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Vampires de sorcellerie, de Lia Vilorë

vampires-de-sorcellerieVampires de sorcellerie, de Lia Vilorë (T2 de la série Vampires d’Une Nuit de Printemps, éditions du Petit Caveau)

Une vague de meurtres frappe aux États-Unis. Lia Fail, vampire de son état, se lance dans la traque de celui que les médias surnomment « Le Vampire ». Son partenaire Amaël, fidèle protecteur, l’accompagnera dans cette tâche.
Il partira même à sa recherche lorsqu’elle disparaîtra.

Cette suite intervient longtemps après la parution du premier tome, puisque celui-ci est sorti aux Editions du Petit Caveau en 2012. A l’époque, je l’avais lu à sa sortie et j’avais beaucoup aimé ce Vampires d’une nuit de Printemps.
Ce qui fonctionnait bien dans la série était l’ambiance particulière, parsemée de références culturelles et pleine d’humour anglais/absurde. J’avais passé un bon moment à lire ce premier tome et c’est avec une certaine impatience que j’ai démarré cette suite.
Malheureusement pour moi, la magie n’a pas opéré une seconde fois. La raison est un trop grand décalage entre ce premier tome et le suivant.
A moins que le temps ait beaucoup fait son oeuvre (ce qui est possible, vu mon rythme de lecture) et que j’ai oublié beaucoup de choses, il ne me semblait pas que le premier tome était à ce point fouillis et emprunt de légendes arthuriennes.
Comme on l’a vu notamment dans une de ses dernières parutions, Le Lai de Bisclavret, Lia Vilorë aime la Bretagne et ses légendes. Et personnellement j’aime aussi beaucoup, mais pas là. Pas alors que le premier tome était dans une autre ambiance, assez loin de celle-ci.
Autant j’ai apprécié Le Lai de Bisclavret, autant je me suis perdue dans ces Vampires de Sorcellerie. Les histoires de Convent, de vengeance, de protection, de reine, de fondateurs et même d’école de magie… sur fond d’histoire familiales et personnelles, m’ont franchement assez vite perdues. Si en plus on se place majoritairement du point de vue du personnage masculin, beaucoup moins attachant et comique que l’héroïne, on perd tout le charme de la série.
Car en effet, concernant la narration de cette suite, le récit alterne entre le point de vue de Lia Fail et d’Amaël. Cependant on se rend vite compte, de par l’intrigue et l’absence de la jeune femme une partie de celle-ci, qu’Amaël est le héros principal de cet ouvrage. A mon sens un choix qui est préjudiciable. Ce personnage n’est pas des plus intéressants. Il est au centre d’un triangle amoureux des plus basiques, auquel j’ai eu d’autant plus de mal à adhérer qu’il est présenté de manière « courtoise » et donc très peu moderne. Il n’a pas le charisme de sa partenaire, et n’agit pas toujours de la meilleur manière.
On découvre également dans l’entourage proche de Lia Fail un clan de loup-garous affectés à la protection de Lia Fail en raison d’une ancienne guerre et d’une rédemption.
Tout cela a participé à mon sentiment de confusion. Beaucoup trop d’éléments très différents ne se mélangent pas très bien et ont peu à peu fini par détacher mon attention.
L’auteur ayant déjà proposé des univers bien plus cohérents et efficaces, je peux dire que ce titre n’est pas son meilleur.

Les + : Une écriture sympathique et un environnement original propre à l’auteur.

Les – : Beaucoup trop d’éléments différents qui ne forment un ensemble hétérogène. Un fossé semble séparer ce second tome du premier, et je n’ai malheureusement pas retrouvé ce qui m’avait séduit dans les Vampires d’une nuit de printemps.

Infos pratiques
Date de parution : 27 juin 2016
ISBN :  978-2-37342-026-5
Nombre de pages : 260
Illustration de couverture : Patricia Lo

Le Lai de Bisclavret, de Lia Vilorë

le lai de bisclavret

Le Lai de Bisclavret, de Lia Vilorë (tome 1 de la série La Louve de Brocéliande, éditions Lune Ecarlate)

Hikira est une adolescente issue de l’union d’une jolie japonaise et d’un breton. Son métissage a toujours fait d’elle une enfant à part, tant physiquement que mentalement.
La jeune rousse est sauvage, et sujette à de violents maux de tête une fois par mois. Personne ne s’en inquiétait avant qu’un nouveau médecin scolaire se penche sur la question.
Hikira devra être forte pour découvrir la vérité sur les maux qui l’accablent. D’autant plus que son univers tout entier pourrait s’en trouver bouleversé.

Lia Vilorë revient après Vampire d’une nuit de Printemps, avec un nouveau titre dans un autre style.
Il est question ici de Brocéliande et des légendes qu’elle abrite.
Avec Le Lai de Biscalvret, nous découvrons une légende autour d’un chevalier, d’un loup-garou, et surtout de deux familles maudites. Une histoire originale qui ne manquera pas d’intéresser les lecteurs adeptes de ce genre d’intrigue.
Le Lai de Bisclavret s’inspire de légendes réelles que j’ai pris plaisir à découvrir. Si l’on peut penser qu’une foule de chose a déjà été écrite sur Brocéliande et ses mystères, je dois reconnaître mes lacunes dans ce domaine, bien que je m’y intéresse. Ici les allusions au mythe arthurien sont courantes et l’on croise des personnages tels que Morgane ou la Dame du Lac.
Le style de l’auteur est fluide, agréable à lire, j’ai passé un bon moment dans cette intrigue.
En revanche, là où j’ai eu plus de mal, c’est avec la personnalité de l’héroïne. Pour commencer, j’ai trouvé son parlé difficile à lire. Ce style plein d’apostrophes et de mots coupés ne sert pas sa cause. Même si elle n’est pas la seule à parler ainsi, elle ne faisait pas son âge. En général, ce style est employé pour le parlé paysan et des basses classes sociales. Ainsi, Hikira donne l’impression d’une petite fille (alors qu’elle est adolescente) peu futée et qui n’a absolument pas l’étoffe d’une héroïne. Bien que ce soit sans doute le but recherché, cela lui donne franchement l’allure d’une enfant presque retardée… à 15 ans. J’ai vraiment eu beaucoup de mal avec elle.
Autant les autres personnages sont intéressants, autant Hikira, de par son comportement et sa manière de s’exprimer, m’a déplu. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu envie de lui donner les claques qu’elle méritait.
C’est assez rare qu’une héroïne me fasse cet mais dans ce roman, c’est incontestablement le gros point noir.
Néanmoins l’histoire est bien menée, suffisamment développée pour que l’on entre dans l’univers et en saisisse sa portée.
Dans l’ensemble, il s’agit d’un bon premier tome.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les histoires de magie bretonne.

Les + : Une histoire originale où se mêlent des personnages mythiques. Une écriture agréable.

Les – : La personnalité de l’héroïne est insupportable.

Infos pratiques
Collection : Pleine Lune
Illustrateur : Wolfy d’Arkan
ISBN : 978-2-36976-185-3
Date de sortie : 16 avril 2016
Format : broché grand format
Pages : 292 pages

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