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The Revolution Of Ivy, Amy Engel

The Revolution Of Ivy, de Amy Engel (tome 2 du diptyque The Book Of Ivy, éditions PKJ)

Ivy est à présent de l’autre côté du mur, condamnée à se battre pour survivre. Passé le choc, elle va devoir décider ce qu’elle veut faire de sa vie… si elle veut survivre.
La route est longue jusqu’à l’acceptation du sacrifice et de la trahison.

Cette suite est dans la ligne directe du premier, The Book of Ivy. On aurait d’ailleurs très bien pu réunir les deux ouvrages en un seul, et séparer simplement en une première partie et une seconde, tant l’histoire est exactement dans la même veine. Je ne comprends pas pourquoi le choix s’est porté sur deux ouvrages au lieu d’un car pour moi qui les ai lus à la suite, j’ai eu l’impression de regarder un film avec une coupure publicitaire au milieu. C’est tout. On a le même ton, les mêmes partis pris, la même atmosphère et le même rythme.
Certes, ici, nous sommes de l’autre côté du mur. C’est la seule différence puisque tout le reste est déjà familier.
Nous allons retrouver Ivy et les autres protagonistes, accompagnés pour l’occasion de quelques nouveaux parce qu’il faut bien.
Cette suite est un peu moins prévisible que la première partie mais reste globalement dans le même esprit. Les personnages n’évoluent pas et on suit leurs péripéties avec un sourire.
Je resterai vague car je ne veux pas spoiler mais certains passages m’ont semblé un peu tirés par les cheveux, voir carrément pas crédibles.
Une fois encore, les personnages manquent de nuance : s’ils portent l’étiquette « gentil », alors ils le seront. Idem si leur étiquette est « méchant » ou « traître ». On peut le voir à l’avance et en cela l’histoire n’a rien de surprenant.
En revanche, ces personnages sont attachants et, peut-être parce que je lisais pendant la période des fêtes de Noël et que mon coeur aspirait à la légèreté et à l’amour, je les ai bien aimé.
Beaucoup moins Ivy que les autres, mais globalement ils sont sympathiques.
Ivy est un peu a part car j’ai eu l’impression tout au long des deux tomes qu’elle aurait pu empêcher toute cette histoire d’un simple mot. Je n’ai pas compris pourquoi elle persistait à vouloir mentir et cacher des choses, y compris quand il était évident qu’elle pouvait parler librement. Cela n’a eu pour effet qu’alourdir l’ambiance du roman, la rendre pesante et la ralentir. J’ai eu l’impression qu’elle se retenait uniquement pour faire durer l’intrigue en créant de nouveaux problèmes. C’est le plus gros point noir du roman, à mon sens : souvent je n’y ai pas cru. N’importe quelle fille aurait crié à son amour les raisons de son attitude au lieu de ne rien dire et se le mettre à dos. N’importe quelle fille aurait dit la vérité au lieu d’un mensonge pour sauver les siens, n’importe qui aurait avoué ses sentiments à ses proches au lieu de les garder enfouis sans rien dire. Dans les circonstances du roman, une personne normale aurait cherché à mettre fin à ses problèmes par la parole, pour que la souffrance cesse rapidement.
Pas Ivy, qui persiste à mentir, envenimer, et faire trainer.
Pour le style, il est classique mais se lit bien. J’ai apprécié la petite communauté, les péripéties et l’angoisse du village fermé. Le dénouement ne crée pas beaucoup de surprise mais suffisamment pour que l’on ressente un petit quelque chose. C’était une agréable lecture de vacances.
Pas de celles qui marqueront votre vie, et je n’en aurais pas fait un best seller, mais c’était divertissant.

Pour qui : les lecteurs qui ont lu le premier tome.

Les + : des personnages attachants dans l’ensemble, un style immersif et un univers intéressant.

Les – : l’attitude d’Ivy n’est pas crédible, elle fait trainer l’intrigue par ses mensonges et sa dissimulation, je n’ai pas compris pourquoi le livre avait été coupé en deux au lieu de ne faire qu’un seul ouvrage en deux parties.

