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Le club des punks contre l’apocalypse zombie, de Karim Berrouka

Le club des punks contre l’apocalypse zombie, de Karim Berrouka (one shot, éditions Actu SF)

Le collectif du 25, c’est 7 punks complètement destroy, qui vont se réveiller un jour dans de beaux draps bien sales… L’apocalypse zombie est à leur porte.
Est-ce une opportunité pour remettre un peu d’ordre anarchique dans ce chaos ?
De l’apocalypse à la révolution il n’y a qu’à pas, qu’ils vont tous franchir en rangers.

Ce livre était dans ma pile à lire depuis un moment, et me tentait depuis bien plus longtemps. Mais le manque de temps m’empêchait de m’en saisir, alors quoi de mieux qu’Halloween pour sortir une lecture de zombies ?
Je n’ai pas regretté mon choix puisque j’ai dévoré cette apocalypse. La grande force du récit n’est pas tellement son fond, mais plutôt sa forme.
On nous a un peu tout fait ces dernières années en ce qui concerne les morts-vivants avides de chair. A force, ç’en est devenu presque écoeurant tant on les publiait à toutes les sauces (les gentils, les méchants, les intelligents…). Mais Karim Berrouka réussi le tour de force de nous les proposer dans une savoureuse mise en scène encore jamais lue : avec des punks !
L’histoire en elle-même est un peu barrée mais sans casser des briques, comme on dit. Il s’agit d’un groupe d’humains qui ont la particularité d’être punks, et souvent défoncés, qui vont essayer de survivre et de profiter de l’occasion pour créer une révolution. C’est bien, surtout lorsqu’ils ont des visions psychédéliques à coup de « Jean Claude François » ou « Jean Dalida ». Mais cela reste une histoire de zombies où il ne fait pas se faire mordre.
Les zombies de Karim Berrouka ont la particularité de réagir plus ou moins vivement à la musique. Les protagonistes découvrent donc qu’ils peuvent les contrôler avec de la musique punk ou hippie, mais aussi en leur passant des documentaires à la télévision.
Je me suis attachée aux personnages et leur destin m’a touché. Bien qu’ils n’ont pas d’identité autre que les surnoms qu’on leur donne, leurs actes sont attachants, et ils sont crédibles. On s’y attache à ces punks d’un autre temps.
Selon moi la vraie originalité et le gros point fort de ce titre, c’est son style.
Un style loufoque, bien franchouillard, comme je n’en avais encore jamais lu. Une libération de la plume qui sert merveilleusement bien les personnages. A ce propos ceux-ci ne sont jamais appelés par leur prénom, à l’exception d’Eva, la seule femme. Les autres ne sont que des adjectifs ou des attitudes.
C’est travaillé à souhait pour ne jamais tomber dans le vulgaire, bien que ce soit rentre dedans comme du punk.
En fait, à la lecture, j’avais l’impression d’entendre parler le Renaud des années 80/90.
Karim Berrouka a réussi à créer un style unique, reconnaissable et identifiable. Peut-être le plus difficile dans une époque où on a l’impression que tout a déjà été fait.
En bref, Le Club des Punk Contre l’Apocalypse Zombie est un cocktail rafraichissement d’humour, de légèreté et d’anarchie. Maintenant qu’il est bien installé et possède un bon background, riche et fertile, j’espère que l’on retrouvera ce groupe dans d’autres aventures car en ce qui me concerne, je signe tout de suite pour lire la lire !
Plus que jamais, Punk is not dead.

Pour qui : les lecteurs en recherche d’une lecture originale et complètement loufoque, mais avec un sens.

Les + : un style inédit et frais, punk à souhait et jamais vulgaire. Des personnages attachants, un univers bien à eux. Comme souvent j’apprécie les histoires qui se déroulent en France (ici à Paris).

Les – : Le délire des visions m’a un peu laissée sur ma faim, j’aurais aimé en savoir plus (qui ? pourquoi ? Comment ?).

