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Djinn, La Maudite, de Jean-Louis Fetjaine

Djinn, La Maudite, de Jean-Louis Fetjaine (tome 1 de la série Djinn, Fleuve Editions)

En 1130, dans la princée d’Antioche, la princesse Alix donne naissance à un fils. Problème, ce dernier est un fils illégitime ayant pour père le connétable Renaud Mazoir.
Bien décidée à se débarrasser de l’enfant, Alix souhaite l’éliminer. Mais les choses vont se gâter quand une sorcière jettera un sort au petit pour se venger de la mère.
A moins que ce ne soit la mère elle-même, assoiffée de pouvoir, qui n’en soit la cible.
Alix et Renaud vont se trouver liés sur une terre où le pouvoir est à la fois source de vie et surtout de mort.

Outre la jolie couverture, ce qui m’a attiré vers ce titre est le nom de l’auteur. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de lire du Jean-Louis Fetjaine et cette éditions chez Fleuve Editions était une occasion de le faire.
J’en suis sortie extrêmement déçue. J’ignore si les autres ouvrages de l’auteur sont du même genre, car ils ont eu un beau succès, mais celui-ci ne me semble pas être le meilleur. Du moins je l’espère.
En effet, cette histoire a tout pour me plaire. Un vent de fantasy, un territoire oriental, deux enfants prometteurs, des complots… et pourtant cela n’a pas fonctionné.
Lors de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec les romans de Jacqueline Carey, notamment sa série Kushiel (même si la trilogie Imriel s’y prêterait mieux). Sauf que là où Jacqueline Carey passait plus de 700 pages à nous raconter les intrigues de ses personnages, Jean-Louis Fetjaine n’en met même pas 300.
C’est bien là le problème. Le résultat est qu’on ne s’attache pas aux personnages, leur destin ne nous fait rien, on les connait à peine, et les arcs narratifs esquissés restent superficiels. La figurine du Djinn, qui donne son nom au roman, n’est pas assez développé. Comme tout dans ce roman.
Le destin des deux enfants est secondaire, voir inintéressant. La soif de pouvoir d’Alix n’est pas flagrante, la destinée de Mazoir ne m’a pas émue… bref je suis complètement passée à côté de ce titre parce que je ne suis pas rentrée dedans.
L’auteur passe beaucoup de temps à nous raconter des batailles qui ne sont pas le plus important du livre. Ou alors dans un cocktail mieux dosé où les intrigues qui découlent de ses batailles sont expliquées plus en profondeur.
Je me suis perdue dans les personnages car ils sont nombreux et là encore assez peu travaillés. Ils semblent parfois arriver comme des cheveux sur la soupe et leurs rôles sont vagues.
J’aurais aimé m’attacher à eux et aimer cette histoire autant que celles de Jacquelines Carey, mais ça n’a pas été le cas. Si l’occasion se présente je lirai un autre ouvrage de cet auteur pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une sorte « d’accident de parcours » avec ce roman. J’ai peut-être commencé par le moins bon. N’hésitez pas à me le faire savoir, si c’est le cas.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les univers orientaux et ne souhaitent pas commencer la lecture d’un roman trop volumineux.

Les + : des idées intéressantes et prometteuses, on sent que l’auteur maîtrise le sujet de l’époque décrite dans le récit.

Les – : tout est trop superficiel, les personnages ne sont pas attachants, les arcs narratifs sous-développés… j’ai eu l’impression que l’auteur voulait prouver qu’il connaissait la période des croisades et c’est tout.

Infos pratiques
Collection : Outrefleuve
Pages : 288
Format : BROCHE
ISBN : 9782265098770

Lien vers la fiche sur le site des éditions Fleuve Editions

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Qu’on leur coupe la tête – Alice aux pays des morts-vivants 3, de Mainak Dhar

Qu’on leur coupe la tête, de Mainak Dhar (tome 3 de la série Alice aux pays des morts-vivants, Fleuve Editions)

Et si on revenait en arrière, là où tout à commencé ? C’est ce que propose ce troisième opus, préquelle aux deux ouvrages précédents.

S’il est curieux de trouver une préquelle en tome 3 d’une série de romans, celle-ci propose un point de vue intéressant sur les origines des personnages que l’on connait.
Nous retrouvons ainsi aux manettes le docteur Protima et ce sur quoi elle travaillait avant le début de l’épidémie. A l’époque du récit, Alice n’est pas encore née et le roman débute dans un monde encore identique à celui dans lequel nous vivons.
Mainak Dhar s’attarde ici à nous présenter le monde dans son basculement, ces quelques heures durant lesquelles le destin de l’humanité passe de la normalité au tragique, où les êtres doivent se transcender, se révéler, pour devenir ceux que nous connaissons dans Alice au pays des morts-vivants et De l’autre côté du mouroir. Il nous explique aussi les origines de l’épidémie et le climat mondial au moment des faits. On y découvre donc un monde sombre où la guerre est présente partout, chaude et froide, prenant en otage les populations civiles.
La lecture est aussi prenante que dans les précédents tomes. Mainak Dhar a une écriture fluide et visuelle, émouvante pour ses personnages et le lecteur. On s’attache facilement aux protagonistes, même si je trouve personnellement que l’auteur parvient à traiter ses personnages féminins avec plus de finesse que ses personnages masculins. Ces derniers sont plus classiques, plus brutes, moins nuancés.
Le bémol à noter sur ce titre est similaire aux précédents : la rapidité temporelle du récit. Les événements se déroule de manière très rapide, trop, si bien que je me suis plusieurs fois fait la remarque que les gouvernements sont susceptibles, car ils lancent des assauts nucléaires en deux lignes. J’aurais apprécié que le temps s’écoule plus longuement et qu’on soit moins dans un style descriptif/passif, mais plus dans l’action active. En effet, le récit nous est raconté a posteriori et cela freine la gravité et la longueur des actions. Peut-être suis-je gourmande mais cela ne m’aurait pas déplu que le texte fasse plus de pages pour installer l’univers et la tragédie.
En résumé ce tome 3 est plutôt un premier tome introductif et intéressant pour cette série qui revisite le concept de « pays des merveilles ».

Lien vers la fiche sur le site de l’éditeur.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de zombies et les textes courts.

Les + : un parti pris intéressant et un scénario cohérent avec le reste de la série. Un style visuel et fluide, des personnages attachants et émouvants.

Les – : Les faits se déroulent trop vites pour qu’on s’immerge dedans complètement.

Infos pratiques
Date de parution : 11/05/2017
Collection : Rendez-Vous Ailleurs
EAN : 978-2265114494
ISBN : 2265114499
Nombre de pages : 160

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