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Quand le danger rôde, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 1

Quand le danger rôde, de Charlaine Harris (tome 1 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

La jeune Sookie Stackhouse est serveuse dans un bar banal de Bon Temps, en Louisiane. Sa particularité, qu’elle nomme « un handicap », fait d’elle une télépathe, capable de lire dans l’esprit des humains qui l’entourent. Une vie peu agréable qui lui donne bien des soucis.
Mais ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend. En effet, depuis quelques jours, des femmes sont retrouvées sauvagement assassinées dans le coin. C’est inhabituel, car il ne se passe jamais rien à Bon Temps. Cela peut-il avoir un rapport avec l’arrivée en ville d’un vampire, un certain Bill Compton ?

Après avoir vu ces livres un peu partout depuis des années, et entendu parler de la série qui en est inspirée, j’ai enfin eu l’occasion de m’y mettre (voyez comme je suis raccord avec l’actualité, ces livres ont été publié il y a 17 ans si j’en crois la date de première publication). J’ai pris les choses au sérieux puisque je me suis directement procuré 11 des 13 tomes de la série. J’espère donc qu’ils seront bien !
C’est ainsi que j’ai lu ce premier titre.
Avant de le juger réellement, je me suis efforcée de le remettre dans son contexte. 2001 pour la première publication, 2005 pour la première parution française. Une éternité, donc. Et surtout bien avant la déferlante Twilight et Anita Blake qu’on a connu au tournant des années 2010.
Après un travail de recherches, j’ai découvert que ce roman a initialement été publié dans une collection de romance, et n’était pas du tout marketté de ces couvertures iconiques que tout le monde connait. C’était donc une banale histoire d’amour dans l’esprit des directeurs de collection. Avant l’heure où les vampires et métamorphes avaient leurs collections bien à eux.
Si les choses ont changé aujourd’hui, il faut avouer que les premiers éditeurs avaient vu juste : cette série est une romance avant tout.
Ainsi, les créatures que vous croiserez sont bien fantastiques, mais l’essentiel du scénario repose sur les histoires de coeur de l’héroïne.
Et l’héroïne, qui est-elle ?
Elle est on ne peut plus banale et ressemblera certainement au lectorat qu’elle vise. Sookie est jeune, pudique, un peu trop croyante, naïve et animée de bons sentiments.
Le livre est une sorte d’enquête gentille et peu palpitante. Le fond de l’histoire est, comme je le dis plus haut, basé sur les histoires de coeur de Sookie.
Évidemment, Sookie est vierge, évidemment, Sookie n’a jamais été amoureuse, et évidemment, Sookie va rencontrer celui qui va faire changer tout ça.
Bill est un vampire, on ne sait pas très bien pourquoi il vient un soir trainer sa carcasse dans le bar où travaille la jeune femme. Toujours est-il que le coup de foudre est quasiment immédiat (mais on verra par la suite que la libido de Sookie lui fait aimer à peu près tout le monde).
Autour d’eux gravitent d’autres personnages assez peu consistants, a part la grand-mère de Sookie à laquelle on s’attache parce qu’elle a le courage de dire les choses avec un peu plus de punch que les autres. La galerie de personnages s’étoffe assez vite te on comprend qu’on va tourner sur une palette fournie pendant un moment. C’est intéressant et apporte de l’épaisseur à l’univers.
Le livre est donc une petite histoire gentillette qui ne casse pas des briques mais se laisse lire. C’est assez plaisant comme lecture de vacances.
Le style d’écriture est ultra basique. « Pas de la grande littérature » comme on dit.
Dans ma version, l’éditeur a ajouté une note pour expliquer que cette nouvelle traduction « est encore plus près du style original de l’auteur ». Honnêtement, je ne sais pas si c’était nécessaire, étant donné la pauvreté dudit « style ». J’ai remarqué que l’auteur meuble régulièrement en nous expliquant tout ce que fait l’héroïne, y compris le fait qu’elle s’épile les jambes au moins trente-six fois dans le même roman. Rien ne nous est épargné ! Si on enlève toutes ces interventions inutiles (on nous épargne juste quand Sookie va aux toilettes), le livre pourrait perdre au moins 20% d’épaisseur, mais disons que c’est pour créer un effet de réalisme que l’autrice a cru bon de tout nous dévoiler. J’ai lu ce titre comme on regarde une vieille série, en me disant que certaines maladresses ne se feraient plus aujourd’hui.
Mon regret avec ce livre, est la résolution du cas criminel. Comme souvent lorsque les auteurs ne sont pas inspirés, ils font monter le suspense, et le font résoudre subitement par un personnage sorti de derrière les fagots qui se met à débiter pendant des pages pourquoi il a mal agit. Cette ficelle (que dis-je, cette CORDE) narrative est assez démodée aujourd’hui, et je la regarde en me disant que le livre a 17 ans, donc je lui pardonne.
Je n’aurais pas fait de ce livre un triomphe tel qu’il l’a été, mais pour une entrée en matière, c’est plutôt sympathique à lire.

