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The Walking Dead – La Route de Woodbury, de Robert Kirkman & Jay Bonansinga

The Walking Dead – La Route de Woodbury – de Robert Kirkman & Jay Bonansinga (tome 2 de la série The Walking Dead, éditions du Livre de poche)

Lilly et Josh tentent de survivre au milieu d’un monde ravagé par la peste et les zombies. Chassés du groupe auquel ils appartenaient, ils vont arriver avec quelques amis à Woodbury, camp retranché où cohabitent une cinquantaine de survivants. Mais très vite, Lilly va avoir des doutes sur celui qui se fait appeler « Le Gouverneur ». Il dirige Woodbury d’une manière particulièrement malsaine et Lilly et Josh vont l’apprendre à leurs dépends. Parviendront-ils à renverser le tyran ?

J’ai dévoré ce second tome (normal, pour un livre de zombie). Nettement moins malsain que le précédent, il présente toutefois une certaine dose de « glauquerie » lorsque le Gouverneur entre en scène. Je remercie le Livre de Poche pour cet ouvrage qui m’a fait passer un très bon moment.
Comme il s’agit d’un roman, le rythme est beaucoup plus dynamique que celui de la série et j’ai suivi les péripéties des personnages avec plaisir. Je me suis pris d’affection dès les premières pages pour les personnages de Lilly et Josh. Ce sont des personnages originaux et leur histoire, constamment sur le fil, manque de basculer à tout instant. Les protagonistes vont donc prendre la route et chercher à survivre, mais comme dit la série « Fuir ne vous sauvera pas ». On peut dire qu’il en va de même pour ce roman.
Là où j’ai été surprise, c’est dans le scénario global du roman. Vu le résumé, je m’attendais à ce qu’on arrive très vite à Woodbury et qu’on y passe un long moment. Or, il n’en est rien. La majeure partie du livre se passe sur la route où bien des problèmes vont survenir. Et ce n’est pas plus mal, car j’ai un peu moins apprécié la partie dans le village du fait d’être dans un lieu clos où les évènements sont plus attendus. La présence du Gouverneur donne à l’ambiance un teinte malsaine et très morbide. Moins que dans le premier tome car on sait à quoi s’attendre, mais quand même. Ce grand malade ne semble jamais à cours d’idées pour nous écoeurer. L’équilibre qui règne à Woodbury est bien fragile et les ficelles qui tirent le roman sont intéressantes. Un peu attendues, mais intéressantes. J’ai retrouvé quelques clins d’oeil à la série dans des situations ou des objets. Mis à part cela, cette série de romans n’a pour l’instant pas beaucoup de liens avec les épisodes télé. La psychologie des personnages est intéressante même si le changement de personnalité de Lilly m’a laissé perplexe. On fait le grand écart. Cela dit c’est toujours un plaisir de voir comment peuvent réagir des personnages à des situations aussi désespérées.
Le style est fluide, bien écrit. J’ai eu un peu de mal avec les parenthèses dans les dialogues, cela alourdit l’intervention au point de perdre le lecteur par moment. Mais mis à part ce petit défaut le vocabulaire riche nous plonge aussitôt dans l’enfer d’un monde dévasté et celui des relations entre personnages.
Comme pour le premier tome, ce second est un plaisir que les fans de la série ne manqueront pas d’apprécier. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier tome pour comprendre cette suite, même si des allusions sont à saisir.

Pour qui : les amoureux de zombies, de situations apocalyptiques, de gore et de scénario malsain. Les lecteurs qui ont aimé le premier tome et qui aiment la série.

Les + : Des personnages originaux, un vocabulaire riche, une histoire intéressante et la beauté de l’objet livre (j’aime particulièrement les livres du Livre de Poche pour leur format, leur grammage de papier et couverture etc…).

Les – : Quelques situations attendues, le manque d’avancée dans le scénario global, les parenthèses dans les dialogues.


