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Midnight Sun, de Stephenie Meyer (Twilight T5)

Midnight Sun, de Stephenie Meyer (tome 5 de la série Twilight, éditions Hachette Romans).

Edward Cullen et sa famille sont des vampires. Bien qu’anciens et savants, ils se sont inscrits au lycée de la ville de Forks pour se fondre dans la masse des adolescents humains. Edward s’ennuie et épie les pensées de ses camarades mortels pour s’occuper. Jusqu’au jour où il détecte l’odeur la plus alléchante qui soit : celle d’Isabella Swan, nouvelle venue à Forks et qui semble attiser toutes les curiosités. Celle du vampire en est d’autant plus grande qu’elle est la seule mortelle à qui ses pensées restent secrètes. En dépit de ses efforts, Edward sera irrésistiblement attiré par elle. Au risque de faire des erreurs et d’ouvrir les portes de son monde à la plus innocente des créatures.

J’ai lu la saga Twilight il y a quelques années, bien après tout le monde. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mes chroniques sur ce blog.
A l’époque, j’avais apprécié ma lecture et pas vraiment compris pourquoi tant de gens avaient critiqué cette série. Certes, l’histoire en est un peu naïve, mais l’autrice a au moins le mérite d’avoir construit un univers, des personnages, une ambiance, des enjeux… et raconté une histoire.
Alors, quand j’ai appris qu’un nouveau tome allait sortir, j’ai aussitôt décidé de l’acheter. J’étais enthousiaste à l’idée de me replonger dans cet univers facile et léger, et de renouer avec ces personnages marquants.
Or, force est de constater à la fin de ma lecture que ce fût laborieux, décevant. J’ai même un mot pour résumer ma pensé à la fin du livre : ridicule.
Oui, j’ai trouvé cette lecture ridicule.
D’autant plus que dès les premières lignes des remerciements à la fin, Stephenie Meyer avoue que ce roman-là a été « un fardeau ». Alors pourquoi s’être infligée ça ? Sachant qu’en tant que lectrice, j’ai parfaitement ressenti ce fardeau et n’ai pas du tout apprécié le voyage ?
Pour l’argent, la communauté… sans doute.
En effet, ce tome 5 n’est pourtant pas une suite directe à la série. En réalité, il s’agit du premier tome réécrit du point de vue d’Edward. Ainsi, nous sommes désormais dans sa tête.
Enfin, c’est ce qu’on nous dit au départ, car la réalité est autre.
Le livre fait 800 pages. C’est long, 800 pages, quand on s’ennuit. Ici, la chose la plus mortelle de ce titre est sa lecture. J’ai cru y rester.
Tout le livre est une succession de scènes confuses et passives. Certes, l’histoire est réécrite du point de vue d’Edward, mais ce dernier passe son temps à vivre dans la tête des gens et à espionner leur pensées, quand il n’est pas carrément perché sur une branche d’arbre devant la maison de Bella, ou dans sa chambre !
