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Mémoires d’outre-mort, de Christopher Buehlman

Mémoires d’outre-mort, de Christopher Buehlman (one shot, éditions Hugo et Cie)

1930, 1970, à New York. Le temps passe, mais plus pour Joey, transformé en vampire à l’âge de 14 ans par la nourrice qu’il a contribué à faire renvoyer de chez lui.
Depuis, il mène une vie de monstres dans les égouts New-Yorkais, où il ne se passe pas beaucoup de choses.
Mais ça, c’était avant l’arrivée d’un groupe d’enfants en ville. Repérés par les cadavres qu’ils sèment derrière eux, et si ces petits anges n’étaient pas ce qu’ils avaient l’air d’être ?
Joey et sa communauté ne tarderont pas à vouloir en apprendre plus, à leurs risques et périls.

Pour être tout à fait honnête avec vous, lecteurs, je n’étais qu’à moitié convaincue lorsqu’on m’a proposé de lire cet ouvrage. Encore une histoire de vampires, me suis-je dit avec un soupir.
J’ai oublié le compte de ce que j’ai pu lire sur ces créatures, et je me méfiais de ce roman, que l’on m’a présenté comme faisant un traitement novateur des buveurs de sang.
J’aurais pu refuser, mais j’ai quand même voulu voir si c’était si différent que cela. Est-il encore possible de faire original sur le vampire à la fin des années 2010, après toute la vague (le tsunami) que l’on a connu il y a une dizaine d’années ?
Hé bien oui.
Je n’ai pas regretté mon choix.
Le traitement original ne tient pas tellement dans ce qui est dit au sujet des vampires, car ce sont encore et toujours des buveurs de sang cruels et assoiffés de sexe et de pouvoir.
En revanche, l’histoire nous est présentée dans un décor que l’on n’a pas l’habitude de lire (du moins est-ce mon cas), dans le New-York des années 70, avec un personnage principal intéressant puisqu’il s’agit d’un homme de 80 ans coincé dans un corps d’ado de 14 ans.
L’originalité est donc ici. Le texte est raconté à la première personne et j’ai vraiment eu l’impression de lire des mémoires.
Dans un premier temps, je ne voyais pas où le livre voulait mener le lecteur. En effet, il s’agit de souvenirs un peu disparates et sans lien apparents. Et puis les choses se mettent en place lorsqu’arrivent dans l’histoire les personnages des enfants, et ce qui a l’air d’une autobiographie devient un vrai récit palpitant. Les souvenirs servent le récit, lui donnent de la profondeur, nous aident à mieux connaître les personnages et leurs histoires, savoir comment ils en sont arrivés là.
Ce que j’ai aimé, aussi, c’est le style d’écriture, toujours très vif, parfois cru, et qui sait capter l’attention et maintenir l’intérêt. Les chapitres sont courts et débouchent toujours sur une suite dont le suivant porte le nom. Si bien que l’on tourne les pages rapidement, avide d’en savoir plus, et surtout de savoir comment les choses vont se terminer.
Et la fin, parlons-en. Sans rien dévoiler, elle m’a beaucoup plus parce que l’on ne s’y attend pas.
Bien que l’épilogue soit un peu expéditif et inutile à mon goût, j’ai quand même apprécié ce final original. Une vraie chute. Tout le récit pour arriver à cette fin m’a beaucoup plus.
En fait, plus que l’histoire en elle-même, c’est la façon de la construire et de la raconter qui m’a plu. Je ne le dis pas souvent, parce que beaucoup de romans sont écrits de la même manière, mais ici cela change vraiment de ce que l’on peut avoir l’habitude de lire.
De fait, je n’ai vraiment pas regretté mon choix. J’ai passé un bon moment de lecture (j’ai plutôt dévoré ce titre et ne l’ai lu que durant 3 ou 4 séances de lecture, pas plus. C’est dire, vu le volume !) dans une ambiance horrifique qui m’a rappelé celle du Portrait du Mal, de Graham Masterton.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les lectures horrifiques, ou qui ont envie de lire une histoire de vampires peu commune. Ceux qui ont envie qu’on leur raconte une histoire de manière moins classique que à quoi nous sommes habitués.

Les + : Une narration originale et qui tient en haleine, un récit dynamique, une galerie de personnages intéressantes.

Les – : L’épilogue est un peu expéditif à mon goût, et j’ai lu dans une interview sur ActuSF que l’auteur a fait beaucoup de recherches sur le New York des années 70 ans d’écrire son roman mais je ne l’ai pas ressenti dans les pages.