Infos pratiques :

Poche: 320 pages
Editeur : Le Livre de Poche (17 octobre 2012)
Collection : Littérature & Documents
Langue : Français
ISBN-10: 225313483X
ISBN-13: 978-2253134831

 

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Les Enfants de la Porte du Serpent de Sarah Ash

Les Enfants de la Porte du Serpent, de Sarah Ash (tome 3 de la trilogie des Larmes d’Artamon, éditions du livre de poche).

Les démons dragons ont été libérés. A présent, ils cherchent à réaliser une ancienne prophétie afin d’ouvrir la porte du serpent et faire venir leur grand maître sur terre. S’ils y parviennent, ce sera le chaos et la destruction.
Gavril ne peut pas rester sans agir. Pourtant il doit également faire avec la santé déclinante de sa bien aimée.
Des alliances inattendues vont se tisser, des rivalités importantes aussi. La mort rôde sans cesse autour des habitants de la Nouvelle Rossiya.
Et si le meilleur allié d’un homme était justement son démon ?

Sarah Ash termine ici sa formidable épopée entamée en 2002 (2006 pour la première édition chez Bragelonne, et 2008 au livre de poche) avec Le Seigneur des Neiges et des Ombres, puis Le Prisonnier de la Tour de Fer.
Le roman est toujours aussi palpitant, peut-être même plus du fait de sa place finale.
C’est ici que se jouent les destins des personnages, les alliances politiques, les complots et les coups bas. Le tout dans la continuité des premiers tomes car l’on retrouve tous les personnages.
Sarah Ash manie d’une plume experte l’ensemble de ses personnages et décors, tissant des ambiances tantôt sereines et romantiques, tantôt tourmentées. Le tout dans monde très coloré.
Les dialogues sont dynamiques et plaisants. Le livre ne tombe jamais dans la mièvrerie bien qu’il reste un ouvrage « classique » du genre Héroic Fantasy.
Gavril, notre héros, est plus torturé encore que dans les premiers opus. Avec ce dernier tome, le pouvoir des démons dragon est à son paroxysme. Ils consument leurs hôtes de page en page, pour arriver à leur sombre but.
C’est d’ailleurs le gros point fort de ce tome : les dragons cessent de n’être que des personnages secondaires et prennent vraiment le devant de la scène. On les découvre machiavéliques, présents au plus profond des êtres et des chapitres. A tel point que le doute finit par s’installer : Les dragons existent-ils vraiment ou est-ce que les possédés sombrent dans la schizophrénie ?
Si dans le passé nous avons pu lire ou voir des créations assez peu intéressantes mettant en scène des dragons, ce n’est pas le cas ici. La personnalité des créatures est fouillée, travaillée, et redonne à la créature ses lettres de noblesse.
Autre point fort : Sarah Ash décrit les sentiments de manière très émouvante et réaliste. Le livre est difficile à refermer, et la fin difficile à lire tant l’émotion est grande. On vous le dit : ce tome ne laissera personne indifférent. Les lecteurs ne pourront que saluer cette auteure au talent immense et ses personnages attachants qui, au fil des livres, étaient devenus presque des amis.
Un seul regret toutefois : la place assez secondaire des personnages féminins. On les sent plutôt en retrait, et une question n’est toujours pas résolue à la dernière page. C’est ce petit point négatif qui voit le livre échapper à la place de coup de coeur.
La qualité indéniable de la série en fait une série incontournable pour les fans d’Héroic Fantasy et de dragon.
Les fans seront content d’apprendre qu’une préquelle à cette trilogie est écrite et disponible actuellement chez Bragelonne. Nous ne savons pas si une suite est prévue (pour répondre à cette fameuse question sans réponse, balayée un peu rapidement à la fin de la série).

Pour qui : Pour ceux qui aiment la fantasy, les dragons, les histoires d’amour et les châteaux.

Les + : Une narration agréable, une histoire entraînante et très émouvante. La galerie de personnage riche et variée est un plaisir. Chacun aura sa préférence.

Les – : Une question importante restée en suspend, le retrait des personnages féminins.

Infos Pratiques :

Poche: 795 pages
Editeur : LGF (12 novembre 2009)
Collection : Le livre de poche fantasy
Langue : Français
ISBN-10: 2253096733
ISBN-13: 978-2253096733

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