Pour qui : Les lectrices qui ont envie de lire une romance légère et sans prise de tête avec des créatures surnaturelles.

Les + : un petit roman léger qui se lit facilement

Les – : assez peu d’originalité, un style assez pauvre et qui remplit parfois les pages, une enquête un peu facile.

Infos pratiques
Poche: 314 pages
Editeur : J’ai lu (17 août 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290018058
ISBN-13: 978-2290018057

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Bagne, de Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges T1)

Bagne, de Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges T1, éditions Bragelonne)

Sur Bagne, la planète prison, une jeune femme solitaire est perçue comme la plus grande tueuse qui soit : Lara. Fille du leader de la prison, elle mène son monde à la baguette, avec ses deux pistolets, surtout.
Alors qu’elle n’y croyait plus, on lui propose un jour une mission périlleuse mais pleine de promesses : s’évader.
C’est que Lara a laissé beaucoup de choses sur Terre. Son passé, mais pas que.

J’ai eu l’occasion de prendre l’intégrale de la saison 1 de ce feuilleton numérique (composé originellement de 6 épisodes, l’intégrale de la saison 1 est également disponible au format papier) lors d’une grosse opération de Bragelonne. A l’époque, j’avais été attirée par l’ambiance steampunk promise, ainsi que par la plume de l’auteure, que j’avais déjà croisée ça et là dans diverses anthologies.
Cette première saison est une bonne découverte.
J’ai apprécié me plonger dans la lecture de ces six épisodes bien menés, où chaque fin vous laisse sur un ckliffanger de folie qui vous donne envie de lire la suite.
Nous suivons les aventures de Lara, un personnage qui sort des sentiers battus. J’ai pu lire sur internet de nombreuses critiques disant qu’elle n’est pas aussi forte dans le livre que ce qu’on nous la présente, et c’est plutôt vrai. Cela dit, ce trait de caractère est gommé par bien d’autres aspects. Finalement il n’était pas utile d’en faire une héroïne à ce point indestructible alors qu’elle nous apparait dans toute son humanité dans le livre. Pour ma part, c’est cette humanité qui m’a touché, et son caractère. Car oui, elle en a quand même.
Le duo qu’elle forme avec Renaud est enthousiasmant, plein de promesses. J’ai adoré suivre leurs aventures !
Le style est toujours aussi fluide, on s’y croirait. A plusieurs reprises je me suis sentie étouffée par la chaleur et la poussière, inquiète pour les personnages, triste, et crispée à l’idée de ne pas savoir ce qui allait leur arriver.
J’ai accroché à l’univers créé par l’auteure, bien que le marketing soit beaucoup plus steampunk que le produit. Ne vous attendez pas à une littérature telle que Gail Carriger a pu en écrire avec ses séries du Protectorat de l’Ombrelle ou Étiquette & espionnage . Les éléments steampunk sont anecdotiques et je classe plutôt l’ouvrage du côté de la Science-Fiction que du steampunk. Heureusement qu’une foule d’éléments rattrapent ce marketing un peu à côté, sinon j’aurais eu l’impression de me faire avoir.
Côté feuilleton, on est servi ! Outre les cliffhanger intenables, les épisodes sont rythmés et, gros point fort pour moi, les révélations sont distillées tout au long de la saison. Si bien qu’il y a intérêt à tout lire. Aucun épisode est inutile, et on ne nous balance pas tout d’un coup.
Aussi, les rebondissements et retournements de situation ne sont pas rares, et j’ai été surprises plusieurs fois par des événements ou révélations auxquels je ne m’attendais pas (dans le lot il y en a bien un ou deux que l’on voit venir, mais pas tous).
Une lecture loin d’être ennuyeuse, donc, et de laquelle je suis sortie avec l’envie d’en savoir plus et de découvrir la suite.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les romans vifs, rythmés, avec des univers bien construits et de nombreux rebondissements.

Les + : Un style fluide et agréable, un univers bien construit, une histoire dynamique avec des cliffhanger diaboliques.

Les – : la série a été markettée d’une façon à la rendre originale et accrocheuse sur certains points qui ne sont pas la réalité. Ne vous laissez pas tenter par le côté « badass » de l’héroïne ou le steampunk de l’univers, au risque d’être déçu.

Infos pratiques
Date de parution : 21/01/2015
ISBN : 9782820520289
Nombre de pages : 685

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