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Depuis l’au-delà, de Bernard Werber

Depuis l’au-delà, de Bernard Werber (one shot, éditions Albin Michel)

ROMAN COUP DE COEUR

Gabriel se réveille un matin avec une excellente idée pour son prochain roman : commencer le récit par cet incipit de choc : « Qui m’a tué ? » .
Il ne pouvait pas se douter qu’à cet instant, cette question allait devenir bien réelle, et pour cause : Gabriel va vite s’apercevoir qu’il a été assassiné.
Aidé par une des meilleure médium au monde, la torturée Lucy Filipini, Gabriel va tout faire pour répondre à cette question et ainsi élucider le mystère de sa propre mort. Une enquête menée en duo à la fois dans la vraie vie, mais aussi depuis l’au-delà.

Il y a très très longtemps, j’ai lu le premier tome de la trilogie des Fourmis. Et puis c’est tout.
Autant dire que j’avais tout oublié ou presque de la plume de Bernard Werber, et de la portée philosophique de ses romans.
On m’a prêté ce titre après me l’avoir chaudement recommandé, et je dois dire que je l’ai dévoré très rapidement.
En effet, Bernard Werber nous parle d’esprit, de mort, de questionnement sur soi et sur sa vie.
Le tout à travers une enquête menée par un duo, chacun d’un côté de la vie, et qui ont tous les deux des réponses à s’apporter.
Ce que j’ai aimé aussi, c’est que l’auteur intercale entre ses chapitres des extraits de son « encyclopédie du savoir relatif et absolu » (que l’on découvre dans ses premiers romans). Il faut savoir que toutes les histoires racontées sont vraies. Cela donne encore plus d’épaisseur au roman et à ce qui nous est présenté.
L’ensemble est crédible, poétique, beau, il tient la route et nous embarque avec lui.
J’ai aimé me divertir et apprendre beaucoup de choses. J’ai aimé me questionner, à la fois sur moi-même mais aussi sur les personnages.
Ce double niveau de lecture est enthousiasmant, d’autant plus qu’il est apporté de façon légère et fluide. Ce n’est pas un roman lourd à lire et qu’il vaut mieux se garder pour un moment où on se sent prêt. Non. Là, j’attendais avec impatience la fin de la journée pour rentrer me plonger dans l’histoire, retourner dans le cabinet de Lucy, découvrir les péripéties des personnages, voler avec Gabriel.
Je me suis dit que cela devait être vraiment bien d’être médium, ou même d’être un esprit. Il y a une forme de dédramatisation de la mort qui soulage et fait du bien dans ce roman.
Les histoires sont belles, la fin aussi. J’ai eu un peu peur que la chute soit décevante, et après quelques explications, elle ne l’est pas. La conclusion vient relever l’ensemble d’une manière maîtrisée et tout à fait poétique. J’ai été conquise. Il y a tellement de métaphores et de sous-entendu dans ce livre qu’on ne peut pas se contenter de simplement le lire. Il faut aussi y réfléchir, y repenser. Le laisser vous imprégner pour se révéler, à la manière d’un vin que vous garderiez en bouche un moment pour lui faire révéler ses arômes. Le titre se décante, s’analyse, se décortique. J’ai aimé me poser tout un tas de questions.
La plume de l’auteur est très addictive, et en même temps très simple. Les évènement s’enchaînent simplement, le tout n’est pas tiré par les cheveux et on prend plaisir à suivre le déroulé de l’intrigue.
Vous l’aurez compris, c’est un grand oui pour moi.
Finalement, la question la plus difficile à laquelle répondre une fois ce roman terminé est la suivante : quel sera ma prochaine lecture de Bernard Werber ?

Pour qui : les lecteurs qui cherchent à voir la vie autrement, ceux qui aiment les histoires de fantômes, et les histoires qui les surprennent.

Les + : Une jolie histoire, un pouvoir poétique et philosophique fort, un style facile à lire et très fluide, léger, des personnages attachants, une conclusion éblouissante.

Les – : Je n’en ai pas trouvé, c’est un coup de coeur.

Infos pratiques
Broché : 448 pages
Editeur : Albin Michel (4 octobre 2017)
Collection : A.M. ROM.FRANC
Langue : Français
ISBN-10 : 2226400303
ISBN-13 : 978-2226400307

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