Infos pratiques
Editeur : Actusf
Date de parution : 04 Mai 2016
Collection : Les Trois Souhaits
Format : 14cm x 20cm
EAN : 978-2366298161
ISBN : 2366298161
Nombre de pages : 416

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La Conspiration d’Umbrella, Resident Evil 1, de SD Perry

La Conspiration d’Umbrella, de SD Perry (tome 1 de la série Resident Evil, éditions Milady)

Les STARS de Raccoon City sont une équipe de militaires d’élite dont la mission est de venir en aide aux populations civiles.
Juillet 1998. Des meurtres inquiètent les autorités. Les coupables sont introuvables et les victimes sont découvertes atrocement mutilées. Cannibalisme ? Animal sauvage ? L’équipe Bravo de Raccoon City est envoyée au coeur de la forêt, là où sont localisés les crimes, pour mener l’enquête.
Mais elle disparait à son tour.
Alors l’équipe Alpha entre en jeu sans savoir qu’elle s’apprête à entrer au coeur de l’enfer.

Je suis une grande grande fan de cette série de jeux vidéo (du moins la première génération), et je connais le jeu depuis ses débuts. Inutile de vous dire que ce roman n’a pas été une découverte. En effet, j’ai déjà lu toute la série lorsqu’elle était publiée chez Fleuve Noir il y a de cela plus d’une dizaine d’année.
Or, je me suis replongée avec délice dans ce titre, sous sa forme rééditée parue chez Milady. Autant vous le dire tout de suite : a part la couverture et le prix (qui a augmenté d’une manière frisant l’indécence pour un ouvrage de ce genre), rien n’a changé. C’est en effet la même traduction que chez Fleuve Noir.
J’ai donc retrouvé avec plaisir tout ce qui me plaisait lors de ma première lecture. Et puis après tout ce temps, c’était un peu comme une seconde première fois, non ?
Le style de S.D Perry est toujours aussi fluide. On suit l’histoire du premier jeu sorti en 1997 sur play station. Les situations, les objets, et même les dialogues… il s’agit presque d’un script mais en version romancée. Très pratique pour me remettre en mémoire le décors, les cinématiques… et parfois aider à trouver l’astuce d’un problème dont la résolution vous échappait. Je rejouais le jeu dans mon esprit. L’auteure sait parfaitement recréer l’ambiance, et profite même du roman pour approfondir les relations entre les personnages, et leur personnalité. Ainsi, ils nous apparaissent encore plus réalistes, plus vivants, plus concrets.
Lors de ma première lecture, j’avais adoré cette série de romans et cette relecture (une des rares qu’il m’est donné de faire au cours de ma vie de lectrice) est un bonheur non amoindri. On est au coeur du manoir, avec ses mécanismes, ses pièges, ses clés… il ne manque que les angles de caméras pour avoir tous les ingrédients. On retrouve un mélange de narration et d’articles de presse, de documents manuscrits, comme dans notre progression vidéoludique. Umbrella joue son rôle, à la fois omniprésent et invisible. Les héros sont brillants et les traîtres beaucoup plus sombres.
En cela si le lecteur cherche de l’originalité par rapport au jeu, il n’en trouvera pas ici. Il s’agit plutôt d’un bon moyen pour amener les lecteurs à s’intéresser à un support console, ou l’inverse. La seule différence entre le jeu et le livre est l’introduction du personnage de Trent, le bonus que l’on ne retrouve jamais dans les jeux. Peut-être une manière de permettre à l’auteure de prendre quelques libertés mais sans jamais sortir du chemin tracé par la production et Capcom.
Un roman qui devrait plaire à la fois aux fans, qui retrouveront le plaisir de le jeu préféré, ainsi qu’aux novices qui découvriront avec intérêt cet environnement si particulier, raison du succès de la série.

Pour qui : Les fans et les non connaisseurs du jeu. Les lecteurs qui aiment les ambiances pesantes, gores et étouffantes, pleines de pièges et de mystères.

Les + : On retrouve avec plaisir l’ambiance du jeu, le récit est bien écrit et fluide, les personnages un peu plus approfondis que dans les jeux.

Les – : cela m’arrive rarement de me plaindre de ce critère car cela ne concerne pas l’auteur et le texte en lui-même, mais là le prix de l’ouvrage n’est clairement pas justifié pour une réédition sans modification.

Infos pratiques
Editeur : Milady
Date de parution : 21/08/2014
Collection : Gaming
ISBN : 2811212906

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