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Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton

Les amoureux de la Lune, de Lizzie Felton (one shot, éditions du Chat Noir)

Alors qu’elle mène une vie d’adolescente populaire et heureuse à Paris, où elle a ses amis et son petit ami, Lucie est contrainte de déménager dans une petite ville du sud avec ses parents.
Elle s’intègrera pourtant rapidement aux adolescents fortunés du secteur, curieux de faire sa connaissance.
Très vite, ils lui raconteront une étrange rumeur au sujet des habitants d’un manoir local. On dit qu’ils vivent la nuit et qu’ils enlèvent des humains pour boire leur sang. En effet, les Lovelasse seraient des vampires.
Cela explique peut-être pourquoi Lucie est si attirée par Ulysse, le garçon si beau et mystérieux, qu’elle ne voit que lorsque le soleil a fait place à la Lune.

Après la sortie de ma Sonate au clair de Lune, j’ai été attirée par ce titre des éditions du Chat Noir car, outre la jolie couverture, je voulais voir si j’allais rester dans la même veine que mon propre roman.
Or, autant le dire tout de suite : cela n’a rien à voir. Et en plus, j’ai été plutôt déçue. Probablement ne suis-je plus la cible de ce genre d’ouvrage et je vais vous expliquer pourquoi.
Le gros problème de ce livre est que je n’y ai pas cru. Pas un seul instant je n’ai adhéré aux personnages, à leur histoire, à leurs problèmes… tout m’a semblé trop mièvre, trop superficiel.
Lucie tombe amoureuse d’une peinture au premier regard… non. Je ne sais pas si je suis devenue trop vieille pour cela mais ça ne fonctionne pas sur moi. Je n’y crois pas. De là à tout envoyer promener, tout risquer, y compris perdre l’amitié des rares amis qu’elle s’est fait… je n’y ai pas cru.
L’atmosphère générale, qui se passe dans un milieu type de série américaines pour ado à la « Pretty Little Liar » (des ados riches qui ne savent pas comment éprouver du plaisir autrement qu’en faisant la fête et en transgressant les interdits dans une bourgade où il n’y a rien à faire). Je n’y ai pas cru non plus.
En fait, tout le livre est superficiel. Tout m’a donné l’impression d’être « trop ». Je ne me suis pas attachée aux personnages, ni Lucie ni Ulysse, la fin n’a pas été une surprise pour moi, les personnages sont pour moi une succession de clichés (la jeune fille naïve au coeur pur qui va tout tenter pour celui qu’elle aime, le beau garçon innocent et mystérieux qui va s’offrir comme un sacrifice à la jolie fille pure, la maman poule que l’on prend pour ce qu’elle n’est pas, les parents en retrait qui ont de leur fille une vision de sainte, le beau gosse de la plage amoureux de la jeune fille pure, la meilleure amie qui prend sous son aile la nouvelle venue et fait tout pour elle sans vraiment de raison, et qui craque sur le garçon de la bande…).
Plus pour moi.
De fait, la romance ne m’a fait ni chaud ni froid. Je m’attendais à trouver dans ce titre de la poésie, du lyrisme, du romantisme… mais je n’y ai trouvé que des clichés surfaits dans un style qui n’a pas créé d’émotion chez moi.
En bref, j’ai levé plusieurs fois les yeux au ciel en me disant que ni la couverture ni le très bon résumé, qui m’avaient tous les deux tentés, n’ont répondu à mes attentes.
Attention, la lecture de cet ouvrage n’a pas été une horreur, j’ai quand même passé un moment sympathique, mais alors que j’écris cette chronique plusieurs jours après avoir terminé le livre, je me rends compte que je l’ai déjà presque oublié.

Pour qui : un public adolescent, assurément. Les adultes n’y trouveront pas leur compte.

Les + : Quelques bonnes idées qui ne sont malheureusement pas exploitées suffisamment (je pense notamment au thème de fin d’ouvrage).

Les – : Des personnages trop clichés qui sonnent faux, un récit auquel on a du mal à croire, des ficelles un peu usées et un style qui reste en surface.

Infos pratiques
Broché: 306 pages
Editeur : Editions du Chat Noir (4 avril 2018)
Collection : Cheshire
Langue : Français
ISBN-10: 2375680731
ISBN-13: 978-2375680735

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Quand le danger rôde, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 1

Quand le danger rôde, de Charlaine Harris (tome 1 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

La jeune Sookie Stackhouse est serveuse dans un bar banal de Bon Temps, en Louisiane. Sa particularité, qu’elle nomme « un handicap », fait d’elle une télépathe, capable de lire dans l’esprit des humains qui l’entourent. Une vie peu agréable qui lui donne bien des soucis.
Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend. En effet, depuis quelques jours, des femmes sont retrouvées sauvagement assassinées dans le coin. C’est inhabituel, car il ne se passe jamais rien à Bon Temps. Cela peut-il avoir un rapport avec l’arrivée en ville d’un vampire, un certain Bill Compton ?

