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Le territoire des Kroms, d’Emmanuel Ardichvili

Le territoire des Kroms, d’Emmanuel Ardichvili (tome 2 de la série La Tour, éditions Sombres Rets)

Orkann et ses deux amies, Swalee et Ool, retournent voir le Géant Blanc de la Tour. Sur place, ils s’aperçoivent que le géant est gravement malade. Alarmés par les Kroms, les trois amis ne peuvent pas laisser ainsi leur sauveur. C’est courageusement qu’ils vont entreprendre un dangereux voyage jusqu’à une autre Tour, là où ils pensent pouvoir trouver la pièce manquante au puzzle qui remettra le Géant Blanc sur pieds.
Poussés par leur fougue, ils sont loin d’imaginer ce qu’ils croiseront sur leur route.

Le Territoire des Kroms est la suite de La Tour, et second titre de la trilogie du même nom.
On y retrouve tous les personnages du premier tome, qui à nouveau vont vivre des aventures héroïques. Cette suite est plus épaisse que le premier puisqu’elle comporte un peu plus de 200 pages, et c’est avec plaisir que je me suis replongée dans l’univers forestier de ce petit monde.
Néanmoins, ma lecture du premier tome remontant à plus de 2 ans, j’en ai lu des ouvrages entre temps (largement plus d’une centaine), et je dois avouer qu’il m’a manqué des choses dans ce titre pour en apprécier toute l’ampleur. Je me suis trouvée un peu perdue sur qui était qui et les motivations de chacun. Comme je l’avais souligné dans ma chronique de La Tour, le petit monde créé par Emmanuel Ardichvili me faisait penser à celui de Luc Besson et sa série Arthur et les Minimoys. De ce fait, je n’arrivais plus à me souvenir du contexte, Orkann était-il un petit garçon venu sauver un royaume ? Ou est-ce un univers totalement a part ? Vu qu’on a l’impression que tout y est plus grand pour les créatures et personnages que l’on rencontre, est-ce normal ?
Il m’a manqué des éléments pour me remettre tout à fait dans le contexte. Idem en ce qui concerne l’objectif principal qui est de sauver le Géant Blanc. Je n’étais plus très sûre de sa fonction ni de sa place dans l’histoire.
Toutefois, malgré ce léger flou autour du contexte, l’histoire reste compréhensible et appréciable. Ce ne sera pas un coup de coeur comme l’a été Seconde Nature, ma dernière lecture de l’auteur, mais j’ai passé un agréable moment.
La plume d’Emmanuel Ardichvili est toujours aussi sympathique, fluide et agréable.
Un bon petit voyage en territoire étrangers, un peu enfantin, où les valeurs de la nature et de l’amitié sont remises sur le devant de la scène.
Un dépaysement bienvenu au milieu de lectures plus graves.

Pour qui : Même si l’histoire peut se lire indépendamment du premier tome, je conseille quand même d’avoir lu depuis peu le premier, au risque de sentir un manque de contextualisation comme ça a été le cas pour moi.

Les + : on retrouve tous les personnages du premier tome dans cette nouvelle aventure, la plume de l’auteur est toujours aussi agréable et fluide, la couverture colorée fait honneur à l’univers.

Les – : le manque de recontextualisation précise fait que j’ai lu le titre avec des questions restées sans réponses.

Infos pratiques
Pages :
214
Editeur :
Sombres Rets (4 décembre 2017)
Collection :
PIEGES A REVES
ISBN-10:
2918265268
ISBN-13:
978-2918265269

Seconde Nature, d’Emmanuel Ardichvili

Seconde Nature, d’Emmanuel Ardichvili (one shot, éditions Le Lamantin)

Le jeune Léo rêve de pouvoir séduire Astrid, son amie amoureuse de la nature. Il va donc faire des efforts et s’intéresser au monde qui l’entoure. Jusqu’au jour où, croyant bien faire, il va toucher un étrange champignon. Il se sentir alors différent, à un point qu’il ne peut même pas imaginer. Si cela semble positif au départ, cette maladresse pourrait bien lui coûter cher. Léo va alors comprendre qu’il est au coeur d’une lutte sans merci dont l’issue n’est rien de moins que la survie de l’espèce humaine.

