Archives des étiquettes : avis

Mariage Mortel, de Charlaine Harris – Bonus à La Communauté du sud

Mariage Mortel, de Charlaine Harris (one shot, épisode bonus de la série La Communauté du sud, éditions J’ai Lu)

Ce tome bonus peut prendre sa place entre les tomes 12 (Mort sans retour) et 13 (La dernière mort) de la série. Il offre un mini roman racontant le mariage du frère de Sam, et des informations supplémentaires sur l’univers de la série de roman.

Ce tome bonus est le dernier que j’ai lu de cette série. Arrivée après les 13 romans et le recueil de nouvelles, je n’ai donc pas tout à fait suivi l’ordre chronologique pour le lire. Ce qui n’est pas très grave car il vient se placer dans les derniers épisodes, et j’avais donc en tête tout ce qu’il fallait savoir.
Ce tome bonus offre plusieurs choses aux fans et m’a permis de lire une dernière aventure de Sookie avant de la laisser définitivement dans ma bibliothèque.
Toutefois, si certains ajouts sont complémentaires et utiles, d’autres m’ont fait l’effet d’un remplissage.

Mini roman : Le tome s’ouvre sur le mini roman Mariage Mortel, dans lequel il est question du mariage du frère de Sam. Un mariage mouvementé puisqu’il se passe dans une petite bourgade qui n’aime pas les métamorphe. Sam, qui sort depuis peu avec la louve Jannalyn, a demandé à Sookie de l’accompagner pour faire croire à sa famille qu’elle est sa petite amie. La jeune serveuse humaine fait en effet meilleur effet que la petite amie officielle, mais on comprend vite que les intentions de Sam vont au-delà.
J’ai apprécié cette petite lecture, cela m’a fait plaisir de replonger dans cet univers le temps de 130 pages. Sookie m’avait manquée, son caractère aussi, et j’ai toujours apprécié Sam. C’était donc une bonne façon pour moi de repartir un peu dans cet univers. L’histoire est exactement comme les autres : écrite de manière fluide et rythmée. J’ai apprécié faire la connaissance de l’univers de Sam et certaines choses ont fait sens par rapport au final de la série. Charlaine Harris avait prévue certaines choses qui me semblent plus crédibles maintenant que j’ai lu ce mini roman. L’histoire n’est ni trop courte ni trop longue. Elle raconte un mariage et les aventures qui tournent autour. Point. J’ai bien aimé. Cet épisode court était peut-être même plus intéressant que certains romans plus longs et plats de la série.

La vie à Bon Temps, par Victoria Koski : Le cas typique de remplissage. Nous avons ici une chronologie des évènements au jour le jour à travers les romans de la série jusqu’à l’épisode Mort de Peur (tome 11, donc). Pendant 166 pages, on nous raconte de manière très scolaire les évènements des différents romans. Au bout de quelques dizaines de pages, j’ai décroché. Je n’ai clairement pas vu l’intérêt de cette partie.
Il s’agit ni plus ni moins d’un synopsis (très) détaillé.
Si vous n’avez pas lu la série cela va tout vous spoiler et donc vous gâcher le plaisir.
Si vous avez lu la série ce n’est qu’une redite sans action de tout ce que vous avez déjà lu.
Inutile. Aucune valeur ajoutée.
Je suis rapidement passée à la partie suivante.

Sookie, nouvelles et autres récits, par Charlaine Harris : Charlaine Harris évoque la rédaction de plusieurs textes autours de l’univers de La communauté du Sud. C’est intéressant d’en savoir un peu plus, dommage qu’elle aborde essentiellement des textes introuvables en France.

Vampires, métamorphes et faé… Oh là là ! Sookie raconte, par Charlaine Harris : Le témoignage de Sookie sur sa découvertes des créatures surnaturelles.

L’arbre généalogique de Sookie : Une page pour récapituler la généalogie de Sookie. L’occasion de voir qu’elle n’est pas très développée mais le rappel est toujours bon à prendre.