De fait, on suit Bella… Mais d’un point de vue passif qui est le regard d’Edward. C’est d’une lenteur exaspérante, c’est malsain, et en prime on n’a pas vraiment d’action. Je me suis demandée si tous les éléments du premier sont repris car il me semblait qu’il se passait des choses, je n’ai pas le souvenir d’un livre à ce point plat et ennuyeux. Ici, il ne se passe rien. Je m’attendais à pénétrer dans le quotidien d’Edward, à assister à des enjeux qui lui sont propres, à le voir résoudre des problèmes qui le concernent tout en les dissimulants à Bella (ce qui aurait expliqué qu’on n’en ait pas entendu parler dans le premier tome). Mais non. C’est juste le tome 1 avec Edward présent qui raconte ce que fait Bella, ou qui espionne les pensées des gens à côté d’elle s’il n’est pas sur place.
C’est rare que je dise cela d’un livre mais j’ai franchement détesté ce procédé.
En outre, l’histoire d’amour n’est pas crédible, les personnages ne le sont pas d’avantage. Edward, qui n’a pas connu l’amour en plus de 100 ans d’existence, tombe subitement amoureux de Bella, juste parce qu’il a senti son odeur. Tous les garçons du livre semblent amoureux d’elle alors qu’elle ne fait absolument rien d’autre que se casser régulièrement la figure. Qui est-elle ? Pourquoi suscite-t-elle autant d’admiration ? Le livre nous dit au contraire qu’elle est discrète, banale, sans relief (c’est vrai). Alors pourquoi tout le monde la veut ? Et pourquoi Edward n’entent-ils pas son cerveau ? Qu’est-ce qui la rend si différente ? Est-ce lié au mystérieux pouvoir d’attraction qu’elle semble transpirer ?
Vous n’aurez aucune réponse.
Je n’ai donc pas du tout cru à cette romance. De plus, Edward a des pensées un peu dérangeante lorsqu’il parle des instincts d’homme qu’il ressent pour Bella. Rappelons que sous ses allures d’adolescents, Edward est un homme qui a dépassé le siècle.
Si cet aspect ne se ressent pas quand on est du point de vue de Bella, qui ne voit en le vampire qu’un adolescent blafard, cela devient plus problématique lorsqu’un vieillard commence à ressentir une attirance charnelle dévorante pour une mineure.
Edward qui aime Bella mais préfère partir, s’éloigner d’elle quitte à la blesser… L’un comme l’autre sont prêts à sacrifier leur vie l’un pour l’autre alors qu’ils se connaissent depuis une semaine à peine… Je veux bien que l’adolescent fasse dans la démesure (nous avons tous été ados, nous le savons) mais quand même…
En fait, ce livre manque cruellement de nuances.
Et que dire de ce passage grotesque où subitement un traqueur sortit de nulle part se met en tête d’abattre Bella ? Pourquoi ? Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi elle ? Et elle qui décide de se sacrifier pour sauver la famille vampire et son père… Non. Non et encore non. Ce n’est pas crédible, c’est juste ridicule.
Enfin, j’ai été perdue à de nombreuses reprises dans les scènes brouillonnes. Entre Edward qui s’exprime à voix haute et par la pensée en même temps, les enchaînements de péripéties, j’ai trouvé l’ensemble franchement confus et passif. J’ai été égarée.
Vous l’aurez compris, ce livre est pour moi un pauvre remplissage aussi laborieux et déplaisant à lire qu’il a l’air de l’avoir été à écrire.
Parfaitement dispensable pour les fans de la série, si je n’ai qu’un conseil à vous donner le voici : passez votre chemin.

