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Disparition à Dallas, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 2

Disparition à Dallas, de Charlaine Harris (tome 2 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Le cuisinier du Merlotte, le bar où travaille Sookie Stackhouse, est retrouvé mort dans sa voiture, sur le parking. Qu’a-t-il bien pu se passer ?
Pour résoudre cette affaire, le chef des vampires de la cinquième zone va demander à Sookie de partir en mission très spéciale.
Une mission dangereuse et risquée. Sookie parviendra-t-elle à en sortir indemne ?

Charlaine Harris semble avoir trouvé sa voie avec ce nouveau roman. Comme pour le premier, l’histoire commence par un meurtre, et on va suivre Sookie Stackhouse dans son enquête.
Étant donné qu’il s’agit d’un meurtre commis par des créatures surnaturelles, la police habituelle ne sera pas mise au parfum. Du moins, pas tout de suite. Le monde dans lequel évoluent les personnages a vu les vampires se révéler au grand public, mais pas les autres créatures. Il faut donc rester prudent.
Sookie, qui est désormais la compagne de Bill, va devoir enquêter au sein d’une étrange communauté, située à Dallas comme le nom du roman l’indique, et non plus à Bon Temps.
C’est l’occasion pour l’autrice de développer un peu plus son univers et de nous présenter les rouages communautaires des vampires : comment sont-ils organisés, gérés, équipés… ?
On a comme dans le premier tome (Quand le Danger Rôde), une enquête de base qui trouvera réponse à la fin grâce au déballage d’un seul personnage. Je le regrette à nouveau et commence à me dire que si c’est ainsi pour les 9 autres volumes dont j’ai fait l’acquisition, je vais peut-être trouver le temps long.
L’histoire tourne encore une fois autour de Sookie et de sa libido. Plus encore que dans le premier tome, les scènes de sexe explicites sont de mise, et l’ancienne vierge prude se permet même un petit tour dans une communauté sado-maso, histoire de mettre ses principes à l’épreuve.
Rien de très original même si, je le rappelle, ce titre est sorti à l’origine en 2002, avant la vague de Bit-Lit que l’on a connu.
Comme dans le premier, le style reste basique, voire plat. Les personnages sont devenus au fil du temps des clichés et je ne sais pas dire s’ils sont à l’origine de ces clichés du fait de l’ancienneté de la série, où s’ils étaient déjà des clichés lorsque c’est sorti.
Quoi qu’il en soit, aucune surprise dans ce nouveau tome qui, comme le précédent, se laisse lire facilement pendant les vacances.
Sookie devient cette héroïne gentille à qui rien n’est épargnée, qui termine une fois de plus blessée au-delà du possible mais va s’en sortir grâce à la sollicitude de ses amis.
Elle va rencontrer de nouveaux personnages par lesquels elle va se sentir irrésistiblement attirée (tous les hommes ont l’air beaux dans ce monde), et en dépit de ce que l’autrice essaie de nous faire croire (que Sookie est un peu boulotte et n’a rien de particulier) elle a l’air d’attirer sexuellement tous les hommes et toutes les créatures qu’elle rencontre.
J’ai un peu peur pour la suite, voyant d’ici comment cela va tourner (j’ai arrêté ma lecture d’Anita Blake au tome 9 en me disant que sa culotte brûlait trop souvent et que tout le monde finissait par se mélanger avec elle), et me demande si l’autrice saura se renouveler. Affaire à suivre.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires légères, débridées, et qui n’ont rien de compliqué à suivre.

Les + : un style léger qui se lit bien

Les – : on commence déjà à tourner en rond au niveau des ficelles scénaristiques.

Infos pratiques
Poche: 374 pages
Editeur : J’ai lu (17 août 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290018066
ISBN-13: 978-2290018064

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Les Saisons de l’Etrange 2 : Le nombril du monde, de Roland C. Wagner

Le nombril du monde, de Roland C. Wagner (tome 2 de la série Les Saisons de l’Étrange, éditions des Moutons Électriques)

Près de Paris, un menhir ancestral intrigue la population. On lui prête en effet des pouvoirs mystiques. Objet de culte pour les uns, fascination morbide pour les autres, cette pierre, que certains appellent « Le Nombril du Monde », va être au centre de l’attention. En effet, elle pourrait bien se réveiller, pour la première fois depuis 95 ans, et libérer énergie et démons.
Une enquête idéale pour Yasmine, recrue efficace de l’Agence Arkham. Pourra-t-elle empêcher l’arrivée de l’enfer sur Terre ?

Nouvel épisode pour cette première saison littéraire des Saisons de L’étrange. Après 115° vers l’épouvante, on change de registre pour se tourner cette fois vers une histoire plus proche de nous, située dans un univers contemporain et une région connue : la Bretagne.
Je n’ai pu m’empêcher de penser à la lecture de ce titre, à celle du Club des Punks contre l’apocalypse zombie, de Karim Berrouka, car on retrouve dans l’écriture les envolées « rock’n’roll » des anarchistes. Cette écriture est rythmée, décalée, et le titre se lit rapidement avec le sourire.
Le nombril du monde est en réalité un menhir auquel on prête des pouvoir démoniaques. Le livre raconte l’affrontement entre plusieurs groupes déterminés à utiliser la pierre au même moment puisque l’alignement des planètes va être propice à la convergence des forces.
J’ai bien aimé ce titre, je l’ai même préféré au précédent. Mon seul regret est sa taille, très courte, qui ne m’a pas permis d’entrer à 100% dans l’univers et de m’y accrocher. Un grand nombre d’éléments auraient pu être approfondis, comme par exemple le personnage de Yasmine, et la fameuse Agence Arkham, dont on a fait un élément de vente sur le livre mais qui n’est en réalité qu’à peine effleuré. L’auteur a jeté dans ce livre les bases de quelque chose, comme s’il n’était qu’un préambule. C’est dommage parce que plusieurs autres personnages auraient mérité un traitement plus profond, eux aussi (comme Toutla, ou l’Oeil).
Je suis donc un peu restée sur ma faim. Certes l’histoire est sympa, le cadre aussi, mais cela m’a fait le même effet qu’un réveil un lundi matin après un rêve sympa. Un goût de trop peu, d’inachevé, de superficiel.
Après quelques recherches, j’ai vu que ce livre s’inscrit dans une série de 6 titres signés chacun par un auteur. Je regrette alors d’autant plus que celui-ci ne soit pas plus épais.
Malgré tout, une fois le roman fermé, toutes les questions du scénario ont trouvé réponse et le lecteur n’est pas complètement orphelin.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires courtes et percutantes. Cette histoire est indépendante du premier tome des Saisons de l’étrange te peut donc être lue par des lecteurs qui n’ont pas lu les autres titres.

Les + : des personnages rock’n’roll et punchy, une idée de base sympathique et un décor grunge pas déplaisant.

Les – : tout va trop vite et l’univers aurait gagné à être bien plus approfondi.

Infos pratiques
ISBN : 978-2-36183-452-4
Format : Broché
Pages : 128
Paru le 5 avril 2018

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