Archives de Catégorie: Jeunesse

Ce qui ne te tue pas, de Georgia Caldera

Ce qui ne te tue pas, de Georgia Caldera (tome 1 du dyptique Ce qui ne te tue pas, éditions J’ai Lu)

Violette et Adam ont beaucoup de points communs : les deux adolescents rêvent de faire leurs études dans une prestigieuse école graphique, ils ont des secrets à cacher, une vie à fuir, et surtout ils se détestent.
Malheureusement, ils vont devoir cohabiter. Un rapprochement forcé qui pourrait avoir des conséquences imprévues.

Cela faisait longtemps que je voulais découvrir la plume de Georgia Caldera, que je connais depuis très longtemps sur internet. Pour dire, je la connais depuis l’époque de feu Myspace !
Or, difficile de trouver ses ouvrages. Alors quand ils se sont tous étalés devant moi au dernier salon du livre de Paris, je n’ai pas hésite et je me suis laissée tenter par celui-ci, qui est le tout dernier sorti. La couverture et le résumé m’ont attirés, je cherchais quelque chose de léger et avec des émotions. Et puis, on ne va pas se mentir, la photo en couverture est à elle seule un bon argument de vente.
J’attendais de me laisser séduire par le texte, et le début a tenu ses promesses. Je suis rapidement rentrée dans l’histoire de Violette et ses problèmes très actuels, puis dans le quotidien d’Adam.
Toutefois, le soufflé est vite retombé.
En effet, ce livre a très vite fini par me lasser. Peut-être parce que j’ai assez vite vu les grosses ficelles (que dis-je, les « cordes ») marketing derrière.
On a un roman chorale avec un couple de personnages aux vies parallèles qui vont se rejoindre. Mais tout le livre n’est qu’une succession de clichés et j’ai levé les yeux au ciel tant de fois que j’ai cru qu’ils allaient y rester. En clair, nous avons là le couple typique de « la plus belle fille que tout le monde veut » et du « geek asocial renfermé mal dans sa peau dont tout le monde se moque ». Et devinez qui vont tomber amoureux l’un de l’autre ?
Oui.
Sauf que non seulement ils vont très vite tomber amoureux l’un de l’autre, mais ils vont passer 300 pages à se tourner autour à coup de « non elle ne peut pas aimer un mec comme moi », « je ne vois pas pourquoi il s’intéresserait à une fille comme moi », alors que tout dans leurs actions prouve le contraire. De fait, les protagonistes ont des réactions incompréhensibles et peu crédibles, dont l’apogée arrive bien entendu à la fin où l’on crée une fausse brèche pour nous inciter à acheter la suite. Adam s’emporte subitement pour quelque chose sorti de nulle part au point de retourner faussement la situation de manière disproportionnée à laquelle je n’ai pas cru une seconde.
Cela me semblait si évident qu’on voulait m’obliger à acheter la suite, que je ne le ferai pas. Le livre manque cruellement d’action, à croire qu’il s’agit de remplissage pour nous amener à cette fin peu crédible. Je suis prête à parier que la deuxième partie sera plus rythmée.
En outre, la couverture ne reflète absolument pas le personnage masculin qui a plus des airs de Kylo Ren (Adam Driver… je me demande si le nom du personnage n’est pas carrément un clin d’oeil à l’acteur tant sa description m’y a fait penser) que du mannequin barbu et rock qu’on nous présente. A contrario, la couverture de la suite a l’air de parfaitement refléter Violette. Il faut croire qu’Adam Driver n’est pas assez vendeur…
Je suis sortie de cette lecture frustrée avec la sensation qu’il s’agit plus d’une commande éditeur que d’une réelle envie de l’autrice de nous raconter l’histoire. Tout y est trop attendu, trop marketé, pas assez fouillé… Alors que les personnages et leurs histoires ont un réel potentiel, qui aurait pu gagner en développement s’ils n’étaient pas aussi occupés à se tourner autour comme deux loups avant l’affrontement.
A l’origine, je ne comptais pas parler de ce titre sur le blog puisque je le lisais « en off ». Mais il rentre dans la partie Young-Adult et je voulais quand même en parler parce que c’est la première fois que j’ai à ce point l’impression d’une liste marketing que l’on a coché en suivant les ingrédients d’une recette, et non pas qu’on me racontait une histoire sincère. Je suis donc déçue de ce titre.

Pour qui : les lecteurs qui cherchent une histoire contemporaine.

Les + : un style fluide qui se lit vite et bien.

