnage centrale est une femme.Dans Khram, un très vieux projet, il y a quatre femmes parmi les persos principaux.Je crois que j’aime ça, tout simplement.

F : L’environnement de l’histoire est vraiment très vaste avecénormément de planètes dans un univers pratiquement infini. Pouvez-vous nous expliquer ce choix? Est-ce parce que vous prévoyez des histoires « parallèles » dans le même univers?

DA : Je voulais surtout un univers cohérent (j’espère que c’est réussi) et donc je voulais expliquer un maximum de choses pour que rien ne reste dans le flou. D’où toutes ces planètes etc… Maintenant oui j’aimerais pouvoir écrire d’autres histoires dans cet univers et j’y pense sérieusement
d’ailleurs…

F : Comment s’est passé l’écriture de ce premier tome. Êtes-vous un auteur qui écrit facilement, rapidement, ou bien un auteur pour qui écrire demande du temps et est plutôt « difficile ». En bref, quel genre d’auteur êtes-vous?

DA : Un auteur qui peut ne pas écrire pendant trois ans et tout d’un coup pondre deux romans en trois mois. Quand j’écris, je peux lâcher des chapitres entiers ou juste quelques lignes et bloquer ensuite sur un passage. Il n’y a pas vraiment de règle. Les histoires tournent dans ma tête des fois pendant des jours et certaines scènes sont super limpides au moment d’écrire. Sauf que je ne construis pas toujours l’histoire dans l’ordre et du coup la scène 3 va être prête avant la scène 1 mais je ne l’écrirais qu’une fois la scène 2 sur papier. Et pour cette même scène 2 j’aurais peut être plus de mal. Mais là, je crois que je ne suis pas très clair…

F : Nous avons pu lire sur Internet que le second tome de la> trilogie était déjà écrit. Pouvez-vous nous livrer quelques détails? A quoi doit-on s’attendre pour les personnages?

DA : A ce qu’ils soient moins nombreux. Il y aura quatre nouveaux importants et beaucoup d’anciens en moins. Et ça se passe sur une autre planète que Nimir cette fois. C’est tout…

F : On peut voir que le roman est édité chez « Farence Corp Editions ». Parlez-nous de cette édition et de ses futurs projets. Comment c’est passé sa création, pourquoi avoir édité le roman dans votre propre édition plutôt qu’ailleurs….

DA : La principale raison c’est que être son propre patron, ça veut dire aussi faire ce que l’on veut. Le gros inconvénient c’est que ça peut aussi vouloir dire faire n’importe quoi, n’importe comment. J’ai donc essayé de faire les choses le mieux possible. Mais je découvre jour après jour comment faire mieux pour le tome 2. Créer une maison d’édition c’est une super aventure. Je fais des tas de rencontres super intéressantes et je découvre un milieu étrange et bizarre c’est sympa. Le prochain projet de Farence Corp. s’appelle Pentacle et c’est une histoire fantastique plus que SF. Je travaille sur ce projet avec un illustrateur génial qui s’appelle Julien Pillet. Je ne donne pas trop d’infos pour l’instant, je peux vous dire que ça parle de dragons et que c’est une histoire contemporaine. La suite sur mon site et sur Facebook à partir de Mars…

F : La couverture du roman a été réalisée par un dessinateur Belge. Pouvez-vous nous raconter comment s’est passé cette collaboration et la création de la couverture?

DA : Euh, en fait ça a été assez rapide. Il y a très peu de choses à raconter à ce sujet. Je cherchais un dessinateur, lui un projet, on s’est rencontré sur un forum et voilà. Deux semaines plus tard c’était fait. On devrait se rencontrer pour la première fois à Made in Asia.

F : Vous avez publié une nouvelle dans le dernier numéro du magazine « Freaks Corps », avez-vous d’autres projets à venir? Si oui pouvez-vous nous en parler?

DA : Des projets ? J’en ai pleins. Déjà les deux projets à court et moyen terme que sont Farence 2 et Pentacle. Ensuite, j’ai envie de changer de registre avec une autre histoire plus sentimentale. J’aimerais aussi publier d’autres auteurs. Je pense à une en particulier qui m’a fait lire un texte que j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y a aussi plusieurs graphistes avec qui je voudrais faire des histoires sympas. J’envoie aussi des textes à des grandes maisons d’éditions en parallèle, et des nouvelles à des fanzines. Je ne manque pas de projets. Je manque par contre encore un peu de temps et de moyen pour tous les réaliser rapidement… Mais ça viendra hé hé !

Retrouvez Dario Alcide sur : www.farence.org
Contact : farence@farence.org

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