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L’inconnu, de Mélanie Lamare – Opalien T1

L’inconnu, de Mélanie Lamare (tome 1 de la série Opalien, éditions Jets d’Encre)

Une épidémie mortelle ravage le territoire d’Aura. Le seul remède connu face à ce fléau tient en deux mot : Opala Lacrima. Alors, lorsque ce qu’on appelle « la fièvre pourpre » menace de contaminer les pays alentours, les souverains des autres territoires se montrent très intéressés par ce miraculeux produit. Le souverain d’Aura décide alors de les recevoir à l’occasion d’un bal, pour essayer de préserver la paix et éviter que la diplomatie ne s’envenime.

Il n’était pas forcément évident pour un ouvrage de fantasy de passer derrière Rocaille, mon dernier coup de coeur. La barre était forcément très haute et je m’attendais à tout avec ce roman qui est un premier roman. Je dois confesser que le résumé m’a rendu méfiante. En effet, celui-ci est rédigé d’une manière très longue, assez maladroite, et je ne connais pas les Éditions Jets d’Encre. Je suppose que l’autrice a rédigé ce résumé elle-même, et je suis bien placée pour savoir qu’écrire le résumé de son histoire est un exercice très difficile. La tentation de vouloir tout dire y est grande, et il n’est pas facile de dire beaucoup en peu de mots (chacun son truc, si les romanciers savaient « faire court », ils seraient nouvellistes, non ? En tout cas c’est ce que je dis toujours). Je me demandais donc si l’intérieur serait écrit de la même manière que le résumé, ce qui avait de quoi m’effrayer.
Hé bien non. Ouf ! Au contraire ! J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la plume à l’intérieur du livre. L’histoire est intéressante, bien qu’elle souffre de quelques écueils propres aux premiers romans.
En effet, l’autrice mélange dans son univers des éléments qui ne vont pas forcément très bien ensemble, ou du moins qui ne sont pas assez légitimés dans son univers. Dans cette ambiance fantasy, on trouve de la magie, des visions, des licornes et… un vaisseau spatial tout droit sorti d’un livre de SF. Selon moi tous ces éléments ne sont pas forcément compatibles et auraient pu être amenés d’une autre manière pour être plus harmonieux avec le style global du livre. Aussi, j’ai été un peu déroutée par le cadre spatio-temporel. En effet, l’autrice nous donne des noms de lieux ou de gens proches de lieux que l’on connaît, ou même totalement venus de notre monde réel, ce qui me rappelle fortement le procédé de Jacqueline Carey dans l’univers de son Kushiel (notre monde mais différent), et dans le même temps des noms et des lieux totalement inventés. Ce qui m’a un peu dérouté à la lecture, mais n’a pas été bloquant.
Globalement, j’ai passé un agréable moment de lecture en lisant L’Inconnu. L’ouvrage n’est pas forcément très original mais il est plaisant à lire. La plume est légère, fluide, et plutôt bien écrite. Toutefois, ne vous y trompez pas : l’essentiel de l’histoire tourne autour des relations sentimentales des personnages. Si bien que j’ai eu d’avantage l’impression de lire une histoire tirée de la collection « Aventures et Passions » de chez J’ai lu, qu’un roman de fantasy à la Jaqueline Carey, justement.
Cela ne m’a pas posé de problème dans la mesure où j’apprécie lire de temps à autre un petit ouvrage « Aventures et Passions » (maintenant vous savez), mais le livre n’est pas présenté ainsi. Nous avons donc bien affaire à de la fantasy sentimentale et féminine, et pas de la fantasy virile et guerrière à la Michel Robert et son Ange du Chaos.
Les lecteurs qui en sont avertis et qui souhaitent ensuite tenter la lecture ne pourront qu’être satisfaits par cet ouvrage. J’ai personnellement pris un certain plaisir à me plonger dans ce livre feuilletonant et bien écrit, c’était ma petite évasion du soir.
D’une certaine façon, je trouve que ce livre n’est pas « marketé » comme il devrait : il laisse voir des éléments qui ne sont pas représentatifs de son contenu. Ne vous fiez donc pas à votre première impression et osez vous plonger dans les pages de ce récit. Vous apprécierez sans doute le voyage. Ses quelques petits défauts donnent un charme certain à ce premier ouvrage.

Pour qui : les lecteurs qui aiment la fantasy féminine et sentimentale.

Les + : une plume agréable à lire, des personnages sympathiques, une histoire divertissante.

Les – : beaucoup d’éléments qui ne s’accordent pas tous ensemble, le cadre spatio-temporel un peu déroutant par moment.

