Archives des étiquettes : loup garou

Vertige, de Sophie Jomain – Les Etoiles de Noss Head tome 1

Vertige, de Sophie Jomain (tome 1 de la série Les Etoiles de Noss Head, éditions J’ai Lu)

Hannah vient passer les vacances à Wick, en Irlande, avec sa famille. La jeune fille, qui fêtera ses 18 ans dans le petit village loin de tout, n’est pas enchantée à cette idée.
Pourtant, une fois sur place, son quotidien va être bouleversé. Alors qu’elle retrouve son ami Davis, elle fera également la connaissance du mystérieux Leith. Attirée par le goût de l’interdit, la jeune fille connaîtra le tumulte des sentiments ressentis mais aussi provoqués. Pour le meilleur et pour le pire.

Je me suis intéressée à cette série lors du salon du vampire en 2016, parce que l’autrice était en dédicace et a provoqué un mouvement de foule assez impressionnant lors de son passage. Poussée par la curiosité, et aussi par l’agréable couverture, j’ai acheté ce premier tome d’une série qui en compte 5 pour me faire un avis sur le phénomène.
Il faut avouer qu’une fois la lecture terminée, j’ai été déçue. Très déçue. Ce que j’ai vu de mes yeux m’a fait espérer bien mieux que ce que j’ai lu dans l’ouvrage.
Au point que je ne sais pas vraiment pas où commencer. Par le plus simple, peut-être : tout est cliché dans ce roman. On sent que Twilight est passé par là (l’ouvrage est initialement sorti aux éditions Rebelle en 2012) et que l’autrice a voulu surfer sur la vague. On trouve dans ce roman un triangle amoureux au centre duquel se tient Hannah, une adolescente naïve qui va découvrir que son monde est peuplé de créatures malfaisantes. Et deux hommes prêts à tout pour la conquérir. L’un par le coeur, l’autre par la force.
Sophie Jomain a pris le parti des loups-garous au lieu des vampires (du moins dans ce premier tome car il me semble avoir compris qu’ils arriveront dans les suivants), mais pour le reste tout y est. Je n’ai absolument pas adhéré aux personnages ni à l’histoire.
Hannah a tout de l’ado tête à claques, l’écriture convenue nous fait voir le pot aux roses bien avant elle et c’est exaspérant de constater qu’elle est si aveugle. De même, tout le monde semble amoureux d’elle mais on ne comprend pas pourquoi. Qu’a Hannah de plus que les autres ? Rien du tout. Elle n’a aucun pouvoir ni compétence particulier. Cela pourrait être n’importe qui sauf elle. Mais voilà, il fallait bien écrire quelque chose alors c’est tombé sur elle.
Les personnages masculins qui gravitent autour imposent leur volonté à cette jeune fille qui subi l’histoire de bout en bout. Là encore, j’ai passé l’âge d’accepter ce genre de scénario vu et revu, que j’aurais peut-être trouvé romantique à une époque mais qui ne l’est plus du tout maintenant que je suis une adulte du 21ème siècle. Les déclarations d’amour éternel au bout d’une semaine à peine (rencontre comprise) me laissent de marbre, les effets théâtraux quand on a 17 ans également. Cela rend même certaines scènes assez comiques lorsqu’on les imagines vraiment.
Sincèrement, les personnages sont dans la caricature assez poussée. Tout le monde est beau, musclé, et l’ensemble manque cruellement de finesse. Dire que je me suis ennuyée à la lecture n’est pas loin de la vérité.
Je suis vraiment déçue car je recherchais ce type de littérature Young Adult, j’avais envie d’en lire au moment où j’ai choisi cet ouvrage, mais il n’a pas été à la hauteur. Les différents éléments mis en oeuvre dans ce titre sont grossiers, cousus de fil blanc (que dis-je, le « fil » est si gros que ç’en est une corde), les personnages clichés et peu convaincants, le scénario sans originalité.
Du lu et relu, je sais d’ores et déjà que je ne poursuivrai pas ma lecture de cette série.
Dommage, ça partait bien.
L’environnement manque également de profondeur. L’histoire se déroule en Écosse, dans une petite ville portuaire des Highlands. Pour autant je n’ai pas senti de climat particulier ou d’atmosphère comme c’est souvent le cas pour les histoires se déroulant dans ce décors. Là encore, il y aurait eu des choses à creuser mais on reste en surface. Cela pourrait se passer n’importe où sans que cela n’impacte le scénario.
A la suite de cette déception, je me suis rendue sur internet pour lire les autres avis et voir si je n’étais pas passée à côté d’une pépite. Vu les commentaires, j’ai l’impression que si. Ou bien ne suis-je plus la cible, avec mes 28 ans et mes centaines de livres lus ? Peut-être suis-je simplement trop vieille ou trop blasée ? Je ne saurais dire.
L’écriture en elle-même n’étant pas mauvaise, je renouvellerai sans doute l’expérience avec un autre titre de cette autrice, pour me faire un véritable avis et ne pas rester sur une mauvaise impression. En attendant, Les Étoiles de Noss Head ne sont pas pour moi.