Après avoir vu ces livres un peu partout depuis des années, et entendu parler de la série qui en est inspirée, j’ai enfin eu l’occasion de m’y mettre (voyez comme je suis raccord avec l’actualité, ces livres ont été publié il y a 17 ans si j’en crois la date de première publication). J’ai pris les choses au sérieux puisque je me suis directement procuré 11 des 13 tomes de la série. J’espère donc qu’ils seront bien !
C’est ainsi que j’ai lu ce premier titre.
Avant de le juger réellement, je me suis efforcée de le remettre dans son contexte. 2001 pour la première publication, 2005 pour la première parution française. Une éternité, donc. Et surtout bien avant la déferlante Twilight et Anita Blake qu’on a connu au tournant des années 2010.
Après un travail de recherches, j’ai découvert que ce roman a initialement été publié dans une collection de romance, et n’était pas du tout marketté de ces couvertures iconiques que tout le monde connait. C’était donc une banale histoire d’amour dans l’esprit des directeurs de collection. Avant l’heure où les vampires et métamorphes avaient leurs collections bien à eux.
Si les choses ont changé aujourd’hui, il faut avouer que les premiers éditeurs avaient vu juste : cette série est une romance avant tout.
Ainsi, les créatures que vous croiserez sont bien fantastiques, mais l’essentiel du scénario repose sur les histoires de coeur de l’héroïne.
Et l’héroïne, qui est-elle ?
Elle est on ne peut plus banale et ressemblera certainement au lectorat qu’elle vise. Sookie est jeune, pudique, un peu trop croyante, naïve et animée de bons sentiments.
Le livre est une sorte d’enquête gentille et peu palpitante. Le fond de l’histoire est, comme je le dis plus haut, basé sur les histoires de coeur de Sookie.
Évidemment, Sookie est vierge, évidemment, Sookie n’a jamais été amoureuse, et évidemment, Sookie va rencontrer celui qui va faire changer tout ça.
Bill est un vampire, on ne sait pas très bien pourquoi il vient un soir trainer sa carcasse dans le bar où travaille la jeune femme. Toujours est-il que le coup de foudre est quasiment immédiat (mais on verra par la suite que la libido de Sookie lui fait aimer à peu près tout le monde).
Autour d’eux gravitent d’autres personnages assez peu consistants, a part la grand-mère de Sookie à laquelle on s’attache parce qu’elle a le courage de dire les choses avec un peu plus de punch que les autres. La galerie de personnages s’étoffe assez vite te on comprend qu’on va tourner sur une palette fournie pendant un moment. C’est intéressant et apporte de l’épaisseur à l’univers.
Le livre est donc une petite histoire gentillette qui ne casse pas des briques mais se laisse lire. C’est assez plaisant comme lecture de vacances.
Le style d’écriture est ultra basique. « Pas de la grande littérature » comme on dit.
Dans ma version, l’éditeur a ajouté une note pour expliquer que cette nouvelle traduction « est encore plus près du style original de l’auteur ». Honnêtement, je ne sais pas si c’était nécessaire, étant donné la pauvreté dudit « style ». J’ai remarqué que l’auteur meuble régulièrement en nous expliquant tout ce que fait l’héroïne, y compris le fait qu’elle s’épile les jambes au moins trente-six fois dans le même roman. Rien ne nous est épargné ! Si on enlève toutes ces interventions inutiles (on nous épargne juste quand Sookie va aux toilettes), le livre pourrait perdre au moins 20% d’épaisseur, mais disons que c’est pour créer un effet de réalisme que l’autrice a cru bon de tout nous dévoiler. J’ai lu ce titre comme on regarde une vieille série, en me disant que certaines maladresses ne se feraient plus aujourd’hui.
Mon regret avec ce livre, est la résolution du cas criminel. Comme souvent lorsque les auteurs ne sont pas inspirés, ils font monter le suspense, et le font résoudre subitement par un personnage sorti de derrière les fagots qui se met à débiter pendant des pages pourquoi il a mal agit. Cette ficelle (que dis-je, cette CORDE) narrative est assez démodée aujourd’hui, et je la regarde en me disant que le livre a 17 ans, donc je lui pardonne.
Je n’aurais pas fait de ce livre un triomphe tel qu’il l’a été, mais pour une entrée en matière, c’est plutôt sympathique à lire.

Pour qui : Les lectrices qui ont envie de lire une romance légère et sans prise de tête avec des créatures surnaturelles.

Les + : un petit roman léger qui se lit facilement

Les – : assez peu d’originalité, un style assez pauvre et qui remplit parfois les pages, une enquête un peu facile.

Infos pratiques
Poche: 314 pages
Editeur : J’ai lu (17 août 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290018058
ISBN-13: 978-2290018057

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