Fan de Sookie Stackhouse ? Le quiz ! Testez vos connaissances, par Beverly Battilo et Victoria Koski : Des pages entières de questions suivies de pages entières de simples réponses. Dans la mesure où cet ouvrage arrive après la publication de 11 premiers tomes, il y a de la matière. Néanmoins, n’étant qu’une simple lectrice, j’ai passé toute cette partie qui n’avait pas un grand intérêt pour moi.

Saveurs de Bon Temps, une sélection de recettes de famille traditionnelles du sud des États-Unis : Environ 40 pages de recettes diverses et variées pour réaliser des plats typiques des régions du Sud. Intéressant, dommage que je ne sois pas cuisinière.

Dans les coulisses de True Blood, Alan Ball répond aux questions des fans : Une interview intéressante qui apporte un regard nouveau sur la réalisation de la série (dont je n’ai vu que l’épisode pilote). J’apprécie toujours écouter parler les créateurs, voir comment ils élaborent, pensent, font leurs choix. Cette interview, dont les questions sont posées par des fans, permets d’en savoir plus sur la réalisation et le travail autour d’une série télévisée. Voilà qui m’intéresse réellement.

Dy mystery au Chaos, les écrits de Charlaine Harris, par Beverly Battilo : Ce passage raconte d’une manière très orientée comment Charlaine Harris en est venue à l’écriture de La communauté du Sud, et les séries qui l’ont précédés. J’ai trouvé ce texte un peu naïf, empli de guimauve, et portant l’autrice à un niveau qu’il serait bon de relativiser. Non seulement je n’ai pas trouvé cette partie intéressante car elle n’est là que pour glorifier Charlaine Harris, mais je l’ai même trouvée inutile.

L’aventure de la mare aux canards, les fans de Charlaine Harris, par Beverly Battilo : Une fan de l’autrice raconte la naissance de la communauté de fans ainsi que la création du fan club autour de l’autrice. En tout honnêteté, cette partie m’a un peu mise mal à l’aise. Je n’ai jamais été fan d’une personne. Plusieurs centres d’intérêts me passionnent, mais jamais quelqu’un personnellement. Ici, une fan nous écrit à quel point elle est en admiration devant Charlaine Harris, et comment elle et d’autres gens ont créé un groupe pour « travailler » (ou « militer » plus exactement) pour Charlaine Harris. Même si l’ensemble est bienveillant et plein de bonnes attentions, je n’ai pu m’empêcher d’être mal à l’aise face à ce culte évident de la personnalité

Charlaine Harris répond aux questions de ses fans : Voilà un passage que j’ai apprécié, voilà ce que j’aime lire. Des questions sur la série, son élaboration, la manière de travailler de l’autrice… malheureusement ce passage m’a semblé bien trop court vu la taille totale de l’ouvrage. A peine 15 pages.

Le petit monde de Sookie Stackhouse, par Victoria Koski : Ni plus ni moins qu’un glossaire exhaustif de l’univers créé par Charlaine Harris. Là encore, ayant lu toute la série, j’ai passé cette partie, qui était également la dernière.

Finalement, cet épais ouvrage bonus est surtout dédié aux grands fans qui y trouveront l’occasion de prolonger un peu leur voyage dans l’univers de Sookie Stackhouse. En tant que simple lectrice qui a apprécié la série sans en être une fan absolue, je regrette le nombre de redites et le remplissage évident que sont de nombreuses parties. Malheureusement pour moi, les parties les plus intéressantes (mini roman, interviews…) sont aussi les plus courtes et j’ai dû sauter plus de la moitié du livre pour ne pas avoir l’impression de relire des pages et des pages d’encyclopédies sur un sujet que je connais déjà.
Un récit que je ne conseille qu’aux fans de la première heure ou à ceux qui voudront découvrir le mini roman du début, seul vrai intérêt de l’objet à mes yeux. L’ouvrage en lui-même n’apporte rien à l’histoire. Il n’est pas indispensable de le lire pour comprendre toute l’histoire de la série.