Pour qui : les lecteurs qui ne savent pas dans quoi ils s’engagent et avaient apprécié la série d’origine.

Les + : on retrouve les personnages emblématiques de la série.

Les – : Un style brouillon, une narration passive qui se concentre exclusivement sur Bella alors qu’elle n’est pas le personnage principal, des péripéties peu crédibles, une romance à laquelle on ne croit pas, l’ensemble manque de nuances et de crédibilité. C’est non.

Infos pratiques
Éditeur : Hachette Romans (5 août 2020)
Langue : Français
Broché : 810 pages
ISBN-10 : 2016286091
ISBN-13 : 978-2016286098

Tentation, de Stephenie Meyer

tentation

Tentation, de Stephenie Meyer (tome 2 de la série Twilight, éditions du Livre de Poche)

Bella est anéantie par le départ d’Edward qui a été très clair : ce sera comme s’il n’avait jamais existé. Son monde et ses rêves s’écroulent, tandis que la petite ville de Forks est frappée par des meurtres en pleine forêt. La police pense à des ours, mais Bella va se rendre compte que les apparences sont trompeuses. Son rapprochement avec le beau Jacob ira bel et bien dans ce sens.

On m’avait pourtant bien dit que « plus ça va et pire c’est », mais comme je suis une acharnée j’irai jusqu’au bout de cette série dont j’ai tant entendu parler. Je veux le voir pour le croire, lire pour me faire ma propre opinion.
Après l’insipide Fascination, je m’attendais donc à un ouvrage dans la même veine (jeu de mot). Hé bien non. C’est bien le même genre, oui, mais en pire.
En clair, on y retrouve tous les défauts du premier, mais avec des trucs en plus !
Je vois d’ici crier les fans, mais je m’explique immédiatement.
Premièrement comme je l’ai dit dans ma chronique du premier, le style de l’auteur est particulier. Plat, écrit comme si nous avions fait un bond de 50 ans en arrière au moins (pour avoir lu du Maupassant la semaine dernière, j’y ai retrouvé des expressions de Twilight, c’est dire), le roman est fade, il traine en longueur. Stéphenie Meyer passe des pages et des pages à ne pas dire grand-chose, à bavarder sur le malaise de Bella auquel on ne croit pas vraiment, pour qui je n’ai pas eu de peine ni de compassion.
Ensuite, le point positif de ce livre est qu’il tente d’introduire de l’action. Dans ce tome, l’auteur a voulu mettre en place un triangle amoureux et une intrigue orientée sur la survie de l’héroïne. C’est un bon point, oui, mais là encore l’ensemble ne tient pas la route.
Si Jacob peut tenir son rôle correctement en dépit de certaines actions dont on voit venir le dénouement longtemps à l’avance, Bella et Edward, eux, sont horripilants. Jamais je n’ai vu une héroïne aussi peu crédible. J’espère que l’auteur ne s’est pas inspirée de personnes réelles pour créer ses personnages car il s’agirait d’un véritable outrage.
Bella agit d’une manière totalement folle. Je me demande si des filles se sont vraiment identifiées à elle et j’espère bien que non (question déjà soulevée dans la première chronique). Par exemple quand son père lui demande de ne pas aller dans les bois car des gens y meurt violemment sans qu’on ne sache pourquoi, elle attend d’être seule pour s’y aventurer (!), ou quand Jacob lui demande de ne pas sauter seule depuis la falaise, elle y va seule alors qu’une tempête se prépare (!!). Non mais honnêtement, a quoi pense-t-elle ? Qui peut accorder du crédit à une « héroïne » qui fait l’exact contraire de ce que souhaite les gens qui veulent qu’elle reste en vie ? Les hallucinations auditives de Bella sont ridicules et j’ai espéré tout au long du roman qu’il s’agissait bien d’une voix et non d’hallucinations… j’ai été déçue.
Quant à Edward, il n’est pas en reste. Très en retrait dans le livre, sa figure reste tout de même un fil rouge en arrière-plan. Là encore les trames scénaristiques mises en place dans le livre sont faibles et ne tiennent pas vraiment la route. L’élément déclencheur est ridicule, les choses prennent des proportions énormes pour un tout petit élément qui aurait pu être rapidement réglé. Et pourquoi ne pas dire la vérité au lieu de se cacher derrière un discours froid qui fait trainer le roman en longueur ? Certes l’histoire serait terminée au bout de 100 pages mais je n’ai pas compris ce besoin de ne rien dire, de tourner autour du pot. Il devait bien se douter que Bella réagirait mal, serait triste, déprimée. Pour quelqu’un qui a plus de 100 ans d’existence, il connait très mal les réactions humaines. Au final c’est le lecteur qui en pâtit et doit lire encore et encore le désespoir enfantin de Bella. Le coup d’éclat d’Edward en Italie est démesuré, incompréhensible. Sur la base d’une rumeur il agit comme dans une pièce de théâtre. Au final cela entraine des complications rocambolesques auxquelles je n’ai pas accroché.
Enfin, le groupe des Volturi m’a fait rire plus qu’angoisser. Trop de trop, trop théâtral, trop clichés, trop mégalos… la coupe était pleine.
En résumé tout dans ce titre m’a semblé tiré par les cheveux. Tout. Je n’ai rien trouvé pour rendre grâce à ce roman dont la lecture reste cependant légère et plaisante pour qui veut se divertir un moment.
Et dire qu’il me reste encore les deux derniers volumes à lire, je me demande comment tout cela va continuer. Je pense qu’on est déjà loin sur l’échelle du pas crédible, mais tout porte à croire que le tome suivant fera carrément basculer la série dans le mauvais.
Je ne regrette pas de l’avoir lu, au moins maintenant je connais, et comme je l’ai dit le roman est divertissant. Il ne faut simplement rien en attendre.

Pour qui : Les lecteurs qui ont lu Fascination, le premier tome.

Les + : Une lecture divertissante et facile à lire.

Les – : L’histoire complètement rocambolesque, pas crédible, les personnages peu crédibles et très agaçants, les psychologies des personnages clichées, incompréhensibles…

Infos pratiques
Poche:
576 pages
Editeur : Livre de Poche Jeunesse (1 juin 2011)
Collection : Livre de Poche Jeunesse
Langue : Français
ISBN-10: 2013223404
ISBN-13: 978-2013223409

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