Infos pratiques
Broché : 290 pages
Editeur : Jets d’Encre (1 janvier 2020)
Collection : JE.LITTE.GALE
Langue : Français
ISBN-10 : 2355232180
ISBN-13 : 978-2355232183

L’éveil (Chronicles T1), de Dario Alcide

L’éveil, de Dario Alcide (tome 1 de la série Chronicles, éditions Farence Corp)

Vénus est une jeune femme adoptée au caractère bien trempée. Soldat d’élite, elle aime la violence et la bagarre. Un jour, alors qu’elle se réveille au milieu des cadavres de son unité, elle comprend qu’elle aussi est morte dans la mission. Sauf qu’à la différence des autres, elle vient de se relever.
Si elle ne comprend pas ce qui se passe au départ, sa mère adoptive va très vite lui révéler sa vraie nature et les raisons de son retour sur Terre.

Nouveau titre de l’auteur Dario Alcide (après Farence, Pentacle ou encore l’original Kereban), il s’attaque cette fois à une nouvelle forme de récit avec ce premier texte mettant en scène des vampires.
Nous faisons très rapidement la connaissance du duo principal mère/fille en Vénus et Rose, deux femmes aux vies tumultueuses.
Si l’ouvrage est plutôt bien écrit, j’ai trouvé qu’à l’image de ses principaux protagonistes, il manquait de chaleur et d’humanité.
En effet, l’auteur insiste beaucoup sur le fait que Vénus effectue ses actions avec froideur, sans émotion, ou encore avec violence. On nous dit dès le départ que Rose parle de manière uniquement factuelle et se fiche de sa fille.
Vénus (dont le prénom ne correspond donc pas du tout à sa personnalité) est même plutôt vulgaire quand elle s’exprime. J’imagine que l’effet recherché était de rendre ces femmes « fortes » ou « badass », mais ce que ça a provoqué chez moi est un rejet plutôt rapide. Au point que leurs aventures ne m’ont fait ni chaud ni froid, contrairement par exemple à une Néa dans la saga Néachronical de Jean Vigne. Le personnage de Vénus m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à Néa mais en plus froid et beaucoup moins attachant. Les deux auteurs doivent avoir visé le même objectif mais avec un résultat différent et je vous invite à me donner votre avis sur le sujet dans les commentaires si vous avez lu les ouvrages.
Ici l’histoire se déroule en 2001 et très vite je me suis demandée si le 11 septembre allait être évoqué. Il l’est, et le livre présente une explication pour cette tragédie, mais sans s’attarder dessus.
Ce que je regrette, ce sont les facilités scénaristiques. La LOTUS (dont on ne sait jamais ce que signifie ce sigle) a l’air tellement toute puissante que cela annule de fait les autres forces en présence.
J’avoue ne pas avoir totalement compris leur objectif, ni l’intérêt de la prophétie évoquée. Plusieurs arcs narratifs m’ont ainsi parus un peu faciles, ou flous. Probablement parce qu’il s’agit d’un tome 1 mais globalement l’ensemble m’a laissé sur ma faim.
J’aurais aimé en apprendre d’avantage sur le personnage de Joseph ou les autres membres vampires mais le titre pose des bases sans trop approfondir pour l’instant. Je n’ai pas ressenti d’amitié ou d’attirance particulière entre Vénus et Joseph (Vénus est imbuvable avec tout le monde, en fait).
L’auteur s’est démené pour construire une intrigue où les rebondissements et l’action sont présents. Cela fonctionne bien de ce côté là car nous passons rapidement d’un lieu à l’autre et d’une date à l’autre. Un grand nombre de personnages parsèment le récit et il ne fait aucun doute que l’auteur a prévu d’étoffer son intrigue dans les tomes suivants. On trouve un cocktail aux multiples ingrédients de séries télés tels que le FBI, une organisation secrète, un labo, des tueurs à gages sanguinaires, une prophétie, des vampires…
Pour autant, tout comme les personnages, je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions non plus à la lecture de ce titre et c’est ça été un regret lorsque j’ai fermé le livre.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires de vampires et les histoires policières.

Les + : Une histoire vampirique qui mêle faits réels et fiction.

Les – : Le manque de chaleur et d’humanité des personnages peut laisser le lecteur en dehors de l’intrigue.

Infos pratiques
Broché: 336 pages
Editeur : Farence Corp. (10 juin 2019)
Collection : Chronicles
Langue : Français
ISBN-10: 2956540556
ISBN-13: 978-2956540557

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