Pour qui : les plus grands fans de Sookie et sa créatrice.

Les + : un mini roman sympathique et intéressant qui nous plonge du côté de la famille de Sam et éclaire d’un angle nouveau le dénouement global de la série, des interviews intéressantes.

Les – : énormément de redites et de passages inintéressants, placés avant tout pour faire plaisirs aux fans de l’autrice.

Infos pratiques
Poche : 416 pages
Editeur : J’AI LU – LIBRIO (23 novembre 2012)
Collection : J’ai lu
Langue : Français
ISBN-10 : 2290057614
ISBN-13 : 978-2290057612

La croisade des Carpates, de Vanessa et Diana Callico

La croisade des Carpates, de Vanessa et Diana Callico (tome 1 de la trilogie Les sept portes de l’apocalypse, éditions Asgard)

Une jeune fille de notre époque se trouve parachutée dans le corps de la fiancée de Dracula. A ce qu’on dit, elle serait l’Élue.

Je me suis procurée ce titre il y a plusieurs années à l’occasion d’un destockage dans une librairire. Depuis, il était resté dans ma pile à lire et j’ai décidé de l’en tirer un peu par hasard, parce que je cherchais une lecture à la fois légère et rapide. J’ai donc pris l’ouvrage en regardant la couverture, le résumé, et en me disant que c’était écrit gros à l’intérieur. Tout devait donc bien se passer.
Or, c’est totalement l’inverse qui s’est produit.
Pour être tout à fait claire et honnête, mon sentiment se résume par cette simple phrase : je n’ai pas compris.
Tout d’abord, je n’ai pas compris l’histoire.
J’ai totalement survolé ce roman car je n’ai absolument rien compris. Je n’ai pas compris le cadre spatio-temporel : sommes nous dans le monde réel ? Un monde parallèle ? Que vient faire l’Atlantide tout à coup ? Et les monstres ? Les scènes s’enchaînent sans lien véritable au point que j’ai décroché très vite sans jamais parvenir à raccrocher les wagons. Quand je croyais comprendre, le récit m’échappait à nouveau.
Je n’ai pas compris ce qu’on voulait me raconter : la fin du monde ? la fin de l’humanité ? Une quête ? Une mission ? Je n’ai pas compris pourquoi les personnages agissaient comme ils le faisaient. Quel était le but de revenir dans le passé ? Quel est l’intérêt de trouver les cavaliers si c’est juste pour leur faire un coucou ? Pourquoi Dracula plus qu’un autre personnage historique ?
Que de mystères.
L’ensemble est porté par un style lourd, maladroit, les phrases font régulièrement entre 4 et 7 lignes (oui j’ai compté), ce qui est confusant à l’extrême. Chaque nom commun semble encadré d’adjectifs qualificatifs lourds et parfois mal choisis (certains mots sont employés d’une drôle de manière, comme par exemple le verbe « molester » qui revient très souvent. Non, on ne peut pas molester un regard). On dirait que nombre de termes sont employés simplement pour faire « savants », parce qu’ils sont compliqués et donnent l’impression que les autrices maîtrisent leur sujet. Personnellement, cela m’a fait l’effet inverse. J’ai eu l’impression que les autrices voulaient faire du style et du « cultivé » à la manière de grandes oeuvres classiques, mais le résultat est complètement raté. D’accord, elles ont voulu faire dans l’historique, mais on peut faire dans l’historique clair et agréable à lire. On enchaîne les scènes gores qui devraient nous écoeurer mais je les ai trouvées plutôt grotesques vu que je ne suis pas entrée dans l’histoire. Je suis restée à l’extérieur à voir qu’on me parlait d’entrailles, de vers, de monstres…. sans émotion.
