Archives des étiquettes : robert kirkman

Invasion, de Jay Bonansinga

invasion

Invasion, de Jay Bonansinga (tome 6 de la série The Walking Dead, éditions Le Livre de Poche)

Après leur fuite de Woodbury, Lilly Caul et les siens se sont réfugiés dans les galeries souterraines. Mais la vie y est difficile autant pour les corps que pour les esprits, et Lilly entend bien reprendre rapidement la ville, actuellement occupée par une impressionnante horde de zombies.
Or, Jérémiah Garlitz, le prédicateur fou, n’en a pas non plus fini avec ses grands projets. Nourrir sa vangeance lui donne bien des idées, que la fameuse horde de zombies pourrait bien alimenter.

Une nouvelle histoire efficace mise sur pied par Jay Bonansinga. L’univers créé par l’auteur se rapproche d’une fan fiction mais le respect de l’ambiance de la série originale est exceptionnel. Encore une fois, j’ai beaucoup aimé la lecture de ce roman. Il faut dire que j’apprécie Lilly Caul et tout ce qui tourne autour, peut-être même plus que les péripéties de ses homologues sur petit écran.
Là où la série tend à s’essouffler (c’est un avis purement personnel), les romans de Jay Bonansinga montrent qu’il est encore possible d’innover, et que l’univers créé par Robert Kirkman est encore riche et plein de potentiel.
Si Bonansinga a peiné à trouver son rythme de croisière, oscillant entre la destinée du macchiavélique Gouverneur, puis de l’intrépide Lilly, il semble avoir définitivement trouvé sa voie dans ce dernier personnage.
La série de romans est bel et bien centrée sur le personnage féminin, ce qui est d’autant plus rare qu’appréciable.
Ce sixième opus est riche en rebondissements et on ne s’ennuie pas une seconde. Fidèle à l’ambiance d’origine, l’ascenseur émotionnel est aussi présent qu’efficace, si bien qu’on assiste à des scènes d’anthologie (une scène d’amputation rappelle une scène de la série, mais une scène de moissonneuse batteuse pourrait tout à fait se voir transposée à l’écran). La seule chose où j’ai moins adhéré est la facilité de certains personnages à changer de camp sans se poser de questions. C’est peut-être un peu brutal et aurait mérité davantage d’approfondissement.
Le style est toujours le même, c’est-à-dire écrit à la troisième personne du singulier et au présent, mais il m’a semblé que cela était mieux amené que dans les précédents épisodes, si bien que cela ne m’a pas choqué. Je n’ai pas eu besoin de me plonger dans le livre car j’y suis entrée dès les premières lignes.
En revanche, certaines phrases souffrent de longueurs. J’ai par exemple trouvé une phrase de 7 lignes, ce qui donne des lourdeurs stylistiques, mais je pense que cela est plutôt dû à la traduction.
Cet ouvrage peut se lire indépendamment des autres, et se dévore avec autant de plaisir.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les histoires de zombies et l’ambiance de Walking Dead.

Les + : Une ambiance bien travaillée, qui nous plonge dès les premières lignes dans l’univers de la série, des personnages toujours aussi intéressants, une intrigue riche en rebondissements et un univers au potentiel riche et bien exploité. La série sait se renouveler dans les romans.

Les – : Quelques phrases longues qui alourdissent le récit, probablement dû à la traduction.

Infos pratiques
Broché: 352 pages
Editeur : Le Livre de Poche (23 mars 2016)
Collection : Fantastique
Langue : Français
ISBN-10: 2253183989
ISBN-13: 978-2253183983

L’Ere du Prédicateur, de Jay Bonansinga et Robert Kirkman

lere du predicateur

L’Ère du Prédicateur, de Robert Kirkman et Jay Bonansinga (tome 5 de la série The Walking Deadéditions du livre de Poche)

Lilly Caul et Woodbury se remettent peu à peu des épreuves subies après la chute du Gouverneur, mais très vite de nouveaux ennuis pointent le bout de leurs mains crochues : Une super horde marche vers la ville. Comment l’éviter ? Et si la solution arrivait de l’extérieur, avec ces nouveaux venus ?
A moins que ce ne soit qu’un leurre, et que le loup soit accueilli à bras ouverts dans la bergerie.

Depuis le début de ma lecture, j’ai tendance à trouver la qualité des romans très inégale. Pourtant, j’ai l’impression que les auteurs ont enfin trouvé leur rythme de croisière.
Après plusieurs tomes à installer les grandes lignes et les personnages forts, l’histoire de Woodbury se poursuit.
Si je n’ai pas été toujours très convaincue par les choix scénaristiques (les motivations de Jeremiah me paraissent farfelues mais c’est peut-être parce que je ne suis pas croyante), j’ai en revanche beaucoup aimé l’atmosphère du roman et ses péripéties qui se déroulent comme un long fleuve agité.
S’il y a bien une chose qui ne change pas de tome en tome, c’est l’ambiance post-apocalyptique et les paysages dépeints. Il est facile pour les fans de la série de retrouver au coeur des images du show. On y croit, on s’y croit !
Mais le roman tombe dans les travers de la série et alterne des moments intéressants et dynamiques avec d’autres plus plats, à l’image des épisodes en dents de cie. Chaque titre de la série pourrait faire figure d’une saison, et c’est un point fort. Il n’est effectivement pas obligatoire d’avoir lu les tomes précédents pour comprendre celui-ci car il est construit comme une histoire distincte.
Quoi qu’il en soit l’ouvrage est très visuel, clairement inspiré de la série télé et ne devrait pas décevoir les fans.
Si les personnages du show ne sont plus dans le champ de ce cinquième tome, on continue de suivre la vie à Woodbury, ce qui nous offre une nouvelle facette de l’univers déjà riche de Kirkman.
J’ai donc bien aimé ce tome. Lilly est une héroïne vraiment attachante, probablement parce qu’elle est très humaine. Par contraste avec les zombies, et même avec certains protagonistes, l’héroïne est touchante, émouvante. On suit son ascension depuis le début de la série et il est plaisant de suivre ses états d’âme et ses peurs. Ce qui n’est pas toujours le cas dans le show.
Et puis ne nous leurrons pas, il est rare de voir un personnage féminin à ce point mis en avant dans une intrigue aussi énorme, et c’est un réel plaisir à suivre. Ainsi, les fans qui, comme moi, suivent la série sur plusieurs supports, on ne se lasse pas d’en admirer tous les aspects.
Ce cinquième tome confirme la bonne impression laissée par le dernier et le cliffanger final ne pourra que donner envie de s’emparer du suivant.

Pour qui : Les fans de la série, les lecteurs qui aiment les zombies, les histoires longues et les univers post-apocalyptiques.

Les + : Une atmosphère prenante, une histoire vaste et intéressante, originale, des personnages attachants et des passages dynamiques réellement stressants.

Les – : Les motivations de certains personnages semblent farfelues.

Infos pratiques
Poche:
 352 pages
Editeur : Le Livre de Poche (16 septembre 2015)
Collection : LDP LITT. IMAGI
Langue : Français
ISBN-10: 2253183679
ISBN-13: 978-2253183679

« Entrées précédentes Derniers articles »