Archives de Catégorie: Science-Fiction

Une mort certaine, de Charlaine Harris – la communauté du sud 10

Une mort certaine, de Charlaine Harris (tome 10 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

La grande révélation des hybrides a eu lieu et le monde accepte doucement ce fait. Pourtant, de nombreuses autres créatures rôdent dans l’ombre et ne semblent pas prête à se révéler.
Un jour, Sookie a la surprise de trouver son cousin Claude devant chez elle. Celui-ci vient lui demander de l’héberger car il se sent seul. Une demande étrange, mais justifiée par le sang faé qui coule dans les veines de la jeune serveuse.
Puis c’est au tour de la meute de loups-garous de venir demander l’hébergement sur le terrain de la télépathe. La pleine Lune approche et des phénomènes étrangent se produisent. Voilà que des inconnus ont été repérés sur un terrain pas loin de chez Sookie, et qu’on y a même senti un nouveau cadavre.
Alors, quand le créateur d’Éric, Ocella, débarque à son tour, s’en est trop. Sookie sait que les choses vont mal tourner.
Et comme toujours, elle n’a pas tort.

Un tome 10 dont il va être assez compliqué pour moi de vous faire une chronique détaillée. En effet, pour être honnête, il ne se passe rien dans ce tome. Ou si peu que je l’ai déjà oublié.
L’histoire globale ne progresse pas vraiment et se concentre autour des romances du livre. Sookie passe son temps à faire des allers/retours entre sa maison et celles de ses voisins. On y apprend que Bill est très mal en point, et que sa relation avec Éric devient sérieuse. Il semble que la télépathe a enfin fait son choix et s’y tiendra.
Ainsi, le roman nous raconte comment Sookie règle les petits bobos à droite à gauche, et écoute les états-d’âme des uns et des autres (y compris de ceux qui n’en ont plus).
Le livre est comme toujours plaisant à lire, parfait pour les vacances. Mais il est aussi insipide et sans beaucoup d’intérêt. Je me demande même si on ne pourrait pas directement sauter au tome suivant (en espérant qu’il ne soit pas du même genre) sans rien perdre de l’histoire.
Il n’y a qu’un seul évènement marquant dans le roman et on le voit venir depuis le début, si bien qu’il n’y a pas de surprise quand la fin arrive.
Pas évident de trouver encore des choses à dire au bout de dix tomes. Pourtant les personnages ont du potentiel, mais ce qui était au départ une série de Bit-Lit s’est transformé en un soap opéra basique qui n’a, pour le coup, pas fait battre mon coeur.
Charlaine Harris a introduit deux personnages dont le charisme n’est pas celui qu’il aurait dû être (cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé le tsarévitch dans une histoire et j’avoue ne pas avoir été très convaincue par cette interprétation. Je l’avais été bien plus dans Léviathan de Scott Westerfeld).
J’ai conscience que cette chronique ne dit pas grand chose, mais je vous assure qu’il n’y a pas grand chose à dire non plus sur ce tome. Contrairement au précédent, Bel et bien mort, ce tome est plat et donne l’impression d’un tome transitoire, où l’autrice a pratiqué le remplissage.
Un tome à oublier rapidement pour passer au suivant.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les précédents tomes.

Les + : il est toujours agréable de se plonger dans une histoire de Sookie Stackhouse, le style toujours aussi léger et fluide lit agréablement bien pour les vacances ou entre deux romans plus lourds.

Les – : un tome dans lequel il ne se passe rien ou presque, les quelques rebondissements étant attendus et n’apportant pas grand chose à l’histoire.

Infos pratiques
Poche: 413 pages
Editeur : J’ai lu (10 novembre 2010)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 229002502X
ISBN-13: 978-2290025024

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Dragon Déchu, de Peter F. Hamilton

Dragon Déchu, de Peter F. Hamilton (one shot, éditions Bragelonne)

Lawrence rêvait de devenir pilote de vaisseau et participer à la conquête spatiale. Malheureusement dans la vie, rien ne se passe jamais comme prévu. Trahi au plus profond de son âme, le jeune homme va s’engager dans la dernière Grande Compagnie, et deviendra rapidement un bon agent chargé d’aller procéder à des « retours sur investissements » sur les différentes planètes colonisées par l’espace. Développer de nouveaux mondes n’est plus rentable et les entreprises qui ont le monopole utilisent des méthodes peu orthodoxes pour s’enrichir. Cela au détriment des populations locales.
Lawrence, qui préparait sa vengeance personnelle depuis longtemps, ne se doutait pas que lors d’une de ses missions, il allait rencontrer une résistance particulièrement efficace.