Les – : je n’y ai pas cru une seconde. Les personnages passent leur temps à se rapprocher/s’éloigner pour des raisons incompréhensibles, l’ensemble est clichés et on nous pousse beaucoup trop à l’achat du second par un ressort qui ne tient pas la route. Je n’ai pas non plus apprécié d’être attirée par un bel homme en couverture qui n’a rien à voir avec le personnage à qui il est censé faire référence.

Infos pratiques
Poche: 320 pages
Editeur : J’AI LU (20 mars 2019)
Collection : FANTASME
Langue : Français
ISBN-10: 2290200530
ISBN-13: 978-2290200537

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Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton

Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton (one shot, éditions du Chat Noir)

Alors qu’elle mène une vie d’adolescente populaire et heureuse à Paris, où elle a ses amis et son petit ami, Lucie est contrainte de déménager dans une petite ville du sud avec ses parents.
Elle s’intègrera pourtant rapidement aux adolescents fortunés du secteur, curieux de faire sa connaissance.
Très vite, ils lui raconteront une étrange rumeur au sujet des habitants d’un manoir local. On dit qu’ils vivent la nuit et qu’ils enlèvent des humains pour boire leur sang. En effet, les Lovelasse seraient des vampires.
Cela explique peut-être pourquoi Lucie est si attirée par Ulysse, le garçon si beau et mystérieux, qu’elle ne voit que lorsque le soleil a fait place à la Lune.

Après la sortie de ma Sonate au clair de Lune, j’ai été attirée par ce titre des éditions du Chat Noir car, outre la jolie couverture, je voulais voir si j’allais rester dans la même veine que mon propre roman.
Or, autant le dire tout de suite : cela n’a rien à voir. Et en plus, j’ai été plutôt déçue. Probablement ne suis-je plus la cible de ce genre d’ouvrage et je vais vous expliquer pourquoi.
Le gros problème de ce livre est que je n’y ai pas cru. Pas un seul instant je n’ai adhéré aux personnages, à leur histoire, à leurs problèmes… tout m’a semblé trop mièvre, trop superficiel.
Lucie tombe amoureuse d’une peinture au premier regard… non. Je ne sais pas si je suis devenue trop vieille pour cela mais ça ne fonctionne pas sur moi. Je n’y crois pas. De là à tout envoyer promener, tout risquer, y compris perdre l’amitié des rares amis qu’elle s’est fait… je n’y ai pas cru.
L’atmosphère générale, qui se passe dans un milieu type de série américaines pour ado à la « Pretty Little Liar » (des ados riches qui ne savent pas comment éprouver du plaisir autrement qu’en faisant la fête et en transgressant les interdits dans une bourgade où il n’y a rien à faire). Je n’y ai pas cru non plus.
En fait, tout le livre est superficiel. Tout m’a donné l’impression d’être « trop ». Je ne me suis pas attachée aux personnages, ni Lucie ni Ulysse, la fin n’a pas été une surprise pour moi, les personnages sont pour moi une succession de clichés (la jeune fille naïve au coeur pur qui va tout tenter pour celui qu’elle aime, le beau garçon innocent et mystérieux qui va s’offrir comme un sacrifice à la jolie fille pure, la maman poule que l’on prend pour ce qu’elle n’est pas, les parents en retrait qui ont de leur fille une vision de sainte, le beau gosse de la plage amoureux de la jeune fille pure, la meilleure amie qui prend sous son aile la nouvelle venue et fait tout pour elle sans vraiment de raison, et qui craque sur le garçon de la bande…).
Plus pour moi.
De fait, la romance ne m’a fait ni chaud ni froid. Je m’attendais à trouver dans ce titre de la poésie, du lyrisme, du romantisme… mais je n’y ai trouvé que des clichés surfaits dans un style qui n’a pas créé d’émotion chez moi.
En bref, j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel en me disant que ni la couverture ni le très bon résumé, qui m’avaient tous les deux tentés, n’ont répondu à mes attentes.
Attention, la lecture de cet ouvrage n’a pas été une horreur, j’ai quand même passé un moment sympathique, mais alors que j’écris cette chronique plusieurs jours après avoir terminé le livre, je me rends compte que je l’ai déjà presque oublié.

Pour qui : un public adolescent, assurément. Les adultes n’y trouveront pas leur compte.

Les + : Quelques bonnes idées qui ne sont malheureusement pas exploitées suffisamment (je pense notamment au thème de fin d’ouvrage).

Les – : Des personnages trop clichés qui sonnent faux, un récit auquel on a du mal à croire, des ficelles un peu usées et un style qui reste en surface.

Infos pratiques
Broché: 306 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (4 avril 2018)
Collection : Cheshire
Langue : Français
ISBN-10: 2375680731
ISBN-13: 978-2375680735

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