Les personnages ne sont pas du tout attachants vu que le style reste froid et sans profondeur. Je n’ai pas aimé Eva que j’ai trouvé naïve, idiote et pas intéressante. Elle est censée être cultivée et n’agit que comme une petite fille. Elle se laisse marcher sur les pieds par un petit ami au comble de la caricature, avant de devenir une puissante guerrière. J’aurais pu adhérer si le personnage avait été développé et qu’on avait assisté à sa montée en puissance, mais ce n’est pas le cas. Je n’ai pas compris pourquoi elle déteste Vlad avant subitement de l’aimer de tout son coeur (l’effet mélodramatique n’est pas original et j’ai levé les yeux au ciel à la fin). Cette romance n’en est pas une. Une multitude de personnages portent plusieurs noms que l’on n’explique jamais vraiment, ce qui rend l’ensemble encore un peu plus confus. Je n’ai pas compris pourquoi on insiste au départ sur le fait qu’Eva est une étudiante ronde et mal dans sa peau, pour ensuite la faire renaître sous la forme d’un top model. Le récit n’aurait-il pas gagné à la faire revivre dans un corps du même genre et à lui faire apprendre à s’aimer, ou à se faire aimer d’un homme soi-disant sans coeur ?
Ensuite, je n’ai pas compris la mise en forme du texte. Y a-t-il eu un travail éditorial ? J’ai relevé plusieurs coquilles/mots en trop/mal utilisés. Certains tirets ne sont pas les bons, on a des morceaux de récit dans les dialogues et des dialogues si longs qu’ils ont parfois allure de récit. J’ai eu l’impression de lire un premier jet.
Enfin, je n’ai pas compris la stratégie marketing du livre. La couverture laisse présager une romance : ce n’en est pas une. Les personnages ne correspondent même pas physiquement à ce que nous décrit le livre.
J’adore le travail de Mathieu Coudray et il le sait, mais je pense qu’ici on lui a fait produire une couverture sans avoir lu le livre, c’est évident. Le pitch « Comment réagiriez-vous si, au lieu de mourir, vous vous trouviez projeté dans le corps d’une jeune aristocrate du XVème siège promise à Vlad Drakul ?  » est alléchant mais ce n’est pas ça l’histoire. Pas du tout, même.
On nous parle d’apocalypse. De 7 portes, puis de cavaliers (les cavaliers de l’apocalypse sont 4 et pour connaître un peu l’histoire je n’ai absolument pas retrouvé l’essence d’un seul d’entre eux dans ce texte), le tout dans une trilogie. Je suis perdue, d’autant plus que je n’ai pas compris où l’histoire voulait en venir.
Bref, pour moi ce récit est une énigme. Je ne comprends pas son édition. L’idée de base est intéressante mais il faudrait beaucoup retravailler l’ensemble pour lui donner toute sa puissance. Je n’ai pas abandonné cette lecture en dépit de ma forte envie parce qu’il faut toujours aller au bout. Certains textes sont construits sur une révélation finale qui vient donner du sens à tout le texte. Comme vous vous en doutez, ce n’est pas du tout le cas ici.
C’est donc pour moi une grosse déception. Je ne lirai pas la suite.
Malheureusement, la seule chose que je retiendrai de ce roman, c’est la difficulté que j’ai eu à en venir à bout.

A noter que depuis, la trilogie est réédité dans la maison d’édition Le Héron d’Argent, qui est une structure créée et gérée par Vanessa et Diana Callico.

Pour qui : les personnes qui ont envie de tenter l’aventure d’un récit historique en pleine Valachie.

Les + : un livre historique qui pourra malgré tout apprendre deux ou trois choses aux plus novices en la matière.

Les – : un style lourd et maladroit, confusant, des personnages peu attachants et une histoire qui ne semble pas avoir de but précis dans un cadre spatio-temporel mal défini.

Infos pratiques
Broché : 470 pages
Editeur : ASGARD EDITIONS (25 avril 2013)
Collection : Les Nuits d’Avril
Langue : Français
ISBN-10 : 2919140884
ISBN-13 : 978-2919140886

« Entrées précédentes