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Le Faux Prophète, de James Rollins et Rebecca Cantrell

le-faux-propheteLe Faux Prophète, de James Rollins et Rebecca Cantrell (tome 3 de la trilogie des Sanguinistes, Fleuve Editions)

Depuis quelques temps, d’obscures forces rendent les blasphemare et les strigoï plus puissants que jamais. Les catastrophes qui émaillent quotidiennement la planète interpelle le trio de la prophétie.
L’heure est grave, les choses changent dans le mauvais sens. L’heure n’est plus à la recherche, elle est à l’action.
C’est ce que va faire notre trio, soutenu par des compagnons fidèles, alors qu’une étrange pierre verte fait soudain parler d’elle.
Et s’il y en avait d’autres ?

Troisième et dernier tome de la trilogie des Sanguinistes, Le Faux Prophète continue sur la lancée des deux premiers.
Après deux époustouflants tomes (Le Sang de l’Alliance et La Dernière Tentation), ce roman clos la série d’une manière toute aussi talentueuse.
On retrouve dans ce tome les personnages phares déjà croisés dans les précédents, tels que le trio de la prophétie ou certaines sanguinistes, ainsi que de nouveaux. On croise ici la route de John Dee, mathématicien et alchimiste ayant réellement existé, hé bien sûr de celui dont la mythologie parle comme étant « le faux prophète ».
Encore une fois, ce mélange entre réalité et fiction, toujours mis en forme de manière subtile, est la force de la série. Il s’agit à la fois d’une réécriture de l’histoire biblique, mais aussi d’une fiction qui se projette dans ce que pourrait être notre monde dans une réalité alternative.
Ce roman, qui n’est pas sans rappeler ceux de Dan Brown, reprend avec talent des personnages connus de tous et y ajoute des éléments inédits et surnaturels. Ainsi peut-on croiser des personnages tels que des strigoï (vampires), des religieux, mais aussi le démon Légion, Satan, des anges, la comtesse Bathory… le tout dans une grande cohérence.
J’ai vraiment aimé cette lecture, et plus globalement la série. L’écriture est intelligente, les personnages attachants… J’ai beaucoup aimé le couple Erin/Jordan, et même le trio de la prophétie. J’ai aimé apprendre des choses en lisant.
Au niveau du style, celui-ci est fluide, toujours bien écrit, et surtout bourré d’action ! On ne s’ennuie pas une seconde.
Un véritable page-turner qui emmène le lecteur sur plusieurs continents et pays, des États-Unis à l’Italie, en passant par la France, pour finir au Népal.
La progression des héros fait penser à certains jeux vidéos. On a tantôt des grottes, des forêts, des lieux clos, des édifices religieux… La recette du cocktail est toujours aussi agréable à dévorer.
La seule chose que je peux reprocher à ce texte et qui le fait trébucher à un cheveux du coup de coeur, est la redondance de certaines situations concernant Jordan. A force de le mettre dans la même situation (je ne dis rien pour ne pas spoiler), j’ai eu du mal à m’inquiéter pour lui.
A part ce minuscule bémol, tout est parfait dans ce texte.
Les lecteurs qui ont aimé les premiers tomes savoureront ce dernier avec autant de plaisir.
Et une pointe de regret au moment de dire au revoir à tous ces personnages.
J’ai eu le coeur serré au moment de refermer le livre. Les personnages me manquent déjà. Depuis, j’y pense très souvent, tant cette lecture m’a captivée.
C’est sans doute à cela que l’on reconnait une grande oeuvre.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les premiers tomes, car bien que l’histoire peut se lire indépendamment, il serait compliqué de comprendre toutes les subtilités de l’intrigue et des relations inter-personnages.

Les + : Un livre intelligent, captivant, palpitant, surprenant, dont vous vous souviendrez longtemps !

Les – : Quelques situations redondantes au sujet du personnage de Jordan font décliner son intérêt dans le récit.

Infos pratiques
Traduit par : Leslie BOITELLE – TESSIER
Pages : 512 pages
Format : BROCHE
ISBN : 9782265089761

Vivants, d’Isaac Marion

vivants

Vivants, d’Isaac Marion (one shot, éditions Bragelonne)

L’apocalypse zombie a frappé la Terre. Plus tard, dans le futur, R, un zombie parmi d’autres, vit sa vie sans joie et sans surprise. Jusqu’au jour où il rencontre la jeune et jolie Julie. R va alors connaître les changements les plus importants de sa vie de contaminé. L’amour est-il vraiment plus fort que la mort ?

Je dois avouer que j’ai commencé la lecture de Vivants parce que je n’avais plus énormément de choix dans ma liseuse, et que j’avais envie d’une lecture très légère dans les transports en commun. Bien qu’il m’ait suffisamment attirée pour me donner envie de l’acheter, le texte, qui relate l’histoire d’amour entre un zombie et une humaine, ne m’emballait pas vraiment. Je suis bien trop fan des zombies écervelés avides de chair fraîche pour me laisser attendrir par un coeur qui ne bat qu’à moitié.
Et pourtant…
Si le style très facile, presque adolescent, d’Isaac Marion me confortait dans cette impression de niaiserie ambiante, je dois faire un autre aveux : celui que je me suis laissée prendre par les personnages.
Finalement, Vivants est un remake de la Belle et la Bête, mais j’ai apprécié la manière douce avec laquelle cela nous est présenté. Le monde dépeint est crédible, il y a une recherche de l’environnement post-apocalyptique et les personnages sont attachants.
La Belle et la Bête, disais-je. Effectivement, Julie est ramenée chez R qui la retient contre sa volonté dans son antre. Elle finit par s’attacher à lui et voir au-delà de son apparence. Malgré le choc, malgré les différences, les liens se tissent ainsi. Puis Julie rentre chez elle auprès de son père, mais les Vivants voudront éliminer les morts et la situation va devenir encore plus tendue.
Je dévoile à peine l’intrigue, car elle est un peu plus profonde que cela et réserve des moments romantiques attendrissants.
Pour lire ce livre, il faut d’abord déposer sa vision traditionnelle du zombie à la porte. Les puristes dans mon genre ne pourront jamais accrocher à une histoire telle que celle-ci sans avoir pris cette précaution, tant la culture d’aujourd’hui nous a habitué, et même éduqué, à une certaine forme de zombie.
Vivants est finalement une bonne découverte, émouvante et surprenante.
Une lecture à réserver quand même aux âmes fleur bleues et/ou adolescentes.

A noter qu’un film, intitulé Warm Bodies (du titre original du roman) est sorti en 2013.

Les + : Un style fluide, léger, agréable à lire et qui nous permet de s’évader. Des personnages attachants. La créature du zombie est traitée de manière originale.

Les – : Il  n’est quand même pas évident de croire à l’histoire, le côté « Belle et la Bête » trop présent, un style parfois un peu simpliste.

Infos pratiques
Relié:
320 pages
Editeur : Bragelonne (19 avril 2013)
Collection : Fantastique
Langue : Français
ISBN-10: 2352946999
ISBN-13: 978-2352946991

 

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