Pour qui : les lecteurs qui recherchent une lecture légère et pas forcément originale, ceux qui aiment les histoires adolescentes, les triangles amoureux, les loups-garous.

Les + : une lecture légère, idéale pour un week-end pluvieux au calme. Un style facile à lire.

Les – : aucune originalité, une héroïne qui n’a rien de spécial et à qui on a envie de donner des claques tant elle est naïve et aveugle, les personnages masculins qui imposent leur volonté au point de devenir carrément inquiétants, les ficelles du scénario clairement visibles et qui ne surprennent plus les lecteurs aguerris.

Infos pratiques
Poche: 320 pages
Editeur : J’AI LU – LIBRIO (4 octobre 2014)
Collection : J’ai lu jeunesse
Langue : Français
ISBN-10: 2290082147
ISBN-13: 978-2290082140

Publicités

A Belles Dents, d’Anne Bardelli

A Belles Dents, d’Anne Bardelli (tome 2 de la série Agent spécial Léa Bacal, éditions du Petit Caveau)

D’horribles meurtres sont perpetrés un peu partout en ville, et même au-delà. Si l’on pourrait croire les affaires différentes, la sauvagerie avec laquelle les jeunes femmes sont assassinées tend à prouver qu’il n’y a qu’un seul agresseur, et qu’il serait lycanthrope.
Le pire, ces lettres dessinées sur leurs fronts semblent vouloir dire quelque chose, mais quoi ? S’agit-il d’un code, d’un mot… ou d’une menace ?
L’agent spécial Léa Bacal, du GIAR, est appelée en renfort pour résoudre cette nouvelle affaire.

J’avais bien aimé La Marque, le premier tome de cette série, titre de Bit-lit classique à l’atmosphère intéressante et agréable.
Si j’avais été ennuyée par les ellipses dans le premier tome, j’ai été contente de constater que l’auteure a résolu ce problème dans cette suite. En revanche, ce que je regrette dans ce tome et qui est moins présent dans le premier, c’est le manque d’originalité et de suspense.
En effet, on assiste ici à un ouvrage de Bit-lit ultra classique. C’était déjà le cas dans le premier tome mais l’auteure avait réussi à y ajouter des éléments personnels propres à son univers. Ici, les événements se déroulent comme les morceaux de films déjà vus ici ou là et je n’ai guère eu de surprise à la lecture de ce titre. Tout ce qui se produit est attendu pour peu que l’on se pose la question de ce qui va suivre.
En plus, et c’est là une impression toute personnelle, mais je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, surtout pas à l’héroïne. Tous m’ont semblé être les clichés du genre : l’héroïne forte, inébranlable, le garçon manqué qui jure et castagne à tout va ; le chasseur beau ténébreux solitaire follement épris de l’héroïne ; le vampire haut placé et sensuel qui forme un triangle amoureux avec l’héroïne… une bonne dose de Charmed et de Buffy contre les vampires.
L’ensemble a donc un côté déjà lu.
Bien que le style soit fluide et agréable à lire, la narration se fait rapidement, ce que j’ai là aussi regretté. Au point que ce qui arrive à la toute fin est si rapide que l’on ne s’en émeut pas. Je ne me suis ni émue ni attachée aux personnages, et cela m’a peiné de ne pas avoir de peine (oui, oui). Ce qui est dommage, mais vient du fait que la narration est trop rapide et que l’on n’entre jamais vraiment dans les vies des personnages.
C’est un goût personnel car j’aime plus volontiers les pavés descriptifs qui me permette de me plonger totalement dans l’univers. Il aurait pu y avoir quelques pages en plus ici, au moins pour ne pas qu’un événement très important arrive et qu’on l’apprenne, comme l’héroïne, plusieurs mois après.
La gestion narrative de cet événement est plutôt étonnante. En plaçant l’événement si loin dans le temps de narration, il ne nous touche pas non plus, comme si le lecteur lui-même était détaché de ce fait, qu’il était déjà terminé et classé. L’auteure y consacre pourtant un long moment à la fin du livre. Dommage.
A Belles Dents souffre donc de plusieurs défauts à la fois propres au genre et propres à l’écriture en elle-même.

Pour qui : Les lecteurs fans de Bit-Lit.

Les + : les ellipses du premier tome ont disparues pour laisser place à une narration quasiment linéaire. Un roman servi par une jolie couverture signée Eric Petit.

Les – : un manque d’originalité, on voit les faits arriver bien avant qu’ils ne se produisent, l’univers n’est pas assez approfondi ce qui laisse le lecteur en surface et m’a fait ne pas m’attacher aux personnages et à leur sort. De même, les personnages ont des personnalités clichées du genre.

Infos pratiques
Date de parution : 27 février 2017
ISBN : 978-2-37342-037-1
Nombre de pages : 240
Illustration de couverture : Erica Petit

« Entrées précédentes