Ce livre était dans ma PAL depuis longtemps et je l’en ai sorti avec l’envie de me plonger dans une grande histoire de SF. Peter F. Hamilton est sans doute l’un de mes auteurs de SF favoris depuis que j’ai lu, il y a longtemps, son inoubliable tétralogie de L’étoile de Pandore. Je savais donc qu’en ouvrant ce texte, je partais dans une aventure longue et complexe, fascinante autant que passionnante, et je n’ai pas été déçue.
Comme souvent avec cet auteur, le livre est épais. Je ne le voyais d’ailleurs pas aussi vaste lorsque je l’ai entamé (661 pages écrites en tout petit dans cette belle édition anniversaire sortie chez Bragelonne en 2016). Au moins le voyage a-t-il été long et j’ai pu en profiter pleinement.
Ce que j’aime avec cet auteur, c’est qu’il prend le temps d’installer ses univers, ses personnages, ses réflexions. Ici encore, on découvre et on s’attache aux vies des uns et des autres. Il devient compliqué de trouver un héros principal et des antagonistes, tant chaque personnage possède ses forces et ses faiblesses. Ils sont tous très humains.
L’autre point fort de Peter F. Hamilton est l’accessibilité de son propos. Certes, on joue, comme dans L’étoile de Pandore sur une réflexion personnelle (c’est à vous d’arriver à vos propres conclusions) mais l’histoire est accessible. Elle ne fourmille pas de termes ultra-scientifiques, de descriptions incompréhensibles ou d’images irréalistes. On a presque l’impression de lire un thriller lorsqu’on plonge dans un texte de Peter F. Hamilton (c’était encore plus vrai dans son diptyque La Grande Route du Nord, que j’avais également beaucoup aimé).
Dans ce roman, l’auteur nous parle de la colonisation de planètes par l’espèce humaine, et de leurs développements propres. A qui appartiennent les planètes colonisées ? Aux entreprises qui ont permis le phénomène ou aux êtres qui les habitent ? A quoi sert la connaissance ? Où se situent les limites de la morale ? Doit-on toujours se battre pour la cause que l’on croit juste ?
Beaucoup de questions philosophiques sont soulevées par ce livre et j’ai passé un très bon moment à lire le cheminement de l’histoire.
Sans surprise, le rythme est intense. Mis a part quelques scènes un peu longues et sans grand intérêt, tout a son importance dans le texte. Rien n’est laissé au hasard, et j’ai même refermé le livre avec la gorge serrée par l’émotion.
J’ai lu plusieurs chroniques expliquant que ce titre est le meilleur de l’auteur mais je ne suis pas d’accord. Il est unique en son genre, et unique tout court (c’est le premier one-shot que je lis de l’auteur), mais j’ai un peu moins adhéré à la fin que dans les deux séries que j’ai lues précédemment. C’est un avis tout personnel, parce que j’ai estimé la révélation finale un peu trop décalée à mon goût.
Toutefois, le titre, comme toujours, colle bien à l’ambiance et à l’histoire, toute en subtilité. J’ai beaucoup aimé le personnage de Lawrence et ses motivations.
Encore une belle oeuvre signée par l’un des maîtres du genre.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les belles et longues histoires de SF, qui ont envie de s’attacher à des personnages, d’entrer en profondeur dans la vie d’un univers.

Les + : un texte rythmé et au style accessible, à la portée même des moins habitués du genre. On a comme toujours chez cet auteur de belles idées développées finement et avec intelligence. C’est fluide et bien mené, les technologies développées sont réalistes… j’ai voyagé de la première à la dernière ligne.

Les – : J’ai un peu moins adhéré à la résolution finale que dans les autres ouvrages de l’auteur, et j’ai relevé un ou deux passages un peu longs et pas forcément utiles.

Infos pratiques
Broché: 590 pages
Editeur : Bragelonne (24 mai 2006)
Collection : Science-fiction
Langue : Français
ISBN-10: 2915549818
ISBN-13: 978-2915549812

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