Infos pratiques
Poche: 288 pages
Editeur : Pocket Jeunesse (6 avril 2017)
Collection : HORS COL SERIEL
Langue : Français
ISBN-10: 2266270222
ISBN-13: 978-2266270229

 

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Disparition à Dallas, de Charlaine Harris – La Communauté du Sud 2

Disparition à Dallas, de Charlaine Harris (tome 2 de la série La Communauté du Sud, éditions J’ai Lu)

Le cuisinier du Merlotte, le bar où travaille Sookie Stackhouse, est retrouvé mort dans sa voiture, sur le parking. Qu’a-t-il bien pu se passer ?
Pour résoudre cette affaire, le chef des vampires de la cinquième zone va demander à Sookie de partir en mission très spéciale.
Une mission dangereuse et risquée. Sookie parviendra-t-elle à en sortir indemne ?

Charlaine Harris semble avoir trouvé sa voie avec ce nouveau roman. Comme pour le premier, l’histoire commence par un meurtre, et on va suivre Sookie Stackhouse dans son enquête.
Étant donné qu’il s’agit d’un meurtre commis par des créatures surnaturelles, la police habituelle ne sera pas mise au parfum. Du moins, pas tout de suite. Le monde dans lequel évoluent les personnages a vu les vampires se révéler au grand public, mais pas les autres créatures. Il faut donc rester prudent.
Sookie, qui est désormais la compagne de Bill, va devoir enquêter au sein d’une étrange communauté, située à Dallas comme le nom du roman l’indique, et non plus à Bon Temps.
C’est l’occasion pour l’autrice de développer un peu plus son univers et de nous présenter les rouages communautaires des vampires : comment sont-ils organisés, gérés, équipés… ?
On a comme dans le premier tome (Quand le Danger Rôde), une enquête de base qui trouvera réponse à la fin grâce au déballage d’un seul personnage. Je le regrette à nouveau et commence à me dire que si c’est ainsi pour les 9 autres volumes dont j’ai fait l’acquisition, je vais peut-être trouver le temps long.
L’histoire tourne encore une fois autour de Sookie et de sa libido. Plus encore que dans le premier tome, les scènes de sexe explicites sont de mise, et l’ancienne vierge prude se permet même un petit tour dans une communauté sado-maso, histoire de mettre ses principes à l’épreuve.
Rien de très original même si, je le rappelle, ce titre est sorti à l’origine en 2002, avant la vague de Bit-Lit que l’on a connu.
Comme dans le premier, le style reste basique, voire plat. Les personnages sont devenus au fil du temps des clichés et je ne sais pas dire s’ils sont à l’origine de ces clichés du fait de l’ancienneté de la série, où s’ils étaient déjà des clichés lorsque c’est sorti.
Quoi qu’il en soit, aucune surprise dans ce nouveau tome qui, comme le précédent, se laisse lire facilement pendant les vacances.
Sookie devient cette héroïne gentille à qui rien n’est épargnée, qui termine une fois de plus blessée au-delà du possible mais va s’en sortir grâce à la sollicitude de ses amis.
Elle va rencontrer de nouveaux personnages par lesquels elle va se sentir irrésistiblement attirée (tous les hommes ont l’air beaux dans ce monde), et en dépit de ce que l’autrice essaie de nous faire croire (que Sookie est un peu boulotte et n’a rien de particulier) elle a l’air d’attirer sexuellement tous les hommes et toutes les créatures qu’elle rencontre.
J’ai un peu peur pour la suite, voyant d’ici comment cela va tourner (j’ai arrêté ma lecture d’Anita Blake au tome 9 en me disant que sa culotte brûlait trop souvent et que tout le monde finissait par se mélanger avec elle), et me demande si l’autrice saura se renouveler. Affaire à suivre.

Pour qui : les lecteurs qui aiment les histoires légères, débridées, et qui n’ont rien de compliqué à suivre.

Les + : un style léger qui se lit bien

Les – : on commence déjà à tourner en rond au niveau des ficelles scénaristiques.

Infos pratiques
Poche: 374 pages
Editeur : J’ai lu (17 août 2009)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
ISBN-10: 2290018066
ISBN-13: 978-2290018064

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