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La fin de partie de l’enchanteur, de david eddings (la belgariade t5)

La fin de partie de l’enchanteur, de David Eddings (tome 5 de la série La Belgariade, éditions Pocket)

Garion et ses compagnons ont récupéré l’Orbe, il leur reste à présent à affronter Torak et à faire basculer le destin du monde du côté de l’une ou l’autre des Prophéties. Qui du bien ou du mal triomphera ? Nul ne le sait.

Ce dernier tome de la Belgariade est une apothéose. Il s’agit du tome où se délient tous les arcs tissés dans les noms précédents. Beaucoup plus politique et avec beaucoup plus d’action, il apporte un final grandiose à l’image de ce que j’attendais pour cette conclusion. Je n’ai pas été déçue et j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ces personnages qui m’ont accompagné un long moment ces derniers mois. J’ai même été émue de les quitter (ce qui n’est pas un « adieu » mais bien un « au revoir » puisque Pocket publie les autres ouvrages issus du même univers. Ils seront prochainement sur le blog).
Pendant 6 ans, je retrouvais chaque été les personnages de Jacqueline Carey à travers ses trilogies Kushiel, puis Imriel. Hé bien ici, j’ai eu la même impression d’univers vaste, de personnages familiers qui deviennent presque des amis que l’on retrouve tous les ans avec émotion pour prendre des nouvelles.
Comme je le disais plus haut, ce tome est riche en action. L’armée levée par Ce’Nedra dans le tome 4 a enfin l’occasion d’agir, et j’ai aimé les scènes de batailles. David Eddings n’épargne pas ses personnages, ni la violence de la guerre. J’ai eu peur pour un certain nombre de personnages, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici dans ma lecture.
J’ai en revanche un peu moins apprécié la partie politique, chose dont je suis habituellement friande (un des points forts de Jacqueline Carey). Cela parce que j’ai été un peu perdue entre tous les rois, les rois des rois, les femmes des uns et des autres. Il m’a semblé que l’ensemble était un peu plus brouillon que dans d’autres ouvrages.
Les personnages sont attachants. David Eddings a doté ses sorciers de pouvoirs immenses, sans les rendre tout-puissants ou invulnérables. Bien que parfois certaines péripéties servent un essoufflement du scénario, les magiciens restent globalement crédibles. Le dénouement est émouvant et David Eddings a réussi à faire une explosion émouvante pour un final grandiose. Le seul personnage que je n’ai vraiment pas aimé est la princesse Ce’Nedra, caricaturale et tout simplement insupportable. Le couple qu’elle forme ne me semble ni crédible, ni solide. En tout cas je n’ai pas trouvé son compagnon très emballé à l’idée de vivre avec elle, ce que j’ai trouvé compréhensible vu la manière dont on nous l’a décrite durant la série.
Mais il faut de tout pour faire une bonne série, et c’est pour cela que j’ai beaucoup apprécié cette Belgariade. Il y a un fort côté arthurien, évidemment, avec la quête, l’élue qui deviendra le Roi réunificateur, l’épée, les sorciers… mais avec un style et un univers propre à l’auteur. David Eddings a pris soin de créer des termes, des coutumes, comme gagner un « Bel » devant le prénom, des régions du monde et des termes propres à son monde, ce qui le rend très réaliste et immersif. J’ai beaucoup aimé cette grande fresque, bien écrite et émouvante. Une lecture dont je me souviendrai, à coup sûr.
Je suis maintenant curieuse de découvrir les autres ouvrages, qui sont des récits des points de vue de Belgarath et Polgara, un duo de personnages superbes et très charismatiques.
Une lecture de fantasy à ne pas manquer pour les amateurs du genre !

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les précédents romans de la saga, sinon vous serez perdus.

Les + : une plume fluide et efficace, des péripéties intenses et prenantes, des personnages attachants et un final en apothéose.

Les – : Le côté « politique » un petit peu trop brouillon à mon goût, je me suis un peu perdue entre les protagonistes et leurs motivations.

Infos pratiques
Éditeur ‏ :
‎ Pocket (11 février 2021)
Langue ‏ : ‎ Français
Poche ‏ : ‎ 880 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2266307444
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266307444

La morsure de la panthère, de Charlaine Harris – La communauté du Sud 5

La morsure de la panthère, de Charlaine Harris – (tome 5 de la série La communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Une étrange atmosphère règne à Bon Temps depuis que des métamorphes se font sauvagement attaquer. La police peine à identifier de suspects puisqu’en apparence rien ne relie les victimes entre elles.
Sookie s’inquiète de plus en plus pour les siens. Il faut remplacer Sam au Merlotte pendant sa convalescence.
C’est ainsi qu’un nouveau vampire, au look de pirate, fait son arrivée à Bon Temps.
Envoyé par Éric, il a pour mission de tenir le bar et de protéger Sookie.
Une bonne chance, quand on sait que cette dernière échappera de justesse à l’incendie de sa maison.
L’agresseur, qui qu’il soit, a décidé de s’en prendre à la jeune serveuse.
Pendant ce temps, les loups-garous tentent de se choisir un nouveau chef…

De manière générale, j’avais bien aimé le précédent tome, Les Sorcières de Shreveport, dans lequel Charlaine Harris nous offrait une histoire originale au concept surprenant.
Avec ce cinquième tome, nous repartons sur une histoire plus classique où il ne se passe pas beaucoup d’action. J’ai été assez surprise et même un brin déçue, dans la mesure où le titre de ce tome laisse penser qu’il va se passer des choses. On nous parle en effet de « morsure » et de « panthère », ça promet d’être rythmé !
Et pourtant non.
Cette lecture a été plaisante entre deux ouvrages plus sérieux, parce que comme dans les autres titres le style de Charlaine Harris est fluide, très terre à terre et ancré dans notre quotidien. Or, on passe plus de temps à suivre la vie sentimentale de Sookie qu’à faire avancer l’histoire. L’enquête esquissée dès le début n’en est pas vraiment une, il n’y a aucune investigation, et Sookie passe son temps à aller et venir d’un point A à un point B.
C’est à peu près tout.
J’ai apprécié lire ce titre sans doute parce que j’ai fait une pause après en avoir enchaîné 4 d’affilée. J’ai eu le temps d’oublier mon agacement et de me replonger avec légèreté dans la série.
De toute façon : c’est une série légère, il ne faut rien en attendre d’autre.
Les personnages sont plus nombreux que dans les autres tomes, si bien qu’aucun ne prend l’ascendant sur les autres. Ils font beaucoup de passages éclairs, notamment Bill et Éric (ce qui n’est pas plus mal).
Comme d’habitude Sookie se trouve au milieu d’un groupe d’hommes qui se battent pour elle, et elle finit blessée avec une balle dans l’épaule. Charlaine Harris doit trouver cela romantique d’être une jeune femme blessée sauvée par des hommes. A la longue, non seulement je ne suis plus surprise, mais je suis même un peu lassée.
En bref, un tome plat et vide, parfait pour se détendre après le boulot. Le tome suivant sera forcément meilleur !

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires légères et sans prise de tête, qui veulent du divertissement et de la détente comme on regarderait un feuilleton.

Les + : une écriture toujours aussi légère et agréable quand on cherche à se vider la tête, une galerie de personnages étoffée.

Les – : un cruel manque d’action dans ce tome et un titre qui ne reflète absolument pas le contenu du roman.

Infos pratiques
Poche: 376 pages
Editeur : J’ai lu (28 octobre 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290019534
ISBN-13: 978-2290019535

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