Archives de Catégorie: Science-Fiction

Bagne, de Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges T1)

Bagne, de Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges T1, éditions Bragelonne)

Sur Bagne, la planète prison, une jeune femme solitaire est perçue comme la plus grande tueuse qui soit : Lara. Fille du leader de la prison, elle mène son monde à la baguette, avec ses deux pistolets, surtout.
Alors qu’elle n’y croyait plus, on lui propose un jour une mission périlleuse mais pleine de promesses : s’évader.
C’est que Lara a laissé beaucoup de choses sur Terre. Son passé, mais pas que.

J’ai eu l’occasion de prendre l’intégrale de la saison 1 de ce feuilleton numérique (composé originellement de 6 épisodes, l’intégrale de la saison 1 est également disponible au format papier) lors d’une grosse opération de Bragelonne. A l’époque, j’avais été attirée par l’ambiance steampunk promise, ainsi que par la plume de l’auteure, que j’avais déjà croisée ça et là dans diverses anthologies.
Cette première saison est une bonne découverte.
J’ai apprécié me plonger dans la lecture de ces six épisodes bien menés, où chaque fin vous laisse sur un ckliffanger de folie qui vous donne envie de lire la suite.
Nous suivons les aventures de Lara, un personnage qui sort des sentiers battus. J’ai pu lire sur internet de nombreuses critiques disant qu’elle n’est pas aussi forte dans le livre que ce qu’on nous la présente, et c’est plutôt vrai. Cela dit, ce trait de caractère est gommé par bien d’autres aspects. Finalement il n’était pas utile d’en faire une héroïne à ce point indestructible alors qu’elle nous apparait dans toute son humanité dans le livre. Pour ma part, c’est cette humanité qui m’a touché, et son caractère. Car oui, elle en a quand même.
Le duo qu’elle forme avec Renaud est enthousiasmant, plein de promesses. J’ai adoré suivre leurs aventures !
Le style est toujours aussi fluide, on s’y croirait. A plusieurs reprises je me suis sentie étouffée par la chaleur et la poussière, inquiète pour les personnages, triste, et crispée à l’idée de ne pas savoir ce qui allait leur arriver.
J’ai accroché à l’univers créé par l’auteure, bien que le marketing soit beaucoup plus steampunk que le produit. Ne vous attendez pas à une littérature telle que Gail Carriger a pu en écrire avec ses séries du Protectorat de l’Ombrelle ou Étiquette & espionnage . Les éléments steampunk sont anecdotiques et je classe plutôt l’ouvrage du côté de la Science-Fiction que du steampunk. Heureusement qu’une foule d’éléments rattrapent ce marketing un peu à côté, sinon j’aurais eu l’impression de me faire avoir.
Côté feuilleton, on est servi ! Outre les cliffhanger intenables, les épisodes sont rythmés et, gros point fort pour moi, les révélations sont distillées tout au long de la saison. Si bien qu’il y a intérêt à tout lire. Aucun épisode est inutile, et on ne nous balance pas tout d’un coup.
Aussi, les rebondissements et retournements de situation ne sont pas rares, et j’ai été surprises plusieurs fois par des événements ou révélations auxquels je ne m’attendais pas (dans le lot il y en a bien un ou deux que l’on voit venir, mais pas tous).
Une lecture loin d’être ennuyeuse, donc, et de laquelle je suis sortie avec l’envie d’en savoir plus et de découvrir la suite.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les romans vifs, rythmés, avec des univers bien construits et de nombreux rebondissements.

Les + : Un style fluide et agréable, un univers bien construit, une histoire dynamique avec des cliffhanger diaboliques.

Les – : la série a été markettée d’une façon à la rendre originale et accrocheuse sur certains points qui ne sont pas la réalité. Ne vous laissez pas tenter par le côté « badass » de l’héroïne ou le steampunk de l’univers, au risque d’être déçu.

Infos pratiques
Date de parution : 21/01/2015
ISBN : 9782820520289
Nombre de pages : 685

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Le Mauve Empire, de V.K Valev

Le Mauve Empire, de V.K Valev (one shot, éditions du Petit Caveau)

Séverin Desjaunes est magnétiseur à l’hôpital. Son don, venu naturellement, lui permet de sauver des patients pour qui la médecine n’a plus beaucoup d’espoir. Néanmoins, il est incapable de sauver la seule personne qui lui est chère : sa femme Arline.
Le désespoir va le conduire à d’horribles actions pour tenter de détruire le mal qui la ronge.

J’avais ce livre dans ma PAL depuis longtemps avant de me décider à le lire. Premier livre édité aux éditions du Petit Caveau en 2009, je me l’étais procuré à l’occasion de l’opération « 1 mois 1 maison 1 achat » lors duquel j’avais fait bien plus d’un achat.
Bref, sa couverture intrigante, son titre énigmatique et son genre m’ont fait envie et je me suis lancée dans cette lecture.
Pour être honnête, je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais probablement pas à ce que j’ai trouvé dans ce titre.
Sous plusieurs aspects, il m’a rappelé les ouvrages de Hard-Fiction écrits notamment par Christian Eychloma (Que le Diable nous Emporte, Ainsi Soit-il) mais dans le genre vampirique. Cela parce que l’auteur donne à plusieurs reprises des explications très techniques et scientifiques de ce qu’il dit ou fait. Il faut aimer. Pour ma part je fait partie des gens qui aiment cela (à condition que ce ne soit pas à outrance et bien intégré dans le roman, pas en note de bas de page).
Le roman se découpe en deux parties très différentes. Si j’ai bien aimé la première, j’ai en revanche beaucoup moins adhéré à la seconde.
En effet, l’auteur prend le temps de nous présenter son personnage dans la première partie. On y trouve son quotidien, ses motivations, son environnement… et nous partons dans un récit intéressant au sujet d’un homme magnétiseur, une profession que j’ai rarement lu dans les romans.
Séverin Desjaunes a une personnalité originale, intéressante, et ses préoccupations m’ont touchées.
En revanche, la seconde partie part tellement en vrille que je me suis demandée s’il s’agissait du même ouvrage ou d’un autre. La personnalité du héros change radicalement, et même si on nous explique pourquoi, cela peine à convaincre.
En fait, j’ai trouvé qu’il y avait une trop grande différence entre les deux parties, si bien que l’ensemble ne forme pas un roman homogène. C’est comme si on avait enfermé de l’huile et de l’eau dans la même bouteille. Certes, il y a un ensemble, mais constitué de deux choses distinctes et qui n’ont pas grand chose à voir.
C’est dommage parce que cette première partie était très prometteuse et je l’ai lue rapidement. J’ai eu plus de mal avec la seconde, qui m’a perdue en route.
Le style de l’auteur est sympathique, les jeux de mots intelligent, on sent qu’il y a un esprit derrière les mots. Preuve en est de l’épilogue extrêmement bien construit qui a su réveiller et retenir toute mon attention ! Malheureusement cela n’a pas suffit pour m’embarquer complètement dans l’histoire et me faire apprécier le principal protagoniste.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de vampires et les romans intelligents

Les + : une première partie sympathique et originale, une profession intéressante assez peu exploitée, beaucoup d’esprit et un style qui se lit bien.

Les – : un gouffre sépare les deux parties au point que l’on se demande si on parle toujours de la même chose. C’est dommage, il manque de liant pour créer un récit homogène.

Infos pratiques
Date de parution : 5 juin 2009
ISBN : 978-2-9533892-0-3
Nombre de pages : 264
Illustration de couverture : Véronique Thomas

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