ROMAN COUP DE COEUR

Après avoir lu La Tour et Propensia animis spongiasis dans l’anthologie animaux fabuleux (tous deux aux éditions Sombres Rets), Seconde Nature est donc ma troisième lecture de cet auteur.
Si j’ai apprécié les deux premières à travers l’indéniable talent de l’auteur, cette nouvelle lecture est un coup de coeur.
Comme pour La Tour, ce roman s’adresse à un public jeunesse. Il traite de questions très actuelles, comme la vie privée, la sécurité des individus et surtout l’environnement. Vivre en harmonie avec la nature n’est pas simple et ce livre nous rappelle que les êtres végétaux ont aussi leur rôle à jouer dans l’équilibre de la planète.
J’ai lu ce roman pratiquement en une seule fois, happée par l’histoire et les protagonistes. J’ai beaucoup aimé le duo Léo/Astrid. Il fonctionne aussi bien que le duo des Inséparables, d’Elie Darco. Léo est un jeune garçon intéressé par l’idée de plaire à la fille qu’il aime en secret, et qui va donc se mettre dans des situations délicates pour y parvenir. C’est également un personnage curieux et courageux, plein de ressources comme peuvent l’être les garçons de son âge. Il est de se fait très attachant.
Astrid, un peu plus en retrait, est l’archétype de la fille que personne ne regarde, mais qui est intelligente, « naturelle » et agréable. D’autres personnages gravitent autour du duo mais ils sont secondaires. Le roman n’étant pas très épais (184 pages), la galerie de personnages n’est pas très étoffée. Ce n’est pas un reproche car, de ce fait, les protagonistes cités sont développés et bien décrits. On comprend leurs motivations et ils ont tous une personnalité propre à eux.
Nous sommes dans un futur que l’on ne sait pas qualifier de « proche » ou « lointain », néanmoins le lecteur n’est pas perdu comme cela pouvait être le cas dans La Tour, à cause de la prolifération de termes spécifiques à l’univers. Ici le roman se déroule dans un futur où les choses rappellent beaucoup celles de notre monde actuel. Ainsi, les gens se déplacent escortés de drones, on peut télécharger des hologrammes sur une sorte d’internet.
Le style d’Emmanuel Ardichvili est toujours aussi fluide et immersif. Je voyais vraiment les personnages et la narration de Léo nous le rend encore plus proche et attachant. On ne peut que l’aimer.
L’histoire est rythmée, il s’y passe beaucoup de péripéties. Au point que, de petit chapitre en petit chapitre, j’ai lu le roman en entier, presque d’un seul coup comme je le disais. J’ai été happée par l’histoire de Léo et voulais toujours connaître la suite.
Autant j’ai apprécié le roman pour son premier degré, autant je l’ai aussi apprécié pour les suivants. L’auteur a en effet glissé dans ses pages un vrai message de fond : celui de la préservation de l’environnement. Nous devons essayer de vivre en harmonie avec la nature car elle souffre de tout ce que l’homme lui inflige au quotidien. Ce ne serait que justice si cette histoire se produisait  vraiment. De plus l’idée soulevée par les champignon « parasites » est intéressante.
Une lecture qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes et qui, à mon avis, pourrait sans mal être proposée à l’école.
Un vrai bon livre qui a des choses à dire ? C’est forcément un coup de coeur. Bravo !

Pour qui : pour tous les humains de la planète.

Les + : Un message derrière l’histoire, des personnages attachants, un style agréable, une histoire originale.

Les – : C’est un coup de coeur donc je n’en ai pas trouvé.

Infos pratiques
Editeur : Du Lamantin
Date de parution : 26 septembre 2017
Collection : Lamantin Migrateur
EAN : 979-1092271348
ISBN : 1092271341

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