Infos pratiques
Broché: 429 pages
Editeur : Hugo Roman (18 avril 2019)
Collection : Nouveaux Mondes
Langue : Français
ISBN-10: 2755641371
ISBN-13: 978-2755641370

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Pire que la mort, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 8

Pire que la mort, de Charlaine Harris (tome 8 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Le monde des humains ordinaires est décidément bien plus calme que celui des surnaturels. Sookie en fera encore l’expérience.
Sans nouvelles de Quinn, le coeur de la jeune serveuse est en miette, un peu comme la région après le passage de l’ouragan Katrina. Mais les derniers évènements ont fait plus que détruire des bâtiments et des villes : l’ouragan a également laissé des places vacantes dans la hiérarchies des créatures surnaturelles. Royaumes affaiblis, territoires à la dérives, les créatures surnaturelles essaient tant bien que mal de se reconstruire.
Et devinez qui va se retrouver au carrefour de toutes les volontés bien malgré elle ?

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rédiger un résumé pour ce tome 8. En effet, si j’ai pris plaisir à le lire, je suis obligée de reconnaître qu’il ne s’y passe pas grand chose. En fait, il s’y passe plein de petites choses, le tout dans un seul ouvrage sans grand arc narratif.
Contrairement à certaines tomes (comme le 6ème, La Reine des Vampires), Charlaine Harris ne fait pas du remplissage. Elle nous parle du quotidien toujours très chaotique de son héroïne, et va donc de mariage en bataille sanglante, de disparition en retrouvailles, d’amours perdus en amour retrouvé.
Plein de petites pièces de puzzles dont on pressent qu’elles préparent le tome suivant, un peu comme si l’auteur écrivait son roman les yeux rivés sur l’horizon. Elle est là, mais déjà plus vraiment. Elle est déjà dans le coup d’après.
Certains lecteurs pourront penser à raison que cet ouvrage est « un tome pour rien ». Oui et non, car comme souvent il vaut la peine d’être lu pour au moins une ou deux petites choses qui font réellement avancer l’histoire.
Ici, il s’agit de l’introduction de deux personnages complètement inattendus dans la vie de Sookie. Certains sortent de sa vie quand d’autres y entrent, tels des pieds sur un échiquier.
Cela laisse présager une suite intéressante dans laquelle j’ai déjà hâte de me plonger.
Car oui, au fil du temps, j’ai appris à apprécier Sookie. Ses aventures rocambolesques me la rendent enfin un peu plus supportable. Au moins a-t-elle arrêté de subir à tout bout de champ et de se retrouver blessée à chaque fin de livre. J’ai l’impression, même minime, que l’auteur a enfin rendu son héroïne un peu plus maîtresse de son destin et je ne peux qu’apprécier.
L’histoire progresse, même si, s’agissant d’une série, j’ai l’impression qu’elle pourrait encore durer une éternité tant il n’y a pas vraiment d’arc narratif.
Finalement, la seule question qui m’a tenue est : Sookie va-t-elle enfin se remettre avec Bill ?
J’ai l’impression que c’est le seul enjeu de la série, le reste n’est qu’aléatoire.
Aussi, je me suis interrogée sur le choix du titre, qui ne signifie rien et n’a pas de lien avec l’histoire. Il fallait caser le mot « mort » dans tous les titres à partir de celui-ci, apparemment, donc on va le retrouver dans les titres suivants mais cela ne fait pas du tout sens avec le récit. Un peu comme l’illustration de couverture, ce que je trouve dommage.
Un tome que j’ai lu rapidement pour m’être plongé dans ce style toujours léger.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu les tomes précédents car il y a beaucoup de personnages et aucun rappel en début ou en fin d’ouvrage, les lecteurs qui cherchent un roman divertissant et léger, sentimental.

Les + : une écriture légère et fluide, une héroïne qui prend davantage son destin en main, des petites avancées intéressantes qui laissent imaginer un prochain tome tout aussi intéressant

Les – : il n’y a pas vraiment d’arc narratif et on enchaîne les micro-péripéties, j’ai du mal à comprendre les choix de titres et couvertures car ils n’illustrent ni n’apportent rien du tout au récit.

Infos pratiques
Poche: 442 pages
Editeur : J’ai lu (25 novembre 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290015059
ISBN-